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Publié il y a 27 jours - Mise à jour le 14.11.2022 - norman-jardin - 3 min  - vu 144 fois

L’INTERVIEW Jean-François Assemat : « Il n’y a pas de place pour du mauvais vin »

Jean-François Assemat estime qu'il n'y a plus de mauvais vins (photo Norman Jardin)

La balade du primeur fête cette année sa 29e édition (photo Norman Jardin)

Comme chaque année, la balade du primeur va permettre aux vignerons de présenter le fruit de la dernière vendange. La 29e édition se déroulera les 19 et 20 novembre à travers 16 caves, domaines et châteaux du Gard. C’est l’occasion d’évoquer le programme de la manifestation, mais aussi les problèmes que rencontrent les vignerons avec Jean-François Assemat, le président de l’association Côte du Rhône Rive Droite.

Objectif Gard : Qu’est-ce qu’un vin primeur ?

Jean-François Assemat : C'est la nouvelle récolte qui sort le troisième week-end du mois de novembre, à la même période que le Beaujolais primeur. Il est vinifié afin d’être souple, fruité, gouleyant et facile à boire. C’est un vin plaisir.

Il se déguste à quelle période ?

On peut le boire à partir de la fin novembre, mais il peut se garder jusqu’à l’été. Ça permet aux vignerons de présenter le fruit de leur travail et c’est aussi une petite rentrée d’argent.

Quel est le but de « La balade du primeur » ?

Elle permet aux particuliers de venir dans les caves et de goûter toute la panoplie des autres vins que les vignerons élaborent. Il y a beaucoup de clients qui tournent de caves en caves et qui dégustent le blanc de l’un, puis le rouge de l’autre. Chaque cave fait venir des producteurs de produits locaux comme de l’huile et du miel. Ça crée un dynamique.

« Il y a une telle diversité de vins que c’est difficile de faire son choix »

Cela permet-il d’attirer un nouveau public ?

Oui, parce que le bouche-à-oreille fonctionne bien et il y a une telle diversité de vins que c’est difficile de faire son choix.

Y a-t-il des nouveautés cette année ?

Oui avec la Maison Sinnae de Laudun Chusclan, qui faisait partie de la balade il y a très longtemps, et qui revient pour cette 29e édition et j’en suis très content.

Combien de visiteurs attendez-vous sur le week-end ?

Il y avait environ 40 000 personnes l’année dernière et le but est de faire autant. Mais ma crainte réside dans le pouvoir d’achat qui a baissé.

« L’eau c’est l’enjeu du futur »

Le monde du vin échappe-t-il à la crise ?

Non, comme tous les secteurs, il est impacté. L’électricité pour les caves, le fioul pour les tracteurs, les produits phyto, les matières sèches, les bouteilles, les cartons, tout augmente. Le problème c’est que l’on baisse nos marges pour pouvoir investir.

Le secteur est-il aussi impacté par le changement climatique ?

Sur l’appellation Lirac, on a été grêlé au mois de juin et après il y a eu la sécheresse et le manque d’eau. Il faut que politiquement on nous aide à lancer une étude au sujet de l’irrigation. L’eau, c’est l’enjeu du futur et c’est idiot d’arroser la pelouse d’un stade avec de l’eau potable. Il y a des pistes à étudier et il faudra modifier la façon de travailler pour économiser l’eau et avoir des vignes qui souffrent moins.

Les Français boivent-ils autant de vin qu’il y a 50 ans ?

La consommation des vins français baisse un peu, mais on se rend compte qu’ils boivent de plus en plus des vins de qualité. Heureusement nous avons des marchés à l’export qui nous permettent de maintenir nos productions.

Y a-t-il encore des mauvais vins dans le Gard ?

Non, il n’y en a pratiquement pas. Nous avons du bon matériel et des vignerons qui savent très bien travailler. C’est compliqué de vendre et il n’y a pas de place pour de mauvais vins.

Propos recueillis par Norman Jardin

Norman Jardin

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