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FAIT DU JOUR Les élections départementales pour les nuls (et les moins nuls aussi)

(Infographie : Adrien Feniche)
(Infographie : Adrien Feniche)

 

Vous venez d'apprendre qu'il y a une élection ce dimanche ? Vous ne savez pas pour qui voter ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul. Pour vous aider, Objectif Gard décrypte la situation politique des 23 cantons en seulement quelques lignes et en promettant d'être plus synthétique que les candidats !

Décalées à deux reprises par le Gouvernement, les élections départementales se tiendront en même temps que le scrutin régional. Dans le Gard, les Départementales se déroulent sur 23 cantons. Ces cantons peuvent regrouper plusieurs communes comme celui de Vauvert qui en compte dix. En revanche, la commune de Nîmes, plus peuplée, est découpée en quatre cantons. Enfin, les candidats se présentent en binôme homme-femme avec deux remplaçants.

À Nîmes

Nîmes 1 : Baston pour un bastion de la Droite

Au Nord-Ouest de Nîmes, le canton 1 regroupe les quartiers parmi les plus aisés : Vedelin, Castanet, ou le Carreau de Lanes. Depuis 1988 et la victoire de Jean-Paul Fournier, le territoire est détenu par la Droite et le Centre. Pourtant, cette fois, les alliés de toujours partent divisés... Le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, a envoyé deux de ses adjoints pour tenter de déloger le conseiller départemental sortant, Thierry Procida. Face à eux, leurs adversaires espèrent tirer partie de la situation. Trois binômes sont en lice : Marianne Bernède et Bruno Vasa pour la Gauche, Laenny Brito de Sousa et Georges Pigeonneau pour le Rassemblement national ainsi que Jacques Armando et Brigitte Guérenne pour Debout La France.  

Lire notre article détaillé : UN JOUR, UN CANTON La Droite et le Centre s’éclatent sur Nîmes 1

Nîmes 2 : Bastid-Couvreur, on remet ça ?

À l’Est de Nîmes, le canton 2 est lourd d’enjeux. Regroupant les quartiers du Chemin-Bas-d'Avignon et du Mas-de-Mingue, il a récemment fait la Une de l’actualité en raison de plusieurs règlements de comptes liés au trafic de drogue. En 2015, l’élu sortant communiste, Christian Bastid, a choisi Amal Couvreur comme binôme. Figure montante de la Gauche, Amal Couvreur est une cible pour la Droite et l’extrême-Droite. Une Droite représentée par le binôme Marc Taulelle et Carole Solana et un Rassemblement national incarné par Yoann Gillet et Laurence Gardet.

Lire notre article : Sur Nîmes 2, Amal Couvreur : tout le monde veut prendre sa place !

Nîmes 3 : Mano a mano entre Laurent Burgoa et Vincent Bouget

À Nîmes, le canton 3 se caractérise par la diversité de ses quartiers. On y retrouve les secteurs rupins de l’avenue Feuchères, des quais de la Fontaine, mais aussi les zones plus populaires de Gambetta ou de la Placette. Le théâtre idéal pour la bataille que se livrent le sénateur Les Républicains Laurent Burgoa et l'ex-candidat PCF aux Municipales, Vincent Bouget. Un scrutin incertain, renforcé par la présence d'autres candidats comme la patronne d'En marche Valérie Rouverand, le Mouvement écologistes libres avec Zakaria Moukite ou encore le Rassemblement national avec les retraités Abderzak Berkani et Sabine Adam. 

Lire aussi : Sur Nîmes 3, mano a mano entre Laurent Burgoa et Vincent Bouget

Nîmes 4 : les sortants Tibérino et Gardeur-Bancel en danger

Au Sud-Ouest de Nîmes, le canton 4 regroupe les quartiers populaires de Pissevin et Valdegour ainsi que les secteurs de Puech-du-Teil et de Saint-Césaire. Comme pour les quartiers Est, les règlements de comptes liés au trafic de drogues frappent le canton. Cette fois, la Gauche part en rangs serrés avec le binôme constitué de l’Insoumis, François Séguy, et de la socialiste Fatima El Hadi. Un ticket qui met en danger les élus Les Républicains sortants Richard Tibérino et Véronique Gardeur-Bancel. D'autant que la commerçante et ex-conseillère municipale Les Républicains, Nora Makran, vient perturber le scrutin. Quant au Rassemblement national, Dany Dos Santos Paiva et Florence Dumas espèrent faire la différence en surfant sur la question sécuritaire.

