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ON A TESTÉ POUR VOUS… Le train à vapeur des Cévennes, voyage vintage

Le train à vapeur emprunte de nombreux viaducs (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le train est emmené par une locomotive Krupp de 1937 (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Chaque samedi matin, Objectif Gard vous embarque aux quatre coins du Gard pour découvrir des activités emblématiques ou au contraire méconnues. Mais toujours originales et authentiques. Cette semaine, direction les Cévennes pour un voyage dans le temps avec le train à vapeur qui relie Anduze à Saint-Jean-du-Gard. 

C’est une histoire séculaire, étroitement liée à celle de ce territoire aussi beau qu’il fut industriel, notamment avec les soieries. Celle d’une ligne ferroviaire de quatorze kilomètres, achevée en 1909, pour laquelle on bâtit à l’époque pas moins de sept viaducs sur les Gardon et un pont métallique, et creusé quatre tunnels. Une ligne qui ne servira pas si longtemps, puisque la SNCF arrête le transport de voyageurs entre Anduze et Saint-Jean-du-Gard en 1940, puis le fret au début des années 1970. 

Alors la ligne est abandonnée, et risque même d’être démantelée. Sauf qu’une association de passionnés originaires d’Alsace, la CITEV, lance un projet de train touristique il y a quarante ans. Le public répond présent, la ligne est sauvée. Devenue depuis une société, CITEV exploite toujours aujourd’hui le train à vapeur des Cévennes.

À bord du train à vapeur (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Voilà pour le rapide historique des lieux. Nous arrivons à la gare d’Anduze lorsque la locomotive, une Krupp de 1937, est en train d’être remplie d’eau. Cette grand-mère consomme pas mal : 100 litres au kilomètre ! « Le plein est de 3 000 litres, sur une journée on va consommer 10 à 15 000 litres et une tonne et demie de charbon », avance Cyril, le contrôleur. À cela il faut ajouter 20 litres d’huile pour l’indispensable graissage. La locomotive n’est pas la seule à consommer beaucoup d’eau : le chauffeur en boit quatre à cinq litres par jour, indispensables compte tenu de la chaleur à l’intérieur de la locomotive, à savoir un bon 50°C. 

Dehors ce jour-là, on frôle déjà les 40. Nous décidons donc de prendre place dans un wagon ouvert, debout, histoire de profiter d’un peu d’air, et à l’arrière, pour avoir une vue complète du train dans les virages et sur les viaducs. Le train démarre, et les quelque 300 personnes qu’il embarque, avec. Le parcours commence par un long et étroit tunnel vite empli de fumées de charbon. À même pas 30 kilomètres par heure, on ne risque rien !

La vue à bord du train à vapeur des Cévennes (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Un panorama à couper le souffle

À la sortie du tunnel, le train passe sur le pont métallique sur le Gardon d’Anduze, offrant une première vue à couper le souffle. Pas la dernière… Après deux viaducs plus courts, nous nous arrêtons à la Bambouseraie. Le train à vapeur étant une manière originale de s’y rendre, certains descendent, d’autres montent. Puis le train passe par le viaduc de Mescladou, de Corbès et de la plaine de Thoiras Lasalle. La vue y est dégagée sur la rivière et les baigneurs qui saluent notre passage.

La vue à bord du train à vapeur des Cévennes (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

À bord, de nombreuses familles dont certaines venant de loin : on entend de l’Allemand derrière nous. En ce jour de grand beau temps, le panorama est exceptionnel, et très vite on oublie le bruit de roulage, lui aussi d’époque. Après une grosse demi-heure, nous voilà rendus à Saint-Jean-du-Gard. Les vingt minutes d’arrêt ne sont pas de trop pour se rafraîchir avec une glace ou une boisson, et pour acheter des souvenirs dans la boutique.

La vue à bord du train à vapeur des Cévennes (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le voyage retour est tout aussi spectaculaire, et à l’arrivée à Anduze, nous prenons le temps de nous débarbouiller : le charbon a laissé quelques traces sur les visages. Pour y échapper, mieux vaut prendre place dans les wagons fermés, même si elles font aussi partie de l’histoire…

La vue à bord du train à vapeur des Cévennes (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le train à vapeur des Cévennes coûte 17 euros pour un aller/retour adultes, 11,50 euros pour les enfants de 4 à 12 anse 3 euros par chien ou par vélo. Des forfaits famille sont disponibles. En période de haute saison, quatre départs sont programmés chaque jour, trois départs à compter du 26 août. Notez qu’un escape game est proposé tous les jeudis soirs de l’été. Informations et billetterie ici. 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

34 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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