"Notre grand projet, c’est rendre la vie meilleure, plus agréable". C’est ainsi que Mickaël Thery, troisième candidat déclaré à Saint-Martin-de-Valgalgues présente le programme de la liste ‘Saint-Martin pour l’avenir'. Le conseiller municipal d’opposition dresse un constat critique des deux mandats de Claude Cerpédès, candidat à un troisième. "Déjà en termes de sécurité", mais aussi sur les dépenses publiques, l’entretien global de la commune et ses hameaux : "On fait du porte-à-porte et on y est super bien accueilli, les Saint-Martinois nous attendent", apprécie le candidat pour sa première campagne en tant que tête de liste.
Premier chantier pour l’élu divers droite : la sécurité. "Nos deux policiers municipaux et deux ASVP n’ont pas de moyens, ils ne peuvent pas tourner en binôme et font juste acte de présence. Ils ne peuvent qu’attendre la gendarmerie." La tête de liste compte alors embaucher deux agents supplémentaires et se dit "pour" l’armement des agents, après discussions en conseil : "C’est surtout dissuasif, comme la vidéoprotection, que nous voulons aussi renforcer de manière raisonnable. La mairie dit qu’il n’y a pas de problèmes mais alerte sur des cambriolages... Et c’est pareil pour ceux qui boivent de la bière en centre-ville, on ne leur dit rien, le message envoyé à la délinquance est une sorte d'impunité", regrette le quarantenaire.
"Le second mandat, c’est du n’importe quoi"
Critique de la gestion interne, de la "démocratie verticale" et des combats internationaux menés par la mairie actuelle (Palestine et Ukraine, arme nucléaire, prise illégale d'intérêts suspectée, …), le chef d’entreprise veut assainir les finances de la commune, en développement mais endettée, sans augmenter les impôts : "Je ne critique pas le premier mandat, mais le second, c’est du n’importe quoi. On envoie des subventions à SOS Méditerranée deux fois par an, le voyage de l’adjointe Jennifer Willens au Japon a coûté 4000 €, la facture d’apéritifs 2024 dépasse les 20.000 … Cet argent irait mieux aux Restos du Cœur ou pour climatiser les écoles, ce qui aurait dû être fait en même temps que l’isolation", fustige l'élu d'opposition.
Son colistier Franck Brimboeuf abonde : "Au-delà d'une couleur politique, ce sont surtout les valeurs et idées qui priment à l'échelle locale. Il y a déjà tellement à faire sur la commune et l'Agglo, on ne va pas mettre notre énergie sur autre chose, ce n'est pas notre rôle, ni celui des finances des Saint-Martinois."
Entretien des hameaux et dynamisme d'entreprise
En ce sens, le gérant du gîte 4 étoiles ‘L’Olivier – Gîtes Le Soulier en Cévennes’ et sa liste ne portent "pas de grand projet". Ils comptent "dynamiser" la commune, en particulier ses zones artisanales "abandonnées, sans visibilité, ni mise en avant ou concertation", et soutenir le Pôle Mécanique et ses entreprises, qui "font vivre des restaurants, le tourisme, et crée des emplois".
Au programme, on trouve déjà l’idée d’un travail sur la jeunesse, à travers l'ouverture du Roucan en août et une aide au financement du permis de conduire, ainsi que la création d'une navette pour rallier le centre-ville, voire Alès, depuis les hameaux. Ces derniers sont aujourd’hui "complètement oubliés" selon le candidat : "Au Soulier et à La Vabreille, il faut râler en mairie tous les six mois pour recevoir un agent. À Camont, un car n'a pas pu passer à cause des nouveaux travaux, alors que tout était supposément calculé. Il va donc surement falloir détruire quelque chose qui vient d’être construit et a coûté 2 millions..."
Une campagne musclée avec "intimidations"
Plus récemment, la liste d'opposition dresse une autre critique, sur le comportement de l'équipe en place : "On a commencé à recevoir des intimidations, des insultes de 'fachos' par le mari d’une adjointe en public. C'est inadmissible, d'autant plus que la troisième liste a aussi reçu des intimidations. Nous resterons exemplaires de notre côté, mais toute insulte ou menace fera désormais l'objet d'une plainte systématique."
Pour ce qui est de la suite, 'Saint-Martin pour l'avenir' va continuer la distribution de tracts et l'affichage public, avant de diffuser son programme complet "fin février-début mars" et organiser un meeting de campagne la semaine du premier tour.
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La liste
Après avoir été sur les listes de Nadia El Okki en 2014 et 2020, Mickaël Thery mène une équipe complète de 22 colistiers, la plupart "en activité et entre 45 et 55 ans, une tranche souvent oubliée".
Voici les premiers colisitiers connus :
- Mickaël Thery, 46 ans, chef d'entreprise et élu d'opposition
- Géneviève Lopez, 71 ans, cadre de santé à la retraite et élue d'opposition
- Franck Brimboeuf, 51 ans, pilot de projets industriels
- Sylvie Nouza, 61 ans, infirmière scolaire
- David Trento, 55 ans, artisan
- Saida jasikovic, 57 ans, gestionnaire RH
- Cédric Valverde, 50 ans, ouvrier de fabrication
- Nasser Khenchouch, chef d'entreprise
- Sylvette Pedarros, 67 ans, agent administratif à la retraite
- Marc Fabre, 67 ans, directeur de la policer municipale à la retraite
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Steven Bibal, 35 ans, pompier volontaire et responsable de sécurité incendie