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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 18.05.2018 - anthony-maurin - 2 min  - vu 756 fois

NÎMES La Croix Rouge tire le signal d'alarme

(Photo Anthony Maurin).

Au centre de Montaury, le mouvement revendicatif a trouvé son tempo (Photo Anthony Maurin).

Ils n'ont pas l'habitude de débrayer ou encore de se mettre en grève mais là, c'en est trop ! Les salariés gardois de la Croix Rouge se sont alignés sur leurs collègues de l'Hexagone.

La journée de grève (ou de débrayage) décidée il y a quelques semaines a bien eu lieu, à Nîmes comme ailleurs. Pourquoi les salariés d'une telle structure se retrouvent-ils en plein mouvement revendicatif ? En fait, c'est l'intersyndicale SUD-CFDT qui appelait à un débrayage devant l'entrée du Centre de protection infantile (CPI) situé à Montaury. Plus d'une heure d'explication et de tentative de compréhension.

Car le problème est aussi large que lourd. Les 20 000 salariés de la Croix Rouge Française veulent une revalorisation de leur salaire. C'est à dire qu'au vu de ce qu'ils gagnent, un peu de beurre en plus dans les épinards ne ferait de mal à personne et aurait pour effet vertueux de remobiliser des troupes qui, pour l'instant, n'ont pas l'intention de baisser les armes.

En tout, ce sont 3 100 salariés qui sont au SMIC (1 498,47 euros brut), sans réelle reconnaissance de leur ancienneté. Autre sujet de discorde, les 4 200 salariés en position 3 avec un salaire débutant à 1 523,20 euros brut. Un salaire qui inclut 24,73 euros mensuel de gratification de leur diplôme d’État d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture, d’aide médico-psychologique... Le problème s'épaissit comme une bonne sauce qui va tourner au vinaigre.

Si la revalorisation des kinésithérapeutes aurait été envisagée, l'absence totale de prise en compte de la réforme Licence-Master-Doctorat pour les psychomotriciens, infirmiers, ergothérapeutes, orthophonistes, professeurs d’éducation physique adaptée et formateurs ne semble pas être à l'ordre du jour, dommage... Logiquement, les salariés en ont assez. De plus, la valeur du point est bloquée depuis 2010. Dans le même temps, l’inflation est de 8,4% mais on estime la perte réelle du pouvoir d’achat des salariés à 7,29% .

Pourquoi ? La Croix Rouge Française dispose d’une enveloppe de 12,6 millions au titre du Crédit d’Impôt sur la taxe sur les salaires 2017. Elle a choisi de n'utiliser que 10% de cette somme pour les négociations annuelles obligatoires de 2018 alors que le solde, soit 11,3 millions, a été affecté à la couverture des déficits de la CRF.

L’ensemble des syndicats présents à la Croix Rouge française demande une revalorisation des positions 1 à 6 ainsi qu'une reconnaissance de la réforme LMD pour tous les métiers concernés.

Anthony Maurin

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