À quelques jours des municipales et à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Oxfam publie un rapport mettant en lumière les bonnes pratiques mises en œuvre par les communes en faveur de l’égalité de genre. L’ONG propose un classement des plus grandes villes françaises, évaluées selon l’intégration de l’égalité femmes-hommes au sein des conseils municipaux et leurs performances en matière d’égalité professionnelle. Et selon les calculs d’Oxfam France, les résultats appellent à une nette amélioration en 2026. En moyenne, seulement 24,7 % des postes clés dans les grandes villes sont occupés par des femmes. Si celles-ci représentent plus de 40 % des élus municipaux, elles ne sont que 33 % à occuper le poste de première adjointe, 20 % celui de maire et 12 % celui de présidente d’intercommunalité. En Occitanie, la situation est dans la droite ligne de ces chiffres. Seulement 20,3 % des maires sont des femmes. Autre indicateur, plus encourageant cette fois : seules un tiers des plus grandes villes françaises ne disposent pas d’une élue spécifiquement chargée de l’égalité de genre et des droits des femmes. En Occitanie toutefois, le bilan apparaît plus mitigé. Dans un tiers des grandes villes, l’égalité de genre est portée par une adjointe, mais dans plus de 50 % des cas, aucune élue n’en a la responsabilité dédiée — un résultat inférieur à la moyenne nationale. À Nîmes, ce n’est pas le cas. L’adjointe Mylène Mouton est en charge de la délégation à l’Égalité, aux Droits des femmes, aux Handicaps, à la Lutte contre les discriminations et à l’Aide aux victimes. Plus largement, certaines habitudes ont la vie dure dans les grandes villes françaises : 72 % des élus en charge des finances sont des hommes, tandis que 72 % des élus aux affaires sociales sont des femmes. Plus marquant encore, 94 % des élus responsables de la petite enfance sont des femmes. Des schémas anciens qui traduisent la persistance de stéréotypes et limitent l’accès des femmes aux postes décisionnels les plus stratégiques. La donne pourrait-elle évoluer lors du prochain mandat ? Pour la première fois dans l’histoire française, la parité s’appliquera à l’ensemble des communes. Comme le souligne Oxfam France, ce scrutin représente donc une occasion majeure de féminiser le pouvoir local. À Nîmes pourtant, aucune femme n’est candidate au poste de maire. Trois élues expérimentées auraient pu prétendre à cette responsabilité : Amal Couvreur sur la liste Nîmes en commun, Valentine Wolber pour Tout Nîmes. Quant à Valérie Rouverand, elle pourrait, en cas de victoire de Julien Plantier, accéder à la présidence de Nîmes Métropole. Une hypothèse qui constituerait une petite révolution politique locale. Reste à savoir si cette révolution est prête à s’imposer dans les urnes.
Publié il y a 1 h -
Mise à jour le 03.03.2026 - Abdel Samari - 2 min
ÉDITORIAL Municipales 2026 : la parité progresse, mais le pouvoir reste largement masculin
À l’occasion du 8 mars, Oxfam dresse un état des lieux contrasté de l’égalité femmes-hommes dans les grandes villes. À Nîmes, aucune femme n’est candidate au poste de maire malgré un contexte inédit de généralisation de la parité.
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Abdel Samari