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Publié il y a 9 mois - Mise à jour le 21.02.2022 - stephanie-marin - 2 min  - vu 4904 fois

BEAUCAIRE Une famille dort dans une arrière-boutique depuis l'incendie de son appartement

Le couple et ses trois enfants dorment dans cette pièce depuis l'incendie de leur appartement, le 28 janvier 2022. (Photo : S.Ma/ObjectifGard)

Une détonation puis le feu. Le vendredi 28 janvier 2022, une vingtaine de sapeurs pompiers était mobilisée pour venir à bout des flammes qui ravageaient un appartement situé rue Frédéric-Mistral à Beaucaire.

Presque un mois s'est écoulé et la famille qui vivait dans le logement sinistré est toujours en attente d'un relogement. Latifa, son mari Hicham et trois de leurs enfants âgés de 3 mois, 3 ans et 11 ans dorment depuis l'incendie dans l'arrière-boutique de leur commerce, au coeur du centre-ville de Beaucaire. Angoissée, épuisée, la mère de famille peine à retenir ses larmes : "Je ne sais pas combien de temps on va tenir comme ça."

On ne peut que comprendre l'urgence de la situation en voyant les piles de couverture entassées dans une pièce exiguë. À peine quelques mètres carrés qu'ils se partagent à cinq. Le plus âgé des enfants du couple, âgé de 20 ans, se fait héberger ici et là. Très vite, un élan de solidarité s'est formé autour de cette famille et de nombreuses personnes ont répondu à l'appel aux dons lancé sur les réseaux sociaux. Les deux mosquées de Beaucaire ont également organisé une cagnotte. Certains voisins et amis leur ouvrent leur porte pour qu'ils puissent faire leur toilette, se préparer à manger, ou passer une nuit ailleurs que le commerce. "C'est formidable et nous les remercions du fond du coeur", a réagi Latifa.

Mais très vite, l'inquiétude marque le visage de la maman âgé de 43 ans. Elle a sollicité l'aide du centre communal d'action sociale de Beaucaire pour faire une demande de logement auprès des bailleurs sociaux. L'un d'eux a invoqué un antécédent ce qui a freiné l'avancée du dossier. Latifa accompagnée de ses amies parmi lesquelles, Laure Cordelet, présidente du Rassemblement citoyen de Beaucaire, a également frappé aux portes des agences immobilières. "Je ne cherche pas à tout prix un logement social, on peut payer un loyer, faire des réparations etc. On veut juste un toit, sortir au plus vite de cette situation." Un appartement lui a ainsi été présenté, mais la mise en place du "permis de louer" depuis le 1er novembre, pourrait là encore retarder l'entrée de la famille dans le logement, si son propriétaire donne son accord.

"Le relogement relève de la compétence du préfet et non du maire"

Désespérée, la Beaucairoise est allée frapper à la porte du maire, Julien Sanchez, pour lui rappeler sa situation. Rappeler, car il avait rencontré à deux reprises le couple et ses enfants. Contacté par la rédaction, le premier magistrat de la commune a assuré que la mairie avait entrepris des démarches, des prises de contact avec les bailleurs sociaux, insistant sur le fait que "le relogement relève de la compétence du préfet et non du maire." Et le même de poursuivre : "Si un propriétaire privé accorde un logement à la famille, nous ferons le maximum pour accélérer la procédure du permis de louer. Toutefois on s'interroge sur l'action de l'assurance." D'après les dernières informations communiquées par la municipalité, le CCAS aurait eu "une touche" avec un bailleur social. Un appartement devrait très prochainement être proposé à la famille.

Stéphanie Marin

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