Lire aussi : Sur Nîmes 4, les sortants Tibérino et Gardeur-Bancel en danger

À Alès

Alès 1 : la Droite pousse, les sortants s'accrochent

Le canton d'Alès 1 est historiquement ancré à Gauche. Composé de seulement huit communes, mais peuplé d'environ 32 000 habitants, il s'étale de Saint-Christol-lez-Alès à Anduze. Élus sortants, le communiste Jean-Michel Suau et l'écologiste Geneviève Blanc se montrent sereins, renforcés par l'accord d'union de la Gauche. Face à eux, trois candidats tenteront de les déloger : l’élue d’Alès Léa Boyer et le maire de Saint-Christol-lez-Alès, Jean-Charles Bénézet pour la Droite ; l'élue municipale d'opposition à la ville d'Alès Aurélie Wagner et Christophe Clot pour le Rassemblement national. Enfin, Katharina Burki et Bernard Hoarau se présentent sous la bannière « Un nôtre monde ». Ils ne sont affiliés à aucun parti politique et sont référencés en liste divers par la préfecture.

Lire aussi : Alès 1 : la Droite pousse, les sortants s’accrochent

Alès 2 : La Gauche unie menace l’ascension de Philippe Ribot

Le canton d'Alès 2 regroupe le nord d’Alès avec 14 autres communes (Saint-Martin-de-Valgalgues, Salindres, Lussan, Les Plans...). Un territoire périurbain et rural où communistes et socialistes ont quelques forces. Sauf qu'aux dernières élections, leur désunion a offert la victoire à leurs adversaires de Droite : Valérie Meunier et Philippe Ribot. Une chance cultivée par l’ambitieux maire centriste de Saint-Privat-des-Vieux, devenu président de l’association des maires du Gard. Seulement, cette fois, la Gauche est unie et incarnée par le maire saint-martinois, Claude Cerpedes, et sa binôme PS, Christiane Thomas. Enfin, le Rassemblement national représenté par l'ancien candidat aux élections municipales d’Alès, Francis Bassier, fera entendre sa voix pour en avoir le plus possible. 

UN JOUR, UN CANTON Alès 2 : La Gauche unie menace l’ascension de Philippe Ribot

Alès 3 : Dix candidats pour deux fauteuils !

Plus qu'ailleurs, la bataille s'annonce féroce sur le canton d'Alès 3. Un territoire qui rassemble 14 communes, mêlant à la fois l'urbanité du centre-ville d'Alès, la péri-urbanité symbolisée par la commune de Saint-Hilaire-de-Brethmas et enfin la ruralité que sont les nombreux villages de moins de 500 habitants comme Saint-Césaire-de-Gauzignan. Le maire de cette localité, Frédéric Gras, est le conseiller départemental sortant. Le Républicain repart avec l'élu centriste d'Alès, Marie-Christine Peyric. Ces derniers auront fort à faire pour conserver leur canton. Quatre binômes dont celui de la Gauche unie convoite leur siège. En 2015, si la Gauche avait été rassemblée, elle l'aurait emporté. Mais la politique ne rime pas toujours avec arithmétique...

