Elles ont un objectif, offrir un espace accessible, convivial et fonctionnel pour accueillir le public, organiser des ateliers, des groupes de parole et des permanences, et permettre à ses trois salarié·e·s de travailler ensemble au quotidien.
« Nous cherchons un local suffisamment grand pour accueillir nos activités, nos réunions, nos ateliers artistiques et de santé, et nos groupes de parole », explique l’association sur sa page de collecte de fonds. L’enjeu est de taille : le local doit être accessible à pied, à vélo ou en transports en commun, notamment pour les jeunes, qui représentent une part importante du public accompagné par Boucan. « Nous voulons être au cœur de la ville, là où la vie bat son plein, pour faciliter l’accès à nos services et briser l’isolement des victimes », précise l’équipe.
Actuellement, Boucan organise déjà des ateliers et des permanences dans différents lieux partenaires, comme l’espace Près-Saint-Jean ou la librairie Au Bonheur des gens, mais l’association aspire à un espace pérenne et dédié, pour développer pleinement ses missions : accompagnement juridique, ateliers d’éducation populaire, groupes de parole, et événements culturels (festival de cinéma, expositions, etc.).
Des actions variées pour un combat essentiel
Depuis sa création, Boucan multiplie les initiatives pour sensibiliser, informer et soutenir les victimes. L’association propose :
- Des ateliers sur la santé sexuelle et le consentement, animés par des professionnels (sages-femmes, psychologues, juristes).
- Des groupes de parole pour les victimes de violences ou d’inceste, dans un cadre sécurisé et bienveillant.
- Un festival de cinéma engagé, avec des projections-débats pour interroger les rapports de genre et les violences systémiques.
- Des permanences juridiques pour orienter et accompagner les victimes dans leurs démarches.
« Notre approche est féministe, inclusive et ancrée dans l’éducation populaire. Nous voulons créer un lieu où chacun·e peut trouver écoute, ressources et solidarité », souligne Lara, coordinatrice de l’association.
Un local proche de la ville
L'association veut trouver en centre-ville, ou alors dans les quartiers tout proches comme Rochebelle et les Prés-Saint-Jean. Ce sont des zones pour eux très dynamiques, bien desservies par les transports, et où la vie associative est déjà bien implantée. « Nous voulons nous inscrire dans cette dynamique de quartier, en collaboration avec les autres acteurs locaux », explique Boucan. Le centre-ville, quant à lui, offre une visibilité et une accessibilité maximales, essentielles pour toucher un public large et diversifié.
Comment soutenir le projet ?
L’association a lancé une collecte de fonds pour financer la location et l’aménagement du local. Les dons sont ouverts sur la plateforme HelloAsso, et chaque contribution compte pour concrétiser ce projet ambitieux. « Un local dédié nous permettrait de renforcer notre impact, d’accueillir plus de monde, et de développer de nouvelles actions », insiste l’équipe.
Boucan espère trouver un local d’ici les prochains mois, pour pouvoir y installer ses activités dès que possible. En attendant, l’association continue ses actions sur le terrain, avec des ateliers, des rencontres et des événements ouverts à tous.