Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 08.03.2020 - norman-jardin - 2 min  - vu 1394 fois

NÎMES : Cornemuse, Crocos et municipales aux Halles

Les militants de deux camps discutent cordialement (photo Norman Jardin)

Du côté de la rue des Halles, les militants de tous bords cohabitent. « Prend mon tract, mon candidat représente le peuple », lance Goma à Karine qui défend un autre challenger. « Non merci, je n’en veux pas », lui répond-elle. Tout cela se fait avec le sourire et dans la courtoisie.

« Avec le Coronavirus, les gens vont moins sortir et je me demande si les élections vont avoir lieu »

Il ne reste plus que quelques jours avant le premier tour et chaque militant tente de faire la différence. Certains offrent un marque-page estampillé d’une couleur politique, d’autres choisissent de rebaptiser symboliquement certaines rues aux noms de femmes célèbres.

Des rues ont été symboliquement rebaptisées (photo Norman Jardin)

Un militant distribue des tracts depuis plusieurs jours et il s’interroge sur la participation pour le premier tour : « Aujourd’hui, il y a moins de monde aux Halles, je pense qu’avec le Coronavirus, les gens vont moins sortir et je me demande si les élections vont avoir lieu ».

« C’est plus pour des raisons citoyennes que politiques »

Et les électeurs dans tout cela ? Anthony, 33 ans, fera se qu’il estime être son devoir. « Je ne me déplace pas pour les cantonales, ni les européennes, mais pour les présidentielles et les municipales si. Je suis Nîmois et c’est mon devoir de m’intéresser à la politique de ma ville. Toutefois, c’est plus pour des raisons citoyennes que politiques ». Non loin de là, Jean, 66 ans, prend conscience de l’enjeu : « Mince, je viens de me rendre compte que dimanche je serai à Nantes où je vais encourager les Crocodiles. Il faut que je fasse faire une procuration. Dommage que l’on ne puisse pas voter par internet ! »

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Dans les allées des Halles, un joueur de Cornemuse, costumé en Écossais, fait retentir une drôle de musique. En le regardant Robert, 54 ans, ironise. « Cela nous change des politiques qui nous jouent que du pipeau ». Ses amis éclatent de rire. Mais ne dit-on pas que c’est à la fin du bal que l’on paye les musiciens ? Pour les candidats à la mairie de Nîmes, le bal se termine dimanche prochain (pour le premier tour), et on saura alors qui a le plus convaincu les Nîmois.

Norman Jardin

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