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Publié il y a 7 ans - Mise à jour le 10.02.2015 - eloise-levesque - 2 min  - vu 109 fois

ALÈS Le budget en débat au conseil municipal

Christophe Rivenq, directeur général des services, et Max Roustan, maire d'Alès. EL/OG

Hier soir, le premier conseil municipal de l'année a été marqué par le débat d'orientation budgétaire. D'ici la fin du mandat, la mairie d'Alès sera amputée de 15 millions d'euros de dotations de l'Etat, dans le cadre de la baisse générale votée par le gouvernement en décembre dernier.

Une fois n'est pas coutume, Max Roustan, maire d'Alès, a entamé le débat d'orientation budgétaire par un argumentaire de plusieurs pages qu'il découvrait en même temps que le public. "1 million d'euros sera ponctionné en 2015, 1,8 en 2016 et 2,8 en 2017. Au total, il faudra compenser 15 millions d'euros d'ici 2020, sur 70 millions de budget par an", a-t-il expliqué. "Vous vous peinez des conséquences de la politique d'austérité mais ça s'arrête là. Positionnez-vous en venant manifester avec nous !", a appelé avec humour Jean-Michel Suau, conseiller municipal Front de Gauche.

Après avoir largement augmenté les impôts à son arrivée à la mairie, Max Roustan insiste aujourd'hui sur sa volonté de les préserver. Rappelant que le taux de fiscalité sur le revenu des ménages n'a augmenté que de 0,45% par an depuis 2005.

Du choix des priorités

900 000 € seront donc prélevés ça et là sur l'ensemble du budget. Mais la gauche et la droite restent divisées sur l'ordre des priorités. "Vous stabilisez les charges de personnel -qui représentent 53% du budget - c'est nécessaire. En revanche, je pense que la rénovation des écoles a plus d'importance que le développement de la vidéo surveillance", pense Ghislaine Soulet, conseillère Front de gauche. Et d'ajouter : "Les partenariats public-privés, ils coûtent cher à la ville. Le loyer annuel exorbitant demandé par Vinci va doubler le coût du parking des martyrs de la Résistance".

Remontée contre la politique d'austérité, l'extrême gauche a également demandé à Max Roustan d'augmenter les budgets alloués au CCAS et à la politique de la ville, afin de soutenir les personnes en difficulté dont le nombre ne cesse d'augmenter. "L'austérité n'est pas une solution efficace", a martelé Fabien Gabillon, conseiller de l'opposition. "On a des chantiers d'insertion, des jardins familiaux, une épicerie solidaire. On est attentif au vivre ensemble. Il est vrai que le CCAS joue un rôle primordial. Il reçoit 7 millions d'€ de la ville chaque année. Ce n'est jamais suffisant, c'est vrai, mais on ne peut pas aller au-delà", a déploré Max Roustan.

Eloïse Levesque

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