Publié il y a 1 h - Mise à jour le 04.02.2026 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 537 fois

NÎMES Décès d'un nourrisson d'un mois après des violences : les parents mis en examen

Une mère de famille demandait ce mercredi à sortir de détention provisoire. Elle est mise en examen notamment pour " violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

Un juge d'instruction devra faire la lumière sur les circonstances précises du décès d'un nourrisson d'un mois et les investigations ne font que débuter. Il n'empêche les parents du bébé sont mis en examen dans ce terrible dossier.

Dans les faits, une petite fille a été évacuée grièvement atteinte, en septembre dernier, aux urgences pédiatriques. Elle décèdera en octobre 2025 dans ce dossier criminel qualifié à ce stade de : "violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur un mineur de moins de quinze ans et par une personne ayant autorité, mais aussi pour non dénonciation de mauvais traitements, privations, agressions ou atteintes sexuelles sur un mineur de moins de quinze ans". Dans cette affaire, le papa et la maman du nourrisson décédé sont mis en examen et écroués. 

La mère de famille avait été placée sous contrôle judiciaire au début de l'enquête, mais elle ne l'a pas respecté et elle se retrouve donc incarcérée. Car le contrôle judiciaire ordonnait au couple de n'avoir aucun contact. Malgré cette contrainte judiciaire la mère de famille a rencontré son compagnon également mis en examen.  "Qu'est ce que vous n'avez pas compris dans ce contrôle judiciaire" demande à la mère de famille le président Christophe Teissier de la chambre de l'instruction de Nîmes. 

"C'est la seule famille qui me reste, je n'ai plus rien, plus personne. J'avais besoin d'avoir des réponses sur les actes qu'il a fait à notre fille", relate en pleurant la mise en cause en évoquant son ex compagnon et père de l'enfant décédé. 

"Elle a perdu pied, elle était seule et sans famille à proximité pour l'épauler dans cette épreuve", complète son conseil Maître Annélie Deschamps (voir photo). C'est difficile d'être dans une maison avec une chambre d'enfant vide. Il y a un risque de voir sombrer cette femme encore plus bas". Une mère de famille qui a d'ailleurs fait après le décès de sa fille un séjour en hôpital psychiatrique.

Des propos que ne partagent pas du tout l'avocat général qui s'oppose avec vigueur à un éventuel contrôle judiciaire.  "C'est une véritable manipulatrice car il y a des écoutes dans ce dossier où l'on entend le couple se mettre d'accord pour accuser l'autre petite fille, la petite soeur, car elle ne risque rien. Cette femme essaie uniquement de sauver sa peau judiciairement parlant", dénonce l'avocat général Sénéchal en souhaitant la poursuite de la détention provisoire de la mère de famille. 

La cour d'appel rendra sa décision demain jeudi... 

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