Le 1ᵉʳ novembre 2005, l'Assemblée générale des Nations unies a proclamé officiellement le 27 janvier journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste et de refus de l’antisémitisme, du racisme et de toute forme d’intolérance qui peuvent mener à la violence. Cette date correspond à la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau en 1945. À Nîmes, cette date est commémorée chaque année. « C’est se souvenir d’une guerre qui a fait entre 50 et 60 millions de morts. Six millions de juifs ont été assassinés par l’Allemagne nazie avec la complicité de la France de Vichy », a rappelé Jean-Paul Boré, le président gardois des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation.
C’est sous la pluie que la cérémonie s’est déroulée au mémorial de la Résistance et de la Déportation. « Cette date est gravée à jamais dans la mémoire de l’humanité. Ce jour-là, les portes de l’horreur ont été ouvertes, révélant au monde l’extermination planifiée et systématique des juifs d'Europe », a souligné Mathias Nieps le secrétaire général adjoint de la préfecture du Gard. Après les prises de parole et les dépôts de gerbes, la sonnerie aux morts a été diffusée et la Marseillaise a été chantée. Dans le Gard, 468 personnes ont été déportées à Auschwitz, dont 183 femmes et 61 enfants. Trente-huit seulement en sont revenus.