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Publié il y a 2 mois - Mise à jour le 25.09.2022 - abdel-samari - 9 min  - vu 2725 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

L'horloge tourne. Grosse opération de communication pour la présidente du département du Gard cette semaine. Elle a donné des interviews dans la presse locale, dont Objectif Gard, pour fixer le cap des prochaines années. En réalité, rien de nouveau sous le soleil, et c'est peut-être la principale déception. Depuis sa prise de fonction il y a bientôt deux ans - d'abord pour assurer l'intérim de Denis Bouad parti au Sénat, puis après la victoire de l'union de la Gauche aux Départementales -, Françoise Laurent-Perrigot semble se fondre dans le décor doré du 5e étage du Conseil départemental sans prendre la mesure et l'immense attente de la population vis-à-vis d'une collectivité capable de se poser en rempart des plus faibles. Et ce ne sont pas les futures maisons départementales disséminées ici et là, le Conseil départemental des jeunes ou encore le projet de réhabilitation de Méjannes-le-Clap en vue des Jeux Olympiques de Paris 2024 qui donneront de l'espoir. Même si l'on peut reconnaître que ces projets sont loin d'être inintéressants. Pourtant, après une décennie de disette, les économies réalisées par la mandature précédente auraient dû permettre plus d'audaces, plus de risques, plus de volontés. Pour le moment, ce sont les sempiternelles réflexions sur les compétences du Département qui sont proposées, ou alors quelques rallonges budgétaires distribuées à ceux qui font le plus de bruit. Mais où va le Département au juste ? Quel est son ambition pour la culture, la jeunesse, l'autonomie des plus fragiles, les séniors, le handicap, le vivre-ensemble ? Après avoir potassé et remué dans tous les sens les enjeux depuis des mois, quand seront fixées les priorités ? Et quand tout cela sera-t-il mis en action ? Bien que la méthode impulsée par le nouvel exécutif offre toute leur place aux vice-présidents, on peut légitimement s'interroger sur le rôle restant à la présidente ? Signer des parapheurs ? Engager des décisions prises par d'autres ? Déléguer c'est bien, agir c'est encore mieux ! Alors que le Gard est dans une situation de pauvreté extrême, que la crise économique est visible chaque jour, que la population se détourne des urnes ou fait le choix des extrêmes pour exprimer son désarroi, voire sa colère, il n'est plus l'heure de gérer les affaires courantes ou de mettre en réserve 40 millions d'euros pour de prétendus temps incertains. Il est nécessaire, vital même, d'engager tout de suite une révolution, de retrouver du sens à l'action publique et de donner envie aux gens d'y croire encore un peu... Ceux qui pensent que le temps s'est arrêté jusqu'en 2028 se trompent. L'horloge tourne, elle a déjà fourni quatre députés Rassemblement national dans le Gard. D'ailleurs personne ne peut dire aujourd'hui qui sera élu en 2028 dans le fauteuil de président du Département. Le cauchemar est presque prévisible. Il faudrait peut-être se réveiller...

Vous avez dit corruption ? Depuis plusieurs mois, selon nos informations, l’Agence française anticorruption (AFA) contrôle les activités au sein de la ville de Nîmes. Service à compétence nationale créé par la loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, elle vise, sous l’autorité du ministre de la Justice et du ministre en charge du Budget, à prévenir et à détecter les faits de corruption, de trafic d’influence, de prise illégale d’intérêt, de détournement de fonds publics et de favoritisme. L’Agence française anticorruption dispose d’un seul pouvoir administratif de contrôle. Ceci étant, sa présence au sein de l’administration de la ville de Nîmes crée tous les fantasmes. Renseignement pris, à la mairie, on est confiant. Les recommandations de cette agence de l’État sont loin de créer du remous. Et le directeur général des services, Christophe Madalle, mettrait la dernière touche aux réponses apportées aux magistrats...

Et les éleveurs ? Les prochains jours seront déterminants quant au devenir de l’abattoir d’Alès. Alors que Max Roustan, le maire d’Alès, a pris son bâton de pèlerin pour boucler le budget supplémentaire nécessaire afin de pérenniser l’activité, les langues se délient. Certains élus du département s’étonnent du peu d’implication de la présidente de la Chambre d’agriculture du Gard, Magali Saumade. Jusqu’à ironiser sur les parts qu’elle posséderait à l’abattoir de Tarascon… Les mêmes souhaiteraient une participation financière des principaux intéressés : les éleveurs ! D'autant qu'ils seraient au moins 450 à vouloir l’utiliser. Et si on leur réclamait la somme de 3 000 euros par professionnel ? En facilitant le versement sur deux exercices, cela rapporterait la rondelette somme de 1,4 millions d’euros. Ce n’est pas Roustan qui dirait non !

