Objectif Gard : Que retenez-vous de cette aventure ?
Loïc : Cela a été un bon souvenir. C’était une aventure très différente de ce que j’avais vécu avec Marie (sa copine, ndlr). Il y a des conditions climatiques qui font que ce n’était pas la même. Je ne me lasse pas du Maroc. On s’est arrêtés à Fès. On a vu des paysages incroyables.
Guillaume : Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les liens que nous avons créé avec les gens. Cela m’a rappelé les quelques fois où je suis allé en colonie, quand tu arrives, et que dès le premier jour, tu as déjà plein de potes (sourire).
Au-delà de la course solidaire, vous avez réalisé un bon résultat n’est-ce pas ?
Loïc : Oui, nous avons terminé 29e. On a été un diesel. On a été long à se mettre en route (rires). On réussissait plutôt bien nos spéciales, mais on se mettait dedans avec les défis. Donc nous prenions des points de pénalité quand on loupait. Quand on a commencé à réussir nos défis, on progressait dans le classement et on a fini très fort : on a remporté la « win » sur la dernière étape, entre Merzouga et Erfoud. Je voulais faire mieux que la saison dernière, c’est-à-dire dans le top 50.
Guillaume : Nous étions contents. On s’est pris au jeu. Je voulais qu’on fasse top 30. On a démarré nous étions dans les 80 premiers. Puis chaque jour, on gagnait dix places.
Comment se sent-t-on lorsque l’on revient dans le Gard après ce raid ?
Loïc : C’était compliqué. Tu passes 15 jours et 5 étapes dans le désert. Même si tu as ton téléphone, tu es quand même déconnecté de tout et de l’information. Tu es à fond dans ton aventure, tu perds la notion du temps, qui s’égrène de manière très rapide et parfois ce qui s’est passé il y a deux jours, tu as l’impression que c’était il y a une semaine.
Guillaume : Tu te rends compte que nous sommes bien lotis. Tu es dans ta bulle.
Avez-vous une anecdote à nous raconter sur ce Bal el Raid ?
Loïc : Nous sommes arrivés en mode Mario et Luigi. Nous avions fait des casquettes avec le même logo. Sur les premiers jours, j’avais même mis une salopette. On a été élu par plus de 50 % des participants, le meilleur déguisement du Bab el Raid. Le moment le plus drôle, c’est quand des gens sont venus nous voir, pour nous demander si nous étions vraiment plombiers. On leur a répondu que oui et qu’on avait une société qui s’appelait « Mario et Luigi plomberie. Du coup, ils nous ont cru. (Ils rient ensemble, ndlr)
Guillaume : Nous étions un peu les mascottes. On avait le déguisement, la casquette et la moustache. Nous avons gagné une babouche d’or et une djellaba en récompense.
« Rappelle-moi de repartir en vacances avec toi »
Cette course solidaire a-t-elle renforcée oui ou non votre amitié ? Qu’avez-vous appris sur vous deux ?
Loïc : Je vais te citer : « Rappelle-moi de repartir en vacances avec toi ».
Guillaume : Cela m’a appris que je pouvais partir longtemps et sans problème avec mon beau-frère (rires). Parfois, il y a eu des moments de stress. On a toujours bien réagi, on ne s’est jamais pris la tête. Nous avons fait que de rigoler.
Conseillez-vous aux gardois de tenter aussi leur chance ?
Loïc : Oui, de fou, si tu as l’esprit un peu aventurier et que t’as envie d’aller chercher tes limites, c’est vraiment l’évènement qui est idéal. Il y a une grosse solidarité entre équipages. Cela ne t’empêche pas de jouer le classement. Mais si tu as le copain qui se tanque devant toi, tu peux l’aider. On ne joue pas notre vie.
Guillaume : Carrément. Car c’est une aventure automobile la plus abordable qu’il peut y avoir, donc sans hésiter. Il y a un esprit de compétition. Mais la majorité des gens qui sont là-bas, c’est pour vivre avant tout une aventure humaine. Comme je le disais au début, c’est la colonie pour les grands.