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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 21.03.2018 - thierry-allard - 3 min  - vu 2258 fois

GRAND AVIGNON Le futur quartier Courtine Confluence se précise

Le schéma d’aménagement du futur quartier Courtine Confluence, projet conjointement mené par la ville d’Avignon et l’Agglo du Grand Avignon, a été présenté ce mardi après-midi à l’université d’Avignon.
Vue d'artiste du futur quartier Courtine Confluence (Brugvin)

La maire d'Avignon, Cécile Helle, le président du Grand Avignon, Jean-Marc Roubaud, et l'urbaniste, Joan Busquets, devant la maquette du futur quartier Courtine Confluence (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le nouveau quartier s’étendra sur près de 100 hectares à proximité de la gare TGV, au sud de la ville, à la confluence du Rhône et de la Durance.

Courtine Confluence s'étendra sur 100 hectares au sud d'Avignon (DR)

« Faire un nouveau morceau de ville »

Un quartier conçu par l’urbaniste Joan Busquets, « co-construit, global, souligne le président du Grand Avignon, Jean-Marc Roubaud. On a évité l’erreur de vendre les terrains à droite à gauche, ce qui aurait assuré l’échec de l’opération. » De fait, les collectivités locales ont la maîtrise de la plupart du foncier, dont les 30 hectares autour de la gare. Une bonne chose, accompagnée d’une vision partagée par la Ville et l’Agglo : « faire un nouveau morceau de ville, avec tous les équipements, note la maire d’Avignon, Cécile Helle. Nous avons des grands principes d’aménagement, on les partage, et ils se traduisent par un schéma d’aménagement urbain. »

Un préalable au lancement de l’opération qui définit ce que sera Courtine Confluence. « Un quartier où on vit, où on travaille et où on se distrait », lance Jean-Marc Roubaud. « Avec aussi une prégnance donnée au vert et à l’eau, abonde Cécile Helle. On s’appuie sur l’identité du paysage urbain d’Avignon, pour permettre de rendre ce quartier agréable et désirable. » Ça donne un quartier articulé en macro-îlots régis par les principes définis en termes de gestion de l’énergie, de l’eau, du stationnement, de la programmation fonctionnelle, des volumes, des surfaces de plancher ou encore des inondations.

Un exemple de macro-îlot du futur quartier (DR)

Ce dernier point, capital dans un quartier qui formera une presqu’île, est crucial. Il sera notamment géré par le biais d’espaces verts conçus en creux, qui pourront retenir l’eau en cas de crue. Autre gros dossier, la liaison de ce nouveau quartier avec le centre ancien, de gare à gare. Elle se ferait par ce qui est appelé dans le projet « un axe civique ». « Un axe vert, pour les modes doux, piéton et vélo », présente Joan Busquets. L’axe partirait de l’avenue Eisenhower avant de longer la voie ferrée. « La priorité sera le début de l’axe, en allant un peu au delà de la rocade, mais l’autre élément prioritaire sera l’abaissement de la rocade pour créer la jonction », détaille la maire. Les études de chiffrage doivent être lancées prochainement.

Environ 5 000 habitants à terme

Plus qu’un nouveau quartier, les porteurs de projet souhaitent un « bout de ville. » Dans cette optique, « la répartition sera à 60 % des activités économiques et à 40 % du logement. Mais ce n’est pas figé, on pourra arriver à 50/50 », avance Joan Busquets. Des logements de tous types seront proposés. Plus de 2 300 logements, soit environ 5 000 habitants, sont prévus à terme. Un terme encore difficile à préciser : « on peut tabler sur dix à douze ans de construction, même si ça reste difficile à dire, explique l’urbaniste. Le plus difficile est le démarrage. »

C’est un des enjeux majeurs de la période qui s’ouvre. « Il y avait beaucoup d’investisseurs dans la salle, certains hors territoire », se félicite Jean-Marc Roubaud. Et le président du Grand Avignon l’affirme : « des promoteurs manifestent leur intérêt. » Jean-Marc Roubaud souhaite maintenant que « un îlot démonstrateur démarre pour attirer l’attention des six millions de voyageurs qui passent chaque année par la gare TGV, et des investisseurs. » La Ville pourrait montrer l’exemple : si la maire affirme que la décision n’est pas encore prise, la municipalité réfléchit à créer une cité municipale sur place, qui regrouperait les services municipaux actuellement éclatés dans une cinquantaine de lieux. « Dans ce type de nouveaux quartiers, la puissance publique a un rôle à jouer en montrant qu’elle y croit », poursuit l’édile.

Les premier coup de pioche du premier macro-îlot est envisagé pour 2020, autant dire demain en langage administratif. « On y est ! », conclut Jean-Marc Roubaud.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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