Il a laissé passer les fêtes, histoire "de ne pas tout mélanger". Mais c'est au lendemain du Jour de l'An que le maire d'Alès, Christophe Rivenq, a souhaité marquer la "prolongation", voire le véritable démarrage de la campagne des élections municipales qui, selon ses propres dires, sera très courte. La conférence de presse de ce vendredi matin a levé un premier doute : si Max Roustan repart sur la liste, ce n'est pas pour faire de la figuration mais bien dans l'optique d'être premier adjoint, comme depuis mars 2024.
Avec une "très grande majorité de l'équipe sortante", la liste est encore en cours de composition. Mais, selon Christophe Rivenq, la difficulté réside désormais dans le fait de refuser ou frustrer certains volontaires. "Le premier document de campagne sera celui de notre bilan", avance Christophe Rivenq, qui a partagé, dès ses débuts, l'aventure municipale de Max Roustan, après avoir mené campagne pour les législatives de 1993.
Un bilan de plus de trente ans, que Christophe Rivenq présente en rappelant que la commune n'a pas connu de hausse d'impot depuis. "Et malgré deux premières années de mandat compliqué, en raison du Covid, 90% du projet 2020-2026 a été réalisé." Le maire sortant évoque deux équipements qui ne sont pas allés à terme, mais qu'il promet être en cours : un nouveau pont sur le Gardon, "mais il faut dix ans pour faire un pont" ; et une nouvelle salle de spectacle, que Christophe Rivenq promet "dans quelques mois ou années".
"Je n'ai aucune inquiétude, je ne vois pas comment les choses pourraient mal se passer"
S'il n'est devenu maire que l'année dernière, Christophe Rivenq préside l'agglomération depuis 2020, et avance un projet de territoire mené "à 86%". "Un mandat assez exceptionnel, s'est réjoui le président sortant, où tout a été fait à l'unanimité, dans un consensus politique au-delà des espérances, avec l'ensemble des forces politiques du territoire." Moins les abstentions régulières des membres de l'opposition alésienne représentée au conseil d'agglo.
Si le programme doit être présenté en réunion publique, avec l'ensemble de la liste, le 5 février à l'espace Cazot, "nous pensons savoir, peut-être avec immodestie, ce que pensent les Alésiens". Christophe Rovenq avance ainsi, comme priorités, "la sécurité - devenue la première préoccupation alors qu'il y a six ans ce n'était pas le cas - la santé, la qualité de vie, la propreté et la dynamique du coeur de ville".
"Depuis 70 ans que je milite, je n'allais pas m'arrêter en plein milieu !, a plaisanté Max Roustan pour expliquer sa présence en troisième place sur la liste, mais avec l'assurance de rester premier adjoint en cas de victoire. Je ne pouvais pas m'arrêter, tout simplement". Un positionnement certain sur la liste, alors que celle-ci "n'est pas commencée, s'amuse Christophe Rivenq. La quasi-totalité souhaite poursuivre l'aventure." Le maire affirme même disposer d'une cinquantaine de candidatures supplémentaires, sans compter les éventuels anciens amis qui figureront sur la liste de Marc Infantès, "les frustrés" a lâché Ysabelle Castor, conseillère municipale sortante aux manifestations taurines.
Dans la droite ligne des quatre réélections au premier tour de Max Roustan, Christophe Rivenq a souhaité le même régime pour sa future liste, alors que 36 membres de la liste Roustan avaient été élus en 2020, sur 43 conseillers municipaux. "Être élu au premier tour, ça évite les tripatouillages. Ça dépend aussi de qui va être en face de nous, nuance Christophe Rivenq. Mais je n'ai aucune inquiétude, je ne vois pas comment les choses pourraient mal se passer."
"Gaulliste", se définissant "comme RPR", Christiophe Rivenq ne mettra le logo d'aucun parti sur son affiche de campagne. "J'ai pris beaucoup de recul par rapport aux partis depuis la fin du cumul des mandats", commente le maire, qui n'a jamais caché que l'orientation prise par le parti Les Républicains ne le satisfaisait guère, lui qui est proche de Xavier Bertrand. "J'ai arrêté de payer ma cotisation quand Ciotti a fait son truc", conclut laconiquement Christophe Rivenq. Soit une alliance avec le RN, entre les deux tours des législatives, au nom du parti LR, sans concertation avec ses cadres. Une façon aussi, pour le maire sortant, de répéter - en écho à Max Roustan - son attachement à la fonction de maire, bien plus visible que celle de député.
L'inauguration du local de campagne, au croisement des rues Beauteville et Saint-Vincent, a lieu ce samedi 3 janvier à 11h. Puis, jeudi 5 février, à 19h30, présentation de l'équipe et du projet 2026-2032 sous forme de réunion publique, à l'espace Cazot. Ensuite, la liste promet "une campagne de terrain".