Dimanche dernier, ils étaient plus d’un millier, place de la Calade, pour assister à la présentation de la liste Nîmes en commun. Aujourd’hui, l’équipe a décidé de jouer un autre jeu, de pratiquer d’une autre manière la politique, « d’être à hauteur d’habitant, à hauteur de quartiers, à hauteur de vie. »
Telle était la promesse et, dans la foulée, c’est à tous les habitants du quartier du Chemin-Bas-D’Avignon que la liste proposait une rencontre au centre social André-Malraux. Une rencontre consacrée aux solidarités et au lien social.
Celles et ceux qui sont déjà allés au stade ont déjà entendu résonner ces mots… « Nîmoises, Nîmois, voici votre équipe ! » Loin de jouer sur le pré, la liste Nîmes en commun prend du plaisir à retrouver des habitants qu’elle n’a jamais franchement quitté.
La liste est soutenue par le Parti communiste français, le Part socialiste, les Écologistes, le Parti radical de gauche, l’Après, Fort de plus d'un an et demi d'enquête auprès des Nîmois et de décennies à les défendre avec les élus d'opposition de Gauche au conseil municipal, les propositions sont nombreuses, selon Nîmes en commune, pour faire de Nîmes une ville qui compte, où chacun compte. Trois priorités : réunir la ville, rendre le pouvoir aux habitants et accompagner chaque jeune.
Vincent Bouget lance les débats. « Vue d'ailleurs, Nîmes est une ville magnifique. Le seul trajet de la gare aux Arènes séduit par ses monuments et le charme de son architecture. Mais Nîmes n'est pas qu'un centre-ville. Elle est aussi et surtout composée de la diversité de ses quartiers, de ses habitants et de leur quotidien. Il en est un, quotidien, particulièrement difficile. À Valdegour, comme à Pissevin, Chemin Bas, et Mas de Mingue, la vie est tout sauf simple. Les Nîmoises et les Nîmois qui y vivent ont été oubliés depuis trop longtemps et pourtant, ce sont eux qui ont le plus besoin de la puissance publique. Plus de la moitié a moins de 25 arts, un tiers des familles sont monoparentales, le taux de pauvreté y est près de 5 fois supérieur à la moyenne française et le chômage frôle les 50 %. Malgré cela, ou à cause de cela, les services publics ont déserté, le commerce y est abandonné, le tissu associatif est méprisé par la municipalité. »
Et Vincent Bouget de poursuivre, « C'est pour ces hommes et ces femmes que je me bats aujourd'hui. Parce qu'un Nîmois est égal à un Nîmois, quel que soit son lieu de vie, ses revenus et sa situation. Chacun a droit au rêve, à l'émancipation, à choisir son destin. Chacun a droit à la dignité et à la sécurité. »
Avec son équipe, et notamment Amal Couvreur, Christian Bastid, Soukaina Benjaafar, Pascale Seguin et Agnès Charaix-Py, il devrait travailler ardemment pour le pouvoir d'achat des familles, la sécurité de chacun chez eux et dans les rues, un logement décent et accessible. « Notre méthode est celle que nous menons depuis 18 mois : écouter les besoins, comprendre le quotidien et apporter des solutions concrètes pour tous. »
Pour Nîmes en commun, trop nombreux sont les Nîmoises et les Nîmois dont la fin du mois commence dès le 10. Cette angoisse quotidienne est une violence intolérable. La solidarité est une force quotidienne pour construire une ville qui protège, qui n'abandonne personne et qui rassemble.
Amal Couvreur, colistière et fervente partisane de l’humain et du social sait pourquoi elle s’est lancée dans cette campagne. « Nîmes m'a accueillie, nos quartiers m'ont épanouie. J'y ai vécu et travaillé, en tant qu'assistante sociale, et aujourd'hui, en tant qu'élue départementale et régionale. Si je me suis engagée dans l'aventure municipale auprès de Vincent Bouget, c'est pour les Nîmoises et les Nîmois qui vivent ici, dont le quotidien est fait de galères, de bons plans et surtout, surtout : d'une solidarité exceptionnelle. Je tiens à saluer la générosité des habitants, qui ont peu mais sont prêts à donner beaucoup. »
La conseillère au Département et à la Région a puisé une partie de ses forces ici. « Et je dis ici la force de l'engagement des associations qui œuvrent, chaque jour, pour apaiser les souffrances, allumer la curiosité et la joie dans les yeux des enfants, aider les mamans solos ou les familles en difficulté, pour aider leurs enfants à s'épanouir dans une cité où l'espoir n'est pas légion. Nous avons une ambition pour Nîmes : que notre ville traite à égal tous ses habitants. J'ai une ambition pour Valdegour, Pissevin, Chemin Bas et Mas de Mingue : que chaque habitant se sente considéré, écouté, en droit de vivre dignement et d'avoir un espoir dans notre ville. »
Amal Couvreur aurait pu abandonner mille fois, pourtant elle est là et s’engage encore plus. « C'est simple... Cela devrait être évident. Et pourtant, regardons la réalité en face : ces valeurs ont été abandonnées depuis trop longtemps dans notre ville. Aujourd'hui, Nîmes est fatiguée. Fatiguée des tensions permanentes, fatiguée des postures, fatiguée des discours qui montent les habitants les uns contre les autres au lieu de les rassembler. Quand on regarde l'état de notre ville, on voit des urgences partout. »
L’élue poursuit et veut en finir avec la peur. « Quelque chose de clair, de direct, et sans détour : arrêtez d'avoir peur. La peur est devenue une méthode politique. Certains cherchent à intimider, à dissuader, à faire comprendre que participer, venir à une réunion publique, poser des questions, serait dangereux ou mal vu. C'est grave. Et c'est inacceptable. L'engagement citoyen ne devrait jamais être menacé. La démocratie ne vit pas dans le silence. Elle vit dans la discussion, dans la confrontation des idées, dans la participation. Être là ce soir, ce n'est pas prendre parti. Être là ce soir, c'est exercer un droit. Et personne, absolument personne, n'a le droit de vous dire le contraire. »
Nîmes en commun, après une belle et longue tournée dans les quartiers, est sûr que les associations jouent un rôle majeur qui mérite le soutien de tous les acteurs publics, voire privés. Les candidats veulent créer un campus des solidarités pour réunir toutes les forces associatives, les collectivités, l'État et les partenaires privés, au service des Nîmoises et des Nîmois. Le but sera de faire de Nîmes un territoire exemplaire en matière de cohésion sociale, d'innovation associative et d'engagement citoyen.