Le trambus Tombereau, la goutte d'eau ? La semaine dernière, on évoquait ici même le projet de l'agglomération de Nîmes concernant l'habillage des quatre lignes "T" du TCSP (relire ici). Jusque-là, les trambus étaient aux couleurs chatoyantes et lumineuses du peintre nîmois Michel Tombereau. Mais Nîmes métropole (plus particulièrement son président Franck Proust) se posait la question d'un nouveau visage à l'occasion du lancement du réseau en ce mois de septembre. Encore avec un coup de retard, l'un de nos confrères en mal d'informations pour remplir ses pages sur la coulisse politique, a trouvé le moyen de commenter notre indiscrétion en la qualifiant de "rumeur." Un mot formidable pour évoquer l'information qu'il avait manqué, sans prendre le soin de citer le journal qui l'a sortie. Mais une fois de plus, il a tout faux. Non ce n'était pas une rumeur. La réalité, cher confrère, c'est que l'information rendue publique par Objectif Gard a mis dans l'inconfort la collectivité qui a préféré faire machine arrière. Surtout qu'entre temps, elle a appris que le délégataire Transdev Nîmes avait entrepris la mise aux couleurs des peintures de Michel Tombereau sur tous les autres engins. Une bonne nouvelle au final et c'est le plus important. Au moins, on reconnait la valeur inestimable du travail de Michel Tombereau. Difficile d'en dire autant pour certains qui ne manqueront toutefois pas de rappeler que le "journalisme est une grande famille" au prochain pot du club de la presse...

La vanité de Montpellier ? Alors qu’Edeis Aéroport, gestionnaire de l’aéroport de Nîmes, a proposé tout de suite son aide après l’accident d’avion survenu dans la nuit de vendredi et samedi à l’aéroport de Montpellier, les passagers ont finalement été transférés du côté de Marseille ou de Toulouse ! Certainement une aberration pour ces voyageurs d'un vol commercial contraints de passer devant l’aéroport nîmois sans pouvoir s’y arrêter… Une décision incompréhensible sauf à penser que la direction de l’aéroport de Montpellier se refuse à s’abaisser devant ses voisins Nîmois ? Un entêtement injustifié ? Surtout que la situation est bien différente pour l’aviation d’affaire. Dans ce cas-là, ce sont les clients eux-mêmes qui choisissent le point de départ ou d’arrivée. Et pour le coup, ces derniers sont tous à Nîmes depuis hier matin…

Et si on inaugurait des égouts ? Publiée cette semaine, l’interview de la présidente du Conseil départemental, Françoise Laurent-Perrigot, n’est pas passée inaperçue. Surtout sa petite astuce pour planquer 40 M€ en surévaluant les dépenses imprévues. En pleine discussion avec l’État pour acquérir l’aéroport, Nîmes métropole aimerait bien profiter de ce bas de laine... D'autant que la séparation des réseaux secs (électricité et téléphone) et humides (pluvial, assainissement et eau potable) avec l’armée, devrait coûter la modique somme de 13 M€. Les Nîmois espèrent donc un petit coup de pouce de Françoise Laurent-Perrigot… Toutefois, « les réseaux, c’est pas très sexy… On inaugure jamais des égouts ! », commente l’une de nos sources. Pourtant l'argent n'a pas d'odeur.

Quand Nîmes et l'Agglo tombent d'accord ! Assez rare pour être signalé - surtout en ce moment -, la ville de Nîmes et Nîmes métropole sont tombés d'accord sur une affaire de gros sous. Il y a cinq ans, sous l'ère Fournier-Lachaud, les deux parties s'étaient écharpées sur le transfert de la compétence GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations). Un litige à moitié réglé depuis, puisque l'Agglo se devait de rembourser les emprunts contractés dans ce domaine par la Ville. « Nous avons attendu qu’ils nous fassent le décompte », commente-t-on au Colisée. « Nous l’avons fait mais ils ne sont jamais d’accord sur les montants », peste un élu de la ville de Nîmes. Après moult discussions, les deux parties sont tombées d’accord : la Ville va récupérer 14 M€. Une décision entérinée au prochain conseil communautaire. 

Fournier, acte V ? Dans la semaine, le président de Nîmes Métropole, Franck Proust, et le premier adjoint du maire de Nîmes, Julien Plantier, se sont retrouvés dans le bureau de leur mentor, Jean-Paul Fournier. Difficile de savoir précisément si les deux hommes se sont dit leurs quatre vérités. En ce qui concerne la réconciliation, ce n'est pas pour aujourd'hui. C'est le maire lui-même qui le fait savoir à qui veut l'entendre. Une exaspération qui pourrait lui donner quelques idées. Dans l'oreille, on lui chuchote que la guerre n'en est qu'au premier stade. Le conflit nucléaire est pour bientôt... Alors Jean-Paul Fournier réfléchit et se dit que finalement, un cinquième mandat, si sa santé lui permet, lui permettrait d'égaler le record de Max Roustan. Et puis, au moins, tout le monde sera en ordre de marche, derrière lui. Comme toujours !