Lire aussi : UN JOUR, UN CANTON Sur Alès 3 : dix candidats pour deux fauteuils

Bagnols

Bagnols : le foisonnement de candidatures n’arrange pas Pissas et Nicolle

Le canton de Bagnols, c’est onze communes, avec à la fois la troisième ville du Gard et ses 18 000 habitants, et des petits villages ruraux comme Le Pin (450 habitants) ou Saint-Étienne-des-Sorts (550 habitants). Le canton de Bagnols est un bastion de la Gauche, qui le détient depuis plus d’un demi-siècle. C’est aussi le bastion d’un des hommes forts du Département, Alexandre Pissas, qui y est élu depuis 2008. Toutefois, il est de notoriété publique qu'il ne compte pas que des amis. C'est pourquoi cinq binômes se présentent face à lui dont le centriste Claude Roux et sa binôme Maria Seube, transfuge de l’équipe Pissas, soutenus par le maire de Bagnols. Un scrutin aussi compliqué que palpitant. 

Lire aussi : UN JOUR, UN CANTON À Bagnols, le foisonnement de candidatures n’arrange pas Pissas et Nicolle

Beaucaire

Beaucaire : Qui pour barrer la route du Rassemblement national ?

En 2015, la victoire du Rassemblement national sur le canton de Beaucaire était une nouvelle étape de l’implantation du parti de Marine Le Pen dans le Gard. Six ans plus tard, le sortant Jean-Pierre Fuster et sa nouvelle binôme, Élisabeth Mondet, pharmacienne à Beaucaire, veulent transformer l'essai. Une élection dès le premier tour ? C'est en tout cas ce que veulent empêcher leurs adversaires. L'ex-conseiller départemental du canton, Juan Martinez, espère prendre sa revanche en soutenant deux élus du territoire : Cathy Climent élue à Jonquières et Frédéric Étienne à Bellegarde. Rassemblée, la Gauche incarnée par le tandem Jean-François Milesi et Marie-France Labbe, espère profiter de la dynamique de l’union pour se hisser au second tour. Quant à la Droite, elle défendra ses couleurs avec l'élu d'opposition de la ville de Beaucaire, Christophe André et son homologue d'Aramon, Cécile Calamel.

Lire aussi : À Beaucaire, qui pourra barrer la route du Rassemblement national ?

Autour de Nîmes

Uzès : Denis Bouad favori, le RN challenger

Le canton d'Uzès est composé de 31 communes : beaucoup de villages comme Baron, Fontarèches ainsi que la ville centre, Uzès et ses 8 500 habitants. C'est Denis Bouad qui a fait tomber le canton dans l'escarcelle de la Gauche en 2004. Ex-président du Département, aujourd'hui sénateur, l'élu repart en campagne avec sa binôme EELV, Bérengère Noguier. Ils font face à trois adversaires. À Droite, on retrouve Jacques Caunan, adjoint uzétien à l'Environnement, et Frédérique Bonnefoy-Suavet, élue à Montaren. Ces candidats n'entendent pas laisser le rôle d'opposant au Rassemblement national, incarné par le binôme Patrice Adam - Mireille Ribanier. Enfin, En Marche a choisi d'entrer dans la danse avec l'élu d'opposition uzétien, Jérôme Maurin, et Nathalie Rayssiguier, opposante à Saint-Siffret. Un duo qui pourrait grignoter quelques points aux sortants...

Lire aussi : À Uzès, Denis Bouad endosse le costume de favori, le RN celui de challenger

Redessan : les sortants Dherbecourt-Blanc sur le pont pour garder le canton

Redessan, un canton rural composé de 21 communes sur lequel trône dignement le Pont-du-Gard, classé à l’Unesco. Car oui, ce territoire est principalement tourné vers le tourisme et l'agriculture. Élus sortants, la Droite et le Centre incarnés par Muriel Dherbecourt et Gérard Blanc font face à quatre binômes désireux de prendre leur place. Ici, leur principal adversaire est le Rassemblement national incarné par les candidats Pascale Bordes et Jean-Marie Launay. Les frontistes espérant surfer sur la croissance du parti de Marine Le Pen, se présentant à l'échelle nationale comme première opposante d'Emmanuel Macron. 

Lire aussi : À Redessan, les sortants Dherbecourt-Blanc sur le pont pour garder le canton

Marguerittes : Qui pour succéder à William Portal et Joëlle Murré ?