Accompagner les jeunes vers l'emploi et la formation, notamment ceux victimes de discrimination, par le biais du réseau nîmois de réussite solidaire réunissant les des représentants des jeunes, des familles, des responsables d'associations, d'entreprises et les services municipaux.
Gratuité des transports pour les moins de 25 ans, en commençant par les scolaires. La mobilité est un droit et une source d'émancipation, chaque mois, pour une famille de trois enfants scolarisés à Nîmes, cette mesure représente une économie allant jusqu'à 270 euros.
Mutuelle municipale, négociée par la Ville auprès d'organisme d'assurance mutualiste, soit un gain de pouvoir d'achat pouvant aller jusqu'à 1 000 euros pour une famille.
Caisse locale de Sécurité sociale de l'alimentation, sur participation progressive en fonction des revenus, donnant droit à une somme mensuelle pour acheter des produits locaux et bio dans certains magasins nîmois.
Épiceries solidaires de quartier et ressourceries pour la valorisation et le réemploi, la redistribution ou la réparation.
Séjours vacances pour un millier d'enfants issus des familles les plus modestes, ce qui représente une aide aux familles de près de 300 euros par enfant.
Prévention et répression
Prévenir, c'est guérir, traiter, c'est soigner. C'est ici l’objectif de la liste, une police de proximité qui travaille étroitement avec les associations, les structures éducatives, les familles afin d'accompagner les jeunes dans leur émancipation, et sanctionner les dérapages.
Les plus modestes sont les premières victimes des incivilités, alors que la sécurité est un droit pour tous. Demain, médiation sociale et présence policière seront indissociables. Une Ville qui sécurise ses quartiers populaires agit pour l'ensemble de ses habitants.
Une police municipale de concertation, avec des effectifs renforcés, notamment pour renouer le lien de confiance entre une police de proximité et les habitants.
Plus de médiateurs dans les quartiers pour dénouer les tensions, en revalorisant leurs fonctions et par la création d'un centre de médiation urbaine.
Des postes de police mobiles afin de pouvoir implanter temporairement des équipes sur les lieux de tensions ou de grands évènements.
Création d'un commissariat de plein exercice dans le quartier de Pissevin, dans un travail partenarial avec les habitants et les associations.
Des effectifs de polices dédiées à la sécurisation des déplacements du jeudi au samedi soir, sur les plages nocturnes (23h/1h).
Tous mieux logés
« Le logement est la première condition de la dignité, et c'est un droit. Nul ne peut accepter que son voisin, parce qu'il traverse une mauvaise passe, ou parce qu'il n'a pas eu les mêmes chances au départ, subissent des conditions de vie indignes ou insalubres. Nous lutterons contre les spéculations, accompagnerons l'accession à la propriété et la rénovation de l'habitat privé, et répondrons fortement à l'urgence de construction de logements sociaux. »
Lutter ? Avec la création d'un organisme foncier solidaire, afin d'aider les plus modestes à accéder à la propriété, grâce à un mécanisme de prise en charge du terrain.
Agir et lutter contre le logement insalubre et les passoires thermiques, en renforçant les contrôles et en accompagnant les bailleurs dans la rénovation de leurs biens.
Investir dans la production de logements sociaux pour répondre aux besoins : 40 % des Nîmois peuvent prétendre à un logement social, or la ville n'en compte que 20 %. Enfin, imposer des contraintes renforcées sur les locations de courtes durées pour endiguer la propagation de cette spéculation immobilière et permettre aux Nîmois de se loger dans leur ville, est une autre idée du programme.
Pour se faire une idée sur le programme, c’est par ici