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Publié il y a 3 ans - Mise à jour le 26.02.2019 - boris-de-la-cruz - 2 min  - vu 2234 fois

NÎMES Sous bracelet électronique, il reconnaît un policier en civil dans la rue et le menace au couteau  

L'Hôtel de Police de Nîmes. (Photo d'illustration : Anthony Maurin)

Un homme de 24 ans a été condamné à 2 ans de prison et mandat de dépôt à l'audience, ce mardi, par le tribunal correctionnel de Nîmes.

Le substitut du procureur avait requis 3 ans dont deux années ferme. Le prévenu était poursuivi devant la juridiction pénale pour "violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique"

L’agresseur, déjà connu pour 15 condamnations, a accosté le 15 février dernier à midi, un fonctionnaire de police en civil qui sortait du commissariat de Nîmes. « Tu fais moins le beau sans ton uniforme. Tu me reconnais ? », lui lance son vis-à-vis qui l’attrape par l’épaule et lui fait face. « Viens on va s’arranger dans l’impasse à côté », vocifère l’individu qui montre un couteau dans sa poche, histoire de mettre encore plus la pression sur le fonctionnaire surpris par un tel accueil.

« Sur le coup, je ne le reconnaissais pas. Ensuite je me suis souvenu que j’avais eu un souci avec lui au palais de justice. Avec un collègue, nous avons été menacés et insultés et nous avons été obligés de le faire partir du palais de justice il y a près d'un an », déclare l’adjoint de sécurité qui est marqué par l’altercation du 15 février dernier alors qu’il était en civil et qu’il rentrait chez lui car il était grippé.

« Il est marqué car cette affaire est exceptionnelle. Le prévenu fait une fixation sur mon client. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit un homme relever le numéro d’immatriculation de la voiture particulière d’un policier. Ce policier a l’impression d’être suivi dans sa vie », souligne maître Jean-François Corral pour la victime.

Le prévenu lui a changé plusieurs fois de version, mais il affirme qu’il n’a jamais menacé le policier avec une arme. "Mais pourquoi alors avez-vous traversé la rue pour avoir des explications avec ce policier qui était sans uniforme et dans sa vie personnelle », l’interroge le juge ? Le mis en cause reconnaît une bêtise.

Boris De la Cruz

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