A la une
Publié il y a 9 mois - Mise à jour le 02.03.2022 - anthony-maurin - 5 min  - vu 276 fois

FAIT DU SOIR L'immense Terry Gilliam et le vénérable Stephen Frears

Bernard Raynaud et Claude Viallat (Photo Anthony Maurin).

Isabelle et Bernard de l'association des écrans britanniques, Sophie Roulle, adjointe à la Culture à la Ville et Claude Viallat, artiste nîmois (Photo Anthony Maurin).

Le festival des Écrans britanniques sera Nîmois dans quelques jours. La cité des Antonin accueillera deux illustres noms du cinéma. Une vraie chance. Une 25e édition qui promet monts et merveilles !

Elles sont nombreuses et célèbres les têtes d'affiche à avoir fait le déplacement jusqu'à Nîmes pour parrainer de manière officielle ce bien joli festival. Mais reprenons l'histoire. "Écrans britanniques" est une association de bénévoles à but non lucratif, fondée en 1997 à Nîmes, et qui s’est donnée pour mission de faire connaître le cinéma britannique au public du sud de la France en créant le festival British Screen, dont elle est productrice et qui se tient chaque année sur une dizaine de jours.

Cette année, c'est Terry Gilliam, l'artiste de la troupe des Monty Python, acteur, scénariste, animateur et surtout réalisateur fantasmagorique d'une grosse douzaine de films. Il sera à Nîmes pour le festival du 25e anniversaire. Avec Stephen Frears, c’est un autre réalisateur polymorphe qui sera l'invité de l'édition 2022 du festival nîmois. 81 ans pour le premier, un de moins pour le second, quelle chance d'avoir deux invités de ce calibre.

(Photo Anthony Maurin).

Pour Sophie Roulle, adjointe à la Culture à la Ville : "Ce festival a trouvé sa place dans la ville pour un public large de Nîmois, mais aussi de non Nîmois. Les artistes internationaux sont excellents tout comme la programmation qui y est très qualitative. La Ville participe à hauteur de 7 000 euros de subvention cette année. Cela fait 25 ans que ce festival existe et c’est Claude Viallat qui a fait l’affiche." Pour célébrer une telle affiche et un si joli anniversaire, quoi de mieux qu'un artiste reconnu à l'international.

"C’est le 25e anniversaire d’un festival qui amène à Nîmes des calibres internationaux. Claude Viallat nous a présenté cette œuvre qui a tout de suite fait l’unanimité. Il s’est même proposé pour en faire une autre si nécessaire mais, même s’il avait déjà réalisé celle-là, elle était prédestinée alors on l'a gardée", note quant à lui Bernard Raynaud, le président de l'association.

(Photo Anthony Maurin).

Il faut savoir que Claude Viallat fait encore ses deux ou trois œuvres quotidiennes ! Il a tiré cette affiche d’un drôle de lot comme il le raconte lui-même : "On m’avait donné du tissu dont cette taie d’oreiller que j’ai peinte. Cette démarche était justifiée !" Et Bernard Raynaud de poursuivre : "Sans fausse modestie, nous sommes ravis. Autre nouvelle : même si Terry Gilliam sera absent les premiers vendredi et samedi, il sera là le dimanche et restera un jour de plus." Si l’artiste ne sera pas en présentiel au début, il présentera malgré tout ses films en vidéo.

"Il a bâti son œuvre unique par son style et son univers, il a même donné son nom à une grande focale qu’il utilise encore. Comme il est encore en procédure pour son film "L’homme qui tua Don Quichotte" nous ne prenons pas le risque de faire payer des amendes à Carré d’Art ou au Sémaphore. Petite demande de Terry Gilliam en personne, l’artiste veut appuyer sur la présentation de son film moins connu, mais qui est pourtant son préféré, Tideland", révèle Bernard Raynaud qui travaillait depuis trois ans pour le faire venir.

Terry Glliam (Photo Festival écrans britanniques).

