Objectif Gard : avec le recul, comment analysez-vous la période difficile traversée par l’USAM cet automne ?
David Degouy : Il y a eu la blessure de Wesley Pardin et nous avons fait un choix logique et ambitieux de faire jouer nos jeunes gardiens de but et c’est très bien. Une fois que tout est rentré dans l’ordre dans ce secteur, tout est rentré dans l’ordre sur l’équipe.
La victoire face à Montpellier au Parnasse a-t-elle été un déclic qui a fait basculer dans une période plus positive ?
Oui mais il y a aussi des périodes clés comme les semaines internationales qui sont des moments de travail.
Qu’est-ce qui a changé ces dernières semaines dans votre équipe ?
Le groupe se connaît mieux et la pause a fait du bien à tout le monde. Cela a permis de se relâcher psychologiquement car on a beaucoup travaillé cet été et les résultats n’étaient pas forcément en adéquation avec ce que l’on voulait. Quand on est sur le terrain, il faut jouer à 200 %, quelle que soit la composition de l’équipe et peu importe le moment, et c’est ce que l’on fait de très bien aujourd’hui.
Tout va bien alors ?
Non. Les résultats sont là et c’est bien, mais il y a toujours du pain sur la planche parce que l’on a un groupe assez jeune et qui doit continuer à avancer ensemble.
Diriez-vous que vous avez une équipe imprévisible ?
Pas du tout. Peut-être pour les adversaires mais pas pour moi. On est sur une vraie logique, les trois matchs qui font suite à la préparation. On est dans une continuité.
Nantes est toujours invaincue, avec la meilleure attaque et toujours en course pour le titre de champion de France. Comment reverser cette équipe ?
C’est une équipe qui joue la Ligue des champions et le titre de champion de France. Elle a un effectif impressionnant mais qui a la masse salariale de ses ambitions. C’est un top club européen. Je pense que nous avions fait un bon match à l’aller. Leur spécialité, c’est l’attaque et on va dire que nous, on est plutôt solides en défense. On va essayer de faire valoir notre dynamique actuelle qui est très bonne. C’est peut-être un bon test pour s’évaluer face à une des meilleures équipes d’Europe.
Votre match à Nantes est intercalé entre deux rencontres de Champions League pour le HBCN, qui jouera donc trois fois en une semaine. Cela peut-il être un avantage pour l’USAM ?
Non, ils sont habitués à ce rythme et ça n’exercera pas une grande influence sur notre match.
L’USAM va-t-elle privilégier la coupe de France dans laquelle elle est qualifiée pour les demi-finales et où elle rencontrera encore les Nantais ?
Non, on ne privilégie rien du tout. On avance étape par étape. Là c’est le championnat et on verra quand la coupe de France se présentera, mais c’est dans deux mois. C’est loin devant nous et on ne sait pas où l’on sera à cette époque.