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GARD Un homme séquestré et frappé par sa famille se réfugie à la Gendarmerie pour raconter son calvaire

(Photo d'illustration/ObjectifGard)

Très amaigri, cet homme fragile psychologiquement est hospitalisé depuis dimanche.

Le dernier évènement en date sera celui de trop. Dimanche dernier, un homme a trouvé refuge à la caserne de gendarmerie de Pont-Saint-Esprit pour raconter son calvaire enduré depuis plusieurs années. La veille, il avait "volé" un bout de pain car il avait faim et son beau-frère serait venu le frapper... Des coups constatés par un médecin, mais aussi une vie sous l'emprise totale de sa soeur et de son beau-frère, c'est en tout cas ce qu'il a raconté avec ses mots et c'est également ce qui ressort du dossier d'enquête réalisé par les militaires de Pont-Saint-Esprit.

"Il explique que, le jour, il pouvait sortir de la maison, mais que, la nuit, il était enfermé dans un local rustique. Il n'avait qu'un repas par jour, indique lors d'un point presse le procureur de la république de Nîmes. Cet homme, il meurt de faim, il est hospitalisé depuis", poursuit le procureur. Une enquête pour "séquestration, violence, et réduction de servitude" suivie depuis le départ par la substitut Julia Salery. Le parquet de Nîmes a réclamé la détention provisoire de la soeur de la victime et de son beau-frère. Ce dernier, est un ancien routier originaire de Boulogne-sur-Mer dans le Nord, actuellement sans activité. "On n'arrive pas pour l'instant à déterminer depuis combien de temps cette situation dure. La victime fait état de coups réguliers. On a visé dans la procédure les trois dernières années". Le parquet souhaite que les deux mis en cause soient jugés en comparution immédiate mardi prochain.

Les deux suspects réfutent eux totalement les faits et passent ce jeudi soir devant un juge des libertés et de la détention pour savoir s'ils sont incarcérés ou s'ils bénéficient d'un contrôle judiciaire, dans tel cas, il seraient jugés dans quelques mois devant le tribunal correctionnel.

La vie de cet ancien ouvrier agricole, âgé de 55 ans, considéré comme fragile psychologiquement, se résumerait à un travail quotidien notamment couper du bois. Sa pension d'invalidité de près de 1 200 euros aurait été elle récupérée par sa soeur et son beau-frère qui en auraient profité pour s'offrir des vacances.

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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