Devant plus de 150 personnes, dont quelques élus locaux, responsables associatifs et militants, Pierre Meurin a présenté ses vœux de bonne année à ses concitoyens. Puis il a parlé de l'année précédente, sa troisième en tant que député du Gard, et pour laquelle il souhaitait mettre en avant sa lutte contre les zones à faibles émissions (ZFE), qu’il qualifie de « séparatistes » et « scandaleuses ». « Ce dispositif interdit aux Français les plus modestes, propriétaires de vieilles voitures, d’accéder aux métropoles pour travailler, se soigner ou emmener leurs enfants à l’école », a-t-il rappelé, saluant la suppression prochaine de ces zones après trois ans de combat à l’Assemblée nationale. Une victoire parlementaire encore en suspens, puisque le texte doit encore être validé en commission mixte paritaire et en séance plénière fin janvier.
L’élu a également parlé de ses combats, en dénonçant « l’écologie punitive » et « les normes administratives » qui, selon lui, étouffent les initiatives locales et les entreprises. « On passe plus de temps à remplir des papiers qu’à réaliser des projets », a-t-il lancé, citant en exemple le zéro artificialisation nette, qui bloque selon lui la construction de logements et le développement économique des zones rurales.
Un discours national teinté d’espoir et de critique
Pierre Meurin n’a pas caché son inquiétude face à la situation politique nationale, marquée par l’absence de majorité absolue à l’Assemblée et une succession de quatre Premiers ministres en un an. « On brode du travail parlementaire pour faire semblant de travailler », a-t-il critiqué, évoquant des débats bloqués et des textes anodins pour éviter les conflits. Il a également dénoncé la hausse des impôts (+19 milliards d’euros) et le « gaspillage » de l’État, proposant des économies sur l’immigration et la privatisation de l’audiovisuel public.
Sur le plan international, il a pointé du doigt une Europe « faible » et une France « en déclin », incapables de faire face aux défis économiques et sécuritaires, notamment face aux conflits au Moyen-Orient et à la concurrence déloyale des produits agricoles étrangers.
Un ancrage local, entre projets et frustrations
Pierre Meurin a également voulu insister sur son attachement à sa circonscription, évoquant ses combats pour le désenclavement du bassin alésien (notamment la 2x2 voies de la RN106), la défense de l’aérodrome de Deaux, la protection du patrimoine (comme l’église de Carsan ou le château de Montalet), et la création d’un tribunal pour enfants à Alès pour lutter contre la délinquance des mineurs.
Il a cependant exprimé sa frustration de ne plus pouvoir, depuis la suppression de la réserve parlementaire, financer directement des projets associatifs ou communaux. « Avant, je pouvais aider une association ou une commune avec un petit billet. Aujourd’hui, je ne peux plus », a-t-il regretté, tout en soulignant qu’il continuait à utiliser son réseau pour faire avancer les dossiers.
2026, une année charnière avant les échéances de 2027
Alors que les élections municipales de 2026 approchent, Pierre Meurin a salué le travail des élus locaux, « piliers de la République », et appelé à la mobilisation pour « tourner la page des 40 dernières années ». Il a également évoqué les élections législatives de 2027, espérant une majorité absolue pour le RN afin de « proposer un projet alternatif pour la France ».
« Je me bats pour gagner, pour mes enfants, pour mon pays, pour tous ceux que je rencontre dans la circonscription », a-t-il conclu, invitant ses concitoyens à « réveiller l’âme de la France » et à ne pas hésiter à le solliciter pour porter leurs idées et leurs projets.
Une liste RN à Alès ?
À quelques semaines des municipales, le député devait rester neutre et ne parler que des réalisations de l’année passée et, conformément à la loi, ne pas évoquer l’échéance qui arrive rapidement. Il a toutefois confié qu’une liste du Rassemblement National était bien en train de se monter pour les municipales d’Alès, les 15 et 22 mars prochains.
Si le nom du chef de file n’a pas encore filtré, le député l’assure : des informations devraient parvenir très prochainement. Dès la semaine prochaine, nous devrions en savoir plus. Reste à savoir qui sera en tête de liste et qui représentera le RN.