Publié il y a 1 h - Mise à jour le 06.02.2026 - Tony Duret - 2 min  - vu 249 fois

ÉDITORIAL Insécurité à Alès : les chiffres face au ressenti

Sur le papier, la délinquance recule de 2,8 % à Alès. Plus qu’il ne rassure, ce chiffre en interroge certains...

Ce mercredi, le préfet du Gard, Jérôme Bonet, a présenté les chiffres de la délinquance et de la sécurité pour l’année 2025. Premier constat : le bilan varie selon où l’on se trouve dans le département. À Nîmes, la délinquance progresse de 3,7 %. À l’inverse, plusieurs communes enregistrent une baisse : - 6 % à Bagnols-sur-Cèze, - 9 % à Beaucaire, et - 2,8 % à Alès. Arrêtons-nous sur le cas de la capitale cévenole. Si l’on avait sondé les habitants du bassin alésien, le verdict aurait probablement été plus sévère. Il faut dire que, tous les jours ou presque, les journaux locaux font état d’incivilités, d’agressions, de cambriolages… La liste est longue. Mais surtout, depuis plusieurs semaines, un nouveau phénomène met Alès sous les projecteurs de l’actualité nationale : les fusillades liées au trafic de stupéfiants. Les règlements de comptes se succèdent. La DZ Mafia tente de s’implanter à Alès avec une violence extrême. Interrogé sur ce sujet, le patron de la police d’Alès, le commissaire Emmanuel Dumas, reconnaît dans nos colonnes : « Malheureusement, Alès, longtemps préservée par son relatif isolement géographique, découvre la réalité du narcotrafic. (…) Le changement s’est opéré l’été dernier. » Ce changement est très concret pour les Alésiens : une fusillade le 6 janvier avec un adolescent blessé à la jambe par des tirs de Kalachnikov, une autre le 18 janvier provoquant la mort d’un homme et faisant un blessé, puis le 23 janvier avec un jeune homme blessé par balles… Soit trois fusillades en moins d'un mois. Cette succession de faits divers inquiète la population. Et c’est légitime. On peut également comprendre son agacement, au moins ses interrogations, quand elle découvre dans le même temps que la délinquance est en baisse à Alès. Qu’on lui renvoie ce désormais fameux « sentiment d’insécurité » au visage. Qu'on lui oppose un « fait de société ». Ou qu’on lui répète qu’il ferait « bon vivre » à Alès, slogan souvent mis en avant par l’optimisme du maire Christophe Rivenq. Un slogan qui prend, à l’évidence, un sérieux coup… de Kalachnikov dans l’aile.

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