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GARD Tué et brûlé dans la garrigue, une reconstitution criminelle ce jeudi soir

(Photo illustration Anthony Maurin).

Il y avait beaucoup de gendarmes ce jeudi soir autour du village de Pouzilhac où un juge d'instruction du pôle judiciaire de Nîmes a décidé d'organiser à partir de 17h une reconstitution criminelle suite à une exécution survenue en avril 2019.

Un promeneur avait découvert dans un chemin de terre, au milieu des vignes, à l'extérieur du village de Pouzilhac, le corps de la victime le 21 avril 2019.

Depuis un homme est mis en examen pour "assassinat". Il avait avoué le crime au moment de son arrestation et également d'avoir mis le feu au corps de la victime.

Au départ ,les gendarmes de la Section de Recherches de Nîmes n'avaient que très peu d'éléments, mais les enquêteurs chevronnés ont travaillé sur des techniques élaborées qui ont permis de relier l'enquête à ce suspect, s'adonnant à un trafic de stupéfiants à Bagnols-sur-Cèze. 

La victime et le mis en cause se connaissaient. Une dette liée aux stupéfiants est avancée comme l'élément déclencheur de cette exécution, bien que d'autres pistes soient à l'étude. Si le principal protagoniste a avoué sa participation, les raisons de ce passage à l'acte restent énigmatiques.

Sur place, ce jeudi soir vers 19h, on peut reconnaître les deux principaux protagonistes de cette affaire avec leurs avocats. Pour la partie civile, c'est la silhouette de la pénaliste nîmoise maître Aoudia qui est aperçue dans ce coin reculé de garrigue. Les gendarmes quadrillent le secteur mais l'on reconnaît dans la nuit noire qui a enveloppé la campagne, le vice procureur Arnaud Massip en grande discussion avec les experts de l'institut médico-légal du CHU de Nîmes, le docteur Mounir Benslima et le spécialiste des armes Alain Artuso.

Cette reconstitution va permettre aux enquêteurs de la Section de Recherches de Nîmes et au juge d'instruction de valider les propos du principal mis en cause ou au contraire les mettre en contradiction avec les constatations effectuées sur le terrain ou récolté durant les investigations.

Boris De la Cruz

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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