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Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 19.12.2021 - corentin-migoule - 3 min  - vu 1190 fois

ALÈS FIGHT NIGHT Carton plein pour les Alésiens, les Français font une razzia

Ben Feddal (à gauche), et son fils Amine, champion du monde pour la 3e fois. (Photo AF/ DR)

Alléchante sur le papier, la soirée Alès Fight Night organisée par Ben Feddal au parc des expositions de Méjannes-les-Alès ce samedi soir a tenu toutes ses promesses. Dans une salle comble, l'Alésien Amine Feddal est devenu champion du monde pour la troisième fois, tandis que Sofian Hadj-Brahim a remporté avec la manière son combat de savate pro. 

Le souvenir d’un match France-Ukraine, des jeux de lumière, de la pyrotechnie, du son, une salle chauffée à blanc, du talent, de l'émotion, de la sueur, du sang, du respect aussi. La soirée Alès Fight Night organisée ce samedi soir au parc des expositions de Méjannes-les-Alès par Ben Feddal était un concentré de tout cela.

Alléchant sur le papier au vu de la richesse du plateau, ce grand rendez-vous de la boxe française, qui réunissait le gratin mondial de la discipline, a tenu toutes ses promesses. D'emblée, les quatre tireurs alignés sur le tournoi de savate pro en ouverture de l'événement ont donné le ton d'une soirée marquée par la hargne et l'engagement de tous les combattants.

Après quoi, la jeune marseillaise Marine Nicol, championne de France 2020, décrochait le premier des cinq titres mondiaux des Français au terme d'un combat de haut vol face à l'Ukrainienne Anastasia Konovalchuk, dont elle est sortie gagnante sur une décision majoritaire des juges.

Amine Feddal envoie un coup de pied bas à son adversaire. (Photo Corentin Migoule)

Que ça a été dur pour l'infatigable Damien Fabregas, opposé à un solide ukrainien pour la ceinture mondiale. Mal embarqué dès la première reprise et saignant abondamment après un direct reçu sur l'arête du nez, le puncheur de Millas s'est transcendé pour disposer du rugueux Radinov Mykyta, à l'unanimité des juges.

Largement de quoi chauffer les 1 500 spectateurs du parc des expos qui, après l'entracte, accueillaient avec ferveur la star de la soirée, l'Alésien Amine Feddal. Tandis qu'il disait avoir "hâte que ça se termine" en raison de la fatigue et du stress générés par l'organisation de l'événement, le double champion du monde avait toute la confiance de son papa avant le combat. "Je suis sûr qu'il va gagner", confiait Ben Feddal.

L'Alésien Amine Feddal enchaîne ses fouettés. (Photo Corentin Migoule)

La première reprise du combat l'opposant au gaucher ukrainien Bratchikov Oleksandr s'est apparentée à un round d'observation. À l'issue de la seconde, bien malin celui qui pouvait donner le nom du gagnant. Mais pas à pas, Amine Feddal tissait sa future victoire, usant son adversaire à grand renfort de coups de pieds tantôt fouettés, tantôt chassés.

S'il s'est sans doute fait peur sur une glissade l'envoyant au tapis, le tireur longiligne (1m88, 70kg) s'est offert le luxe de l'emporter avant même la fin de la quatrième reprise. Éreinté, sonné par une pluie de coups, son adversaire rendait les armes et Amine Feddal était déclaré vainqueur par arrêt de l'arbitre.

Un troisième titre mondial, peut-être le dernier dans la discipline alors qu'il vient d'avoir 30 ans, qu'il ne tarderait pas à célébrer en tombant dans les bras de son papa. "Ce soir le vrai boss c'est lui !", hurlait-il dans le micro en désignant son paternel, trop conscient de l'énergie qu'il a déployée pour réunir les milliers d'euros nécessaires à l'organisation de ce grand gala. Émotion maximale !

Sofian Hadj-Brahim peut sourire. C'est avec brio qu'il remporte son combat dès le premier round. (Photo Corentin Migoule)

Déjà comblé, le public allait encore en avoir pour son argent. Un deuxième alésien entrait dans l'arène, en la personne de Sofian Hadj-Brahim. Déterminé à faire mal à chacune de ses attaques, le boxeur du Punch insertion cévenol n'a fait qu'une bouchée de son adversaire, l'agressant dès les premières secondes du combat. Avant la fin de la première reprise, l'arbitre déclarait Victor Bas hors-combat, après qu'un violent fouetté du cévenol l'a sérieusement amoché au niveau de l'arcade sourcilière.

Le champion du monde junior Alexis Nicolas, surnommé Barboza par ses fans venus en nombre le soutenir bruyamment, se devait alors de finir le travail. Chose faite au terme de cinq reprises d'une rare intensité au cours desquelles le Parisien n'a laissé aucune chance à son adversaire, Anton Chernikov, brisé, groggy, et arrêté par l'arbitre.

Ainsi s'achevait un show de plus de quatre heures, le match annoncé entre la France et l'Ukraine tournant au calvaire pour les hommes de l'est. Un pari plus que réussi par Ben Feddal qui n'a pas ménagé sa peine pour livrer sur un plateau à 1 500 spectateurs conquis ce qui se fait de mieux dans le monde en boxe française. Chapeau bas à tous ces sportifs !

Corentin Migoule

Fair-play au rendez-vous tout au long de la soirée. Ici, Sofian Hadj-Brahim porte en triomphe son adversaire. (Photo Corentin Migoule)

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