Passons un peu à l'autre invité, Stephen Frears. Une autre grosse pointure du cinéma britannique. Pour lui, quatre années auront été nécessaires pour le rendre un peu plus Nîmois. Avec lui, un thriller avec "The Hit", un drame social avec "My Beautiful Laundrette", un film en costumes avec "Les liaisons dangereuses", une comédie avec "The Snapper", un biopic de "The Queen", un drame horrifique avec "Mary Reilly", un autre sur sur l’enfance avec "Liam", un film sur le sport avec "The Program"… Vous l'aurez compris, Stephen Frears s'engage dans toutes les voies, travaille tous les horizons. Devant sa caméra ? Des acteurs tels que John Malkovich, Julia Roberts, Dustin Hoffman, Meryl Streep, Daniel Day-Lewis, Helen Mirren, Hugh Grant, Judi Dench…

Isabelle, la directrice artistique du festival, est une femme heureuse : "On a essayé de vous montrer leurs talents et pas seulement les choses connues qu'ils ont faites. Il a fallu se battre pour avoir des copies et pour les sous-titrer. Nous avons aussi prévu de joindre Rita Tushingham, une actrice de la Nouvelle Vague britannique dans les années 1960 avec notamment un prix d'interprétation à Cannes." Justement, la thématique de l'édition 2022 est portée vers Cannes et les films britanniques qui y ont connu un certain succès. Le festival de Cannes va fêter ses 75 ans, celui de Nîmes célèbre ses 25 ans, logique d'avoir un aller-retour.

Stephen Frears ici en 2014 (Photo Wikicommons).

Seront aussi présents en tant qu'invités en présence ou en visio, Ruth Meehan, Marc Munden, Jeremy Dear, François Theurel, Jean-François Baillon, Fabienne Delfour, Jean-Noël Grando, Nicolas Botti, Gabriele Padberg-Jeanjean, Mark Cousins, Cathy Brady et Joanna Hogg. Des conseils ? Évidemment d'assister aux séances en présence des réalisateurs. Ensuite ? Se laisser guider par son instinct, ne pas avoir d'oeillère. Pour Terry Gilliam, allez voir Tideland, si lui-même dit que c'est son meilleur film, tentez l'aventure le mardi 15 à 10h15.

Le documentaire "Sais-tu pourquoi je saute ?" sera en avant-première au Sémaphore le 19 mars à 16h30. Bouleversant et plein d'espoir, le spectateur y verra un autisme différent, non verbal, d'un ado de 13 ans. "Limbo", comédie dramatique, aura elle aussi droit à son avant-première le vendredi 11 à 21h, en ouverture du festival. Sujet d'extrême actualité, les flux migratoires sont au coeur du film "Limbo".

La salle 6 au cinéma Le Sémaphore à Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin).

Autre moment sympa - en plus des projections auxquelles assisteront les réalisateurs - et interlude musical du festival, le ciné-concert donné par Virgile Goller qui traitera d'un film muet de 1926, The open road. Virgile a créé une partition musicale pour accompagner le film. "Cette année c'est un documentaire sur le Royaume-Uni, en couleur mais muet et restauré. C'est toujours un moment magique !", assurent Isabelle et Bernard.

Le festival se déroulera sur dix jours et en trois lieux distincts : au Sémaphore, au Carré d’Art et en salle Terrisse au lycée Daudet. L'Office de Tourisme présentera une belle exposition réalisée par les photographes de l'association.

Pour connaître l'intégralité du programme, c'est par làSur les réseaux sociaux, pour suivre l'actualité des Écrans britanniques. Les projections auront lieu entre le 11 et le 20 mars. N'hésitez pas et devenez adhérent de cette association. La carte de membre est à 15 euros, celle de bienfaiteur à 50 euros avec une déduction fiscale de 33 euros soit la carte à 17 euros.

Anthony Maurin

A la une

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio

Connectez-vous


Déjà abonné ?
Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n’avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

J'y vais