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LE 7H50 de Franck Maurice, entraîneur de l’USAM : « Je serai à fond jusqu’à la fin de la saison »

À Dunkerque, les Nîmois vont se recroiser la route de leur ancien coach Franck Maurice (Photo USAM)

Après huit ans à l’USAM, Franck Maurice quittera le club en fin de saison (Photo USAM)

Ce soir à 20h, l’USAM Nîmes Gard reçoit Nancy pour la 19e journée de championnat. Si les Nîmois brillent sur la scène européenne, ils accusent du retard sur le Top 5 en championnat. Une saison perturbée par de nombreuses blessures pour le coach Franck Maurice. Ce dernier se confie sur ses derniers mois dans le Gard, après huit ans à la tête de l’équipe première, avant de rejoindre Dunkerque la saison prochaine. 

Objectif Gard : Avez-vous le sentiment d’avoir réalisé quelque chose de grand en finissant premier de phase de poule en Coupe d’Europe ?

Franck Maurice : Oui c’est bien ce que l’on a fait, conforme à ce que l’on s’était dit quand on a vu le tirage de la poule. On devait sortir en étant le plus haut possible pour avoir un huitième de finale plus abordable. C’est bien d’avoir rempli les objectifs que nous nous étions fixés. C’est une compétition d’un très grand niveau. Avec les déboires que l’on connaît cette année, y figurer en étant premier de la poule c’est vraiment très satisfaisant.

L’autre objectif c’est de terminer dans le Top 5 en championnat pour se qualifier à nouveau en Europe. Huitième, l’USAM à trois points de retard. La mission s’annonce difficile…

On va tout faire pour ! Sur les deux derniers matches de championnat, on a affronté le premier et le troisième. Cela va bien arriver aux autres à un moment donné et nous de notre côté, il faudra que l’on marque des points pour revenir à hauteur. Les confrontations directes seront cruciales. On a un match très important ce soir contre Nancy. On n’a plus le choix. Le championnat est une course de fond, mais on est obligé de lancer le sprint de loin parce qu’on a laissé quelques points en route à cause des blessés, des fins de matchs mal gérées ou de circonstances défavorables. Mathématiquement, il manque des points donc il va falloir aller les rechercher.

Justement, comment peut-on expliquer ces nombreuses blessures depuis le début de saison, notamment celle d’Hesham, un des meilleurs joueurs de l’équipe ?

Si on avait un facteur précis, on aurait agi dessus et on aurait résolu le problème. Il n’y a pas un truc en particulier. Il y a eu l’enchaînement des deux matches à Dunkerque (en octobre) qui a été vraiment impactant physiquement. Derrière on a perdu nos deux demi-centres O’brian Nyateu et Quentin Minel. Il a fallu que l’on tire plus sur Ahmed Hesham et Jean-Jacques Acquevillo. Il faut ajouter des déplacements périlleux avec beaucoup de fatigue. On pète Ahmed Hesham après notre déplacement le plus compliqué à Pelister (Macédoine). De la fatigue s’est accumulée avec le temps de jeu qui augmentait pour certains. Il y a aussi le Parnasse, un outil impactant pour les joueurs à s’entraîner au quotidien avec un revêtement un peu dur. C’est une accumulation de choses, mais malgré tout on existe quand même.

« C’est surtout le livre en entier que je vais regarder »

Cela entraîne-t-il de la frustration de ne pas pouvoir disposer de toutes ses forces vives ?

Ce n’est pas de la frustration car ça fait partie du boulot. Quand on prépare les matches, on travaille avec les forces que l’on a. C’est aussi « un bon moment » pour le staff de se poser ce genre de questions, on est tenu d’être imaginatif et inventif. On ne peut pas s’endormir en se disant : on va faire commencer tout le temps la même équipe, ce n’est pas possible.

Après quasiment huit ans à la tête de l’équipe, vous allez quitter Nîmes en fin de saison pour Dunkerque. Comment avez-vous envie de finir ?

Je fais comme si j’allais être encore là. Je serai à fond jusqu’à la fin de la saison. Je n’ai aucun état d’âme sur après, pour l’instant je suis dans le pendant.

Avez-vous imaginé une belle fin ? Comme officialiser une qualification européenne à la dernière journée…

Ça pourrait être une belle histoire ! Mais on va essayer de la rendre normale. Normale depuis quelques saisons, cela signifie être très haut placé pour l’USAM et c’est ça ma plus grande satisfaction. Plutôt qu’une belle fin, c’est surtout le livre en entier que je vais regarder.

Propos recueillis par Corentin Corger

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