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FAIT DU JOUR Le premier centre socio-sportif de France bientôt à Pissevin-Valdegour ?

Florian Bailly, directeur de l'Ufolep 30, dans ses nouveaux locaux. (Photo Boris Boutet)
Un city stade devrait bientôt ouvrir dans les nouveaux locaux de l’Ufolep. (Photo Boris Boutet)

La fédération gardoise de l’Ufolep va ouvrir à Nîmes le premier centre socio-sportif de France dans ses nouveaux locaux de 1 000 m2 situés sur le quartier prioritaire de la ville de Pissevin-Valdegour. Cette association qui donne accès à plus de 60 activités différentes souhaite toucher un large public et notamment les personnes les plus éloignées de la pratique sportive. 

L’Ufolep 30 peaufine son nouvel outil. À l’étroit dans ses locaux de 100 m2 où elle n’avait aucune structure d’accueil, l’association a choisi d’investir pour innover : elle vient d’acquérir un centre de 1 000 m2 au cœur du parc Kennedy et souhaite y installer le premier centre socio-sportif de France. « On peut retrouver ce type de site en Espagne, explique son directeur, Florian Bailly. C’est un lieu multi-usage qui abritera tout le savoir-faire de l’Ufolep. S’installer à Pissevin-Valdegour quand on veut promouvoir le socio-sport et la mixité sociale, ça a du sens pour nous. » 

« Par l’activité physique, nous cherchons à porter des projets à forte utilité sociale et générateurs de transformations à l’échelle d’un individu, d’une communauté ou d’un territoire, poursuit-il. Toutes nos interventions ont un lien soit avec la santé, soit avec la citoyenneté. » Engagée auprès de publics en vulnérabilité sociale, l’Ufolep 30 intervient sur tous les contrats de Ville du département du Gard.

Une salle e-sport en projet

« Cela représente 75 % de notre activité, chiffre son directeur. Le reste, c’est du droit commun avec des partenariats passés avec des communautés de communes – comme Pays d’Uzès ou le Piémont Cévenol – mais aussi des résidences pour personnes âgées ou l’École de la 2e chance. » Accès à l’emploi, sport-santé, laïcité : pour ses ateliers socio-sportif, l’Ufolep sollicite régulièrement les collectivités pour la mise à disposition d’équipements.

Ce devrait être moins le cas désormais. Dans son futur centre, l’association voit les choses en grand. D’ici le début de l’année 2023, elle prévoit la construction d’un city-stade multifonctions, d’un espace sport et bien-être, de l’une des premières salles de e-sport du Gard et d’un mur interactif permettant de lier le sport à l’apprentissage scolaire. Autant d’outils qui doivent permettre à l’Ufolep 30 de « franchir un nouveau palier dans l’innovation socio-sportive ». 

Surtout, ces équipements seront utiles au quotidien pour le développement des activités de l’association et bien au-delà. Première fédération multisports de France, l’Ufolep proposera contre une adhésion à bas coût un accès libre à ses structures. « Notre philosophie, c’est le sport pour tous, avance Florian Bailly. Pour autant, nous ne croyons pas au tout gratuit. On demande aux usagers de prendre leur licence Ufolep et d’adhérer à nos valeurs. Encadrés par nos éducateurs, les licenciés pourront accéder au site du lundi au vendredi de 8 heures 30 à 17 heures, en dehors des créneaux que nous utilisons pour nos ateliers. On aimerait aussi développer un partenariat avec la CAF pour permettre des ouvertures sur le temps périscolaire : en soirée et le samedi. »

200 000 € à trouver pour finaliser le projet

Dans ce centre qui aura une capacité d’accueil d’une centaine de personnes, l’Ufolep 30 entend également déployer son offre de formation autour de l’éducation sportive et du secourisme. Une démarche inclusive avec la mise à disposition d’espaces de coworking pour les jeunes entrepreneurs en quête d’un siège administratif est également en projet. Enfin, l’association entend s’appuyer sur ses outils numériques en menant des actions socio-sportives autour de son mur interactif et en organisant des compétitions de e-sport.

La maquette de la future salle de e-sport. (photo : Ufolep 30)

Mais alors que l’Ufolep 30 a déjà emprunté 600 000 € pour acquérir des locaux jadis occupés par l’entreprise Florajet, près de 200 000 € de travaux sont encore nécessaires pour permettre à ces infrastructures de voir le jour. Pour les obtenir, Florian Bailly et son équipe travaillent sur plusieurs appels à projet. « Notre démarche est bien perçue par le Département, la Région et l’État, assure-t-il. Les échanges sont très productifs et nous sommes optimistes. En revanche, la ville de Nîmes n’a pour l’heure pas répondu à nos sollicitations. » Espérant que la situation se débloque rapidement, l’Ufolep envisage le lancement premier centre socio-sportif de France au début de l’année 2023.

Boris Boutet

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