Le jeu est ouvert sur ce territoire ! Collé à Nîmes, le canton de Marguerittes regroupe sept communes. Ici, les élus sortants - dont William Portal qui achève sa vingtième année de mandat - ont choisi de ne pas se représenter. Quatre binômes se présentent pour les remplacer. On retrouve le maire de la ville éponyme et tombeur de William Portal aux Municipales, Rémi Nicolas. Ancien socialiste, ce dernier n'a pas souhaité conclure d'alliance avec la Gauche représentée par l'écologiste Delio Sanchez et la militante France insoumise, Julie Claverie. L'union de la Droite et du Centre est incarnée par le maire de Manduel, Jean-Jacques Granat et la deuxième adjointe de Bouillargues, Marie-Pierre Tronc. Enfin, le Rassemblement national est présente avec Viviane Tisseur et Stéphane Vidal. Il y a six ans, seules 373 petites voix séparaient les sortants Portal-Murré de l'extrême-Droite.

Calvisson : Maryse Giannaccini au défi de conserver le canton à Gauche

Élu depuis 26 ans, le sortant Christian Valette a choisi de ne pas se représenter. Sa binôme socialiste, élue en 2015, Maryse Giannaccini, repart pour faire gagner la Gauche avec le maire de Salinelles, Marc Larroque. Ils affrontent une Droite incarnée par le maire de Saint-Génies, François Durand-Coutelle, et Éline Liron, élue d'opposition de Saint-Dionisy (commune qui n'est pas sur le canton). Si la Droite modérée n'est pas présente dans trois cantons du Gard, il n'était pas question ici de laisser le costume d'opposant au Rassemblement national. Un parti représenté par et l'attachée parlementaire du député Meizonnet, Sherley Stobiac, et par Owen Godard, ex-candidat aux Municipales nîmoises. 

Lire aussi : À Calvisson, Maryse Giannaccini au défi de conserver le canton à Gauche

Dans le Gard Rhodanien

Roquemaure : Qui profitera du divorce de la Gauche ?

Tout à l’Est du Gard, le canton de Roquemaure est le canton du « en même temps » : rural, sa plus grosse commune, Laudun-l’Ardoise, compte 6 500 habitants. Et périurbain, à une dizaine de kilomètres de Bagnols et d’Avignon. Le binôme sortant de Gauche, Nathalie Nury et Philippe Pecout, a « divorcé » d’après le terme de la première. Chacun se présentant de son côté avec de nouveaux binômes et remplaçants. Une situation dont tentera de tirer partie le binôme Rassemblement national, Rudi Martin et Magali Guillot, ainsi que celui de la Droite et du Centre, Tavel Xavier Ternisien et Céline Alcalde.

Lire aussi : UN JOUR, UN CANTON À Roquemaure, un divorce à Gauche, la Droite et le RN en embuscade

Pont Saint-Esprit : Serre et Bergeri contestés à Gauche, le RN en embuscade

Le canton de Pont-Saint-Esprit, c’est pas moins de 24 communes du Nord-Est du Gard aux confins de l’Ardèche, de la Drôme et du Vaucluse. Les candidats de la majorité départementale sortante et maire de Saint-Marcel-de-Careiret, Carole Bergeri, et le maire de Saint-Paulet-de-Caisson, Christophe Serre, avancent avec un bilan. Ils font face à un binôme dissident : l’opposante spiripontaine, Catherine Chantry, et le maire de Goudargues, Fred Mahler, qui se revendique aussi de Gauche. Dans ce contexte, le Rassemblement national incarné notamment par la femme de Gilbert Collard, Anne-Marie Collard, mise gros.

Lire aussi : Pont-Saint-Esprit : Serre et Bergeri contestés à Gauche, le RN en embuscade

Villeneuve : la Droite dans un fauteuil ?