La rentrée politique de Carole Delga ! Ce dimanche, à Bram dans l'Aude, la présidente PS de l'Occitanie a donné rendez-vous à ses partisans de l'Occitanie en commun, le nom de sa liste aux élections régionales 2021. Des élus gardois ont déjà prévu de s'y bousculer avec tout en haut de la liste des invités, le sénateur Denis Bouad, littéralement fan de Carole Delga. Derrière l'appellation l'Occitanie en commun se cache - c'est un secret de polichinelle - la volonté de l'élue de nourrir ses ambitions nationales. Des ambitions qui se feront sans les représentants locaux de la Nupes qui n'ont pas été invités. Et pourquoi pas rebaptiser ce rassemblement, l'Occitanie presque en commun ?

Au Victor-Hugo, KFC va lancer ses travaux ! Si la mairie de Nîmes n'est pas emballée à l'idée qu'un nouveau fast-food s'installe sur le boulevard Victor-Hugo, elle a finalement renoncé à s'y opposer. En revanche, le maire Jean-Paul Fournier a renvoyé au mois de novembre les travaux de l'enseigne pour le raccordement au réseau électrique d'Enedis. Les tags ont déjà été apposés place du marché.... L'ouverture de l'enseigne est prévue pour décembre.

50 000 € en moins pour les handballeurs de l'Usam. Confrontée à des difficultés financières, Nîmes métropole s'est mise en chasse du moindre Kopeck pour boucler son budget 2023. Si l'Agglo prévoit d'augmenter les impôts (taxe sur les déchets et prix de l'eau), elle compte aussi réduire la voilure concernant les subventions versées aux associations sportives. On savait déjà que les clubs féminins ne seraient plus financés. Ce que l'on savait moins, c'est que les handballeurs de l'Usam allaient aussi contribuer à l'effort collectif avec un coup de rabot de 50 000 € (sur une aide totale de 250 000 €) pour la prochaine saison 2023/2024. C'est aussi ça la parité homme-femme...

Le Pont du Gard, c'est toujours un succès ! L'EPCC en charge du Pont du Gard peut être satisfaite. Lancée en mai dernier, la nouvelle tarification pour tous est un véritable succès. Désormais, le prix d'entrée est fixé à 9 euros. Mais il permet de venir autant de fois que l'on le souhaite au Pont du Gard pendant 12 mois. Une sorte d'abonnement qui ne dit pas son nom. Selon nos informations, ce sont déjà 14 000 abonnés qui ont déjà accepté le principe dont 85 % de Gardois. Une prise de risque salutaire et qui répond à l'objectif fixé par la direction du site : donner les moyens aux habitants du Gard de se réapproprier ce joyau historique !

Le Pont du Gard à la TV. Début juillet, la chaîne de télévision M6 s'est déplacée au Pont du Gard pour un numéro spécial de son émission économique Capital. Fil rouge de l'émission, le Pont du Gard sera mis à l'honneur, tout comme le Mont Saint-Michel ou encore la cité de Carcassonne. Avec un objectif : montrer comment des sites touristiques français attirent des voyageurs du monde entier. Pour le site gardois, les journalistes de la 6e chaîne ont voulu comprendre comment dans un contexte économique défavorable post-covid, la direction du Pont du Gard proposait une offre tarifaire aussi attractive...

La chanson de l'année, c'est non. Malgré toute la meilleure volonté du monde, les services techniques de la ville de Nîmes ont du se résoudre à annuler l'option prise avec TF1 pour l'émission La Chanson de l'année 2023 dans les arènes. En cause, le calendrier de la fin de printemps avec un sacré embouteillage lié aux spectacles des Romains, la Feria de Pentecôte et le Festival de Nîmes. De plus, quand on sait qu'il faut une dizaine de jours aux équipes techniques de TF1 pour monter la scène et les éléments de décor... Dommage. En ces temps si difficiles, assister à un concert gratuit avec de nombreuses stars françaises et internationales, cela aurait été un beau cadeau pour bon nombre de Nîmois qui ont du mal à joindre les deux bouts.

Le nouveau "Club" à la mode du Gard ! Lundi 26 septembre, Objectif Gard vous invite pour l'ouverture de son tout nouveau "Club". Chaque soir à 19 heures, dimanche compris, les personnalités du Gard vont se succéder dans ce nouveau lieu à la mode où interviews, débats avec nos célèbres sociétaires, et humour seront au rendez-vous. Pour ouvrir le bal, Frédéric Pastor, adjoint à la ville de Nîmes délégué aux Festivités, à la tauromachie, aux rapatriés et aux traditions locales sera notre premier invité. Et aussi le parrain de cette toute nouvelle émission. Installez-vous confortablement, on vous attend demain à 19 heures...

Les premières images du Club en vidéo : 

La rédaction

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