Publié il y a 1 h - Mise à jour le 05.02.2026 - Propos recueillis par Yannick Pons - 3 min  - vu 35 fois

CULTURE Zigo : « Il y a des membres d’origine kabyle, béninoise, grecque, italienne. On représente assez bien la France d’aujourd’hui »

Dub Inc

- @Toine #Photocompulsif

Guidé par ses envies instrumentales, un métissage culturel et par la dynamique du live, les Stéphanois de Dub Inc présentent leur neuvième album Atlas en tournée. Ce vendredi 6 février, le groupe est attendu à Paloma à Nîmes, et c'est complet !

Un disque enregistré dans un studio repris et rénové par le groupe à Saint-Étienne, comme un album « old school » et défendu sur scène par une formation qui fait du concert son terrain de jeu naturel, Dub Inc défend le reggae depuis 30 ans. Entretien avec Zigo, batteur de Dub Inc.

Objectif Gard Comment est né Dub Inc et comment vous regardez ces presque trente années ?

Zigo (Dub Inc) : On a une histoire assez singulière parce qu’on a commencé au lycée. On a monté le groupe en 1998, on était tous potes. On n’avait pas du tout en tête d’être encore ensemble trente ans plus tard. On a fait les choses simplement. Comme un groupe de lycée. On aimait le même genre de musique, on s’est dit qu’on allait monter un groupe. De fil en aiguille, on a commencé à s’organiser, à faire des petits concerts chez nous, puis un peu plus loin. Le lycée s’est terminé et on s’est dit qu’on allait essayer de faire une année entière consacrée à la musique. Cette année s’est transformée en presque trente ans. Petit à petit, on s’est rendu compte qu’on pouvait tourner à l’étranger, même dans des pays où on ne parlait pas français, et que notre musique pouvait quand même toucher. On a fini par jouer sur tous les continents, en France comme ailleurs.

Le groupe est aussi marqué par une véritable diversité culturelle ? Sur l'album Atlas, on sent davantage d’influences africaines et sud-américaines. C'est une évolution assumée ?

Oui, on est assez multiculturels, à l’image de Saint-Étienne. Il y a des membres d’origine kabyle, béninoise, grecque, italienne. Finalement, on représente assez bien la France d’aujourd’hui. Ça se ressent aussi dans les langues qu’on utilise, le français, l’anglais, le kabyle. Peut-être qu’au début, on essayait de faire un reggae plus jamaïcain. Mais notre musique a toujours été ouverte, notamment vers l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Ces dernières années on a beaucoup tourné en Argentine, au Mexique, au Guatemala, en Colombie. Forcément, ça déteint. Ce sont des musiques très proches du reggae, avec beaucoup de similitudes. Tout vient assez naturellement. On fait notre sauce. On est de très mauvais imitateurs, donc ça nous permet de faire quelque chose d’un peu singulier. On ne cherche pas à révolutionner quoi que ce soit. On fait la musique qui nous plaît.

Vous avez aussi repris un studio à Saint-Étienne, utilisé pour l’album.

Le studio existait déjà, il s’appelait Studio Mag. Il allait être vendu pour devenir un parking. On a trouvé ça dommage, parce que c’est un outil hyper important pour la musique à Saint-Étienne. On a décidé de se retrousser les manches. Presque neuf mois de travaux. Aujourd’hui, c’est un très grand studio, avec plusieurs cabines, qui permet de travailler de plein de façons différentes. On s’en est servi pendant un an pour enregistrer l’album. Maintenant, on le met aussi à disposition d’autres artistes. L’idée, ce n’était pas d’en faire un studio commercial, mais de ne pas laisser un lieu comme ça dormir quand on est en tournée.

Vous serez à Nîmes ce vendredi. Vous connaissez la ville, ses histoires de football, Paloma ?

On est déjà venu il y a quelques années. Je m’en souviens bien. C’est un endroit vraiment sympa. Pour ce qui concerne le foot, on aime bien la ferveur du Chaudron. C’est plus l’ambiance, ce truc de ferveur qui nous parle, pas l’actualité du foot.

La tournée a repris récemment. Vous êtes dans quel rythme en ce moment ? À quoi peuvent s’attendre les Nîmois sur scène ?

On a repris il y a deux semaines. On a fait Lille, Bordeaux, Nantes, La Rochelle. Là, on arrive à Nîmes. Pour le moment, on tourne surtout en France et dans les pays limitrophes. Il y aura du nouveau et du pas nouveau. On essaie toujours de se mettre à la place du public quand on prépare une tournée. On joue des morceaux de tous les albums. On ne les joue pas exactement comme les années précédentes. On joue aussi pas mal de titres du dernier album, pour apporter quelque chose de frais. La plupart des gens qui viennent nous voir nous ont déjà vus ces dernières années. L’idée, c’est que le concert reste vivant. La date affiche complet c’est assez fou. Merci à tous ceux qui ont rempli la salle aussi vite. Pour nous, cette tournée, c’est vraiment ahurissant.

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Propos recueillis par Yannick Pons

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