Le canton de Villeneuve est un terrain de jeu propice à la Droite. La coquette Villeneuve attire des CSP++, les Angles compte plus de 600 entreprises, et globalement le canton fait office de banlieue chic d’Avignon. Pour conserver ce bastion, la maire (LR) de Villeneuve, Pascale Bories, conseillère départementale sortante repart au combat. Le maire (LR) de Rochefort-du-Gard, Rémy Bachevalier, remplace son homologue des Angles, Jean-Louis Banino. Les candidats de la Gauche unie, Morgan Buisson et Geneviève Lepage, ont la lourde tâche de proposer une autre voie. En difficulté également : le Rassemblement national. Ici, le RN a du mal à faire recette... Si en 2015 il avait réussi à sortir en tête dans beaucoup de cantons, il était loin derrière la Droite à Villeneuve.

Lire aussi : UN JOUR, UN CANTON À Villeneuve, la Droite dans un fauteuil ?

Des Cévennes au Piémont

Rousson : la Gauche croise le fer avec l’extrême-Droite

C’est au nord d’Alès et à la frontière de l’Ardèche que l’on trouve le canton de Rousson. Un territorial rural avec quelques communes périurbaines qui s’étire du Martinet à Méjannes-le-Clap. Avec le canton du Vigan, Rousson est le théâtre d'un duel entre la Gauche et le Rassemblement national.  Conseiller départemental depuis 1992, le communiste Jacky Valy a décidé de passer la main. Pour le remplacer, le Parti communiste a désigné le maire de Rousson, Ghislain Chassary. Il fait équipe avec l’élue sortante, Cathy Chaulet. Face à eux, le Rassemblement national représenté par Michèle Lebastard et Denis Bouin. Comme sur le canton du Vigan, Bagnols ou Quissac, la Droite n’a pas réussi à trouver de candidats.

Lire aussi : À Rousson, la Gauche croise le fer avec l’extrême-Droite

La Grand'Combe : le communiste Patrick Malavieille toujours intouchable ?

Historiquement très à Gauche, le canton de La Grand-Combe se distingue par sa superficie (46 000 hectares) et son nombre important de communes (28). Élu au premier tour en 2015, Patrick Malavieille s'avance une nouvelle fois dans la peau du favori. Son binôme, Isabelle Fardoux-Jouve, n'a pas changé. Leur "prime aux sortants" est source d'inquiétude chez les adversaires. Pour tenter de les déloger, la Droite mise sur l'expérience de la ruralité de la maire de Corbès, Monique Crespon-Lherisson et Jacques Pépin, premier édile de Sainte-Cécile-d’Andorge. Quant au Rassemblement national, Marie-Ange Jardin et Jean-Michel Martin entendent surfer sur la dynamique nationale pour tenter de combler leur déficit de notoriété.

Lire aussi : UN JOUR, UN CANTON À La Grand-Combe, le binôme communiste toujours intouchable ?

Vigan : la Gauche et l’extrême-Droite en tête-à-tête

À l’Ouest du Gard, le Vigan est une sorte de "super canton". Ses 44 communes font de lui le plus vaste canton du Gard, s’étirant de Saint-André-de-Valborgne à Pompignan et de Lanuejols à Vissec. Un territoire ancré à Gauche sur lequel les élus socialistes sortants, Martin Delord et Hélène Meunier, partent favoris. Ils font face à un binôme investi par le Rassemblement national formé par Chantal Ostanel et Bernard Monrréal. Dans l’incapacité de trouver des candidats, la Droite ne participe pas au scrutin. « Malheureusement, les candidats habituels qui y allaient en ont eu marre de perdre… », a reconnu Le Républicain Richard Tibérino.

Lire aussi : UN JOUR, UN CANTON Au Vigan : la Gauche et l’extrême-Droite en tête-à-tête

Quissac : La présidente du Département contre vent et marrées

À l'Ouest du Gard, le canton de Quissac se classe dans la catégorie des "super cantons". Ce territoire rural compte 44 communes, entre montagne et plaine. C’est ici que sont élus la présidente PS du conseil départemental, Françoise Laurent-Perrigot, et son binôme, par ailleurs maire de Sauve, Olivier Gaillard. Une fois n'est pas coutume, la présidente ne bénéficie pas de l’accord d’union de la Gauche. La raison ? Les partis lui reprochent le choix de son binôme qui est député ex-La République en marche. Hors accord, deux candidats de l'Alternative à Gauche, Jacqueline Bouvot et Pierre Audibert, se présentent. Une situation qui met en appétit les candidats du Rassemblement national, Maxime Jegat et Isabelle Gouleret, désireux de profiter des divisions. 

Lire aussi : UN JOUR, UN CANTON Quissac : La présidente Françoise Laurent Perrigot, contre vent et marrées

 En Petite Camargue

Saint-Gilles : Eddy Valadier veut confirmer son élection

Élus en 2015, les élus de la Droite et du Centre, Eddy Valadier et sa binôme, Huguette Sartre, veulent garder leurs sièges. Réélu au première tour avec 70%, le maire du chef-lieu du canton part avec une dynamique favorable. Toutefois, le binôme du Rassemblement national, Christophe Lefèvre et Isabelle Durand-Martin, part avec le couteau entre les dents. À Gauche, les candidats Paul Gabriel et Nelly Cuares travaillent à la reconquête de ce canton. Enfin, petite surprise de ce casting : les candidats Bernard Poujol et Sophie Lajois, défenseurs d’une écologie libérale. 

Lire aussi : À Saint-Gilles, Eddy Valadier et Huguette Sartre face à trois binômes

Vauvert : la Gauche et le RN refont le match, la Droite en arbitre

Le canton de Vauvert réunit dix communes (Aigues-Vives, Aubord, Beauvoisin, Bernis, Codognan, Mus, Uchaud, Vauvert, Vergèze et Vestric-et-Candiac). Un territoire où la Gauche et l'extrême-Droite ont pris l'habitude de ferrailler. Tombeur en 2015 de l'élu PS sortant, Jean Denat, le frontiste Nicolas Meizonnet aborde le scrutin avec appétit. Il part avec une nouvelle binôme, Carole Calba-Schwartz, élue d'opposition à Vauvert. Désireux de prendre sa revanche, Jean Denat pousse son adjoint aux festivités, Bruno Pascal, et la maire de Vergèze, Pascal Fortunat-Deschamps. La Droite qui a eu le plus grand mal à se trouver des candidats, est présente avec deux Uchaudois : l'ancien raseteur Thomas Dumont et Houda Guétari. Cette dernière ayant remporté le scrutin en 2015 en tant que suppléante de Béatrice Pruvost, l'ancienne binôme... RN de Nicolas Meizonnet. Il faut suivre !

Lire aussi : À Vauvert, la Gauche et le RN refont le match, la Droite en arbitre

Aigues-Morte : cinq binômes pour un scrutin plus ouvert que jamais

Le canton d'Aigues-Mortes est peuplé de 35 000 habitants éparpillés dans sept communes : Le Grau-du-Roi, Aigues-Mortes, Saint-Laurent-d'Aigouze, Aimargues, Aubais, Le Cailar et Gallargues-le-Montueux. Ici, la Droite est moins forte qu'il y a six ans, l'élu sortant Léopold Rosso ayant décidé de prendre sa retraite politique. Pour le remplacer, sa binôme Caroline Breschit - qui a perdu les Municipales à Aimargues - a choisi de s'entourer de l'adjoint d'Aigues-Mortes, Arnaud Fourel. Le duo devra en découdre avec quatre listes. D'abord celle du Rassemblement national qui s'avance avec Yvette Flaugère et Anthony Leroy. Le maire du Grau-du-Roi, Robert Crauste, essaie lui-aussi de profiter de l'ouverture avec Laurence Barduca-Fauquet, adjointe aux Affaires sociales à Gallargues-le-Montueux. Enfin, la Gauche et Debout La France feront certainement office d'arbitre pour le scrutin qui s'annonce ici plus qu'incertain.

Lire aussi : À Aigues-Mortes, cinq binômes pour un scrutin plus ouvert que jamais

La rédaction

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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