Publié il y a 1 h - Mise à jour le 04.05.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 109 fois

ÉDITORIAL Des raisons d’y croire

Square Aboubakar Cissé La Grand-Combe

Les élus, autorités et proches d'Aboubakar Cissé présents pour l'inauguration

- CD

Sous une apparente inertie, des signaux faibles et des initiatives locales laissent entrevoir des raisons d’y croire.

On vous avait laissés il y a deux semaines, pour les vacances de Pâques. Et depuis ? Pas grand-chose. Ou pire : cette impression tenace que tout patine. Nîmes Olympique s’éloigne de la montée en Ligue 3. L’USAM enchaîne les défaites. Le RCN a raté sa saison. Le sport local n’est plus qu’une chronique de désillusions. Et pendant ce temps, le plein reste hors de prix. Donald Trump s’enlise face à l’Iran. Le détroit d’Ormuz demeure sous tension. Et les automobilistes paient. Encore. Toujours. Comme si de rien n’était. Sur le terrain local, difficile de se montrer plus enthousiaste. Après les municipales, place au service minimum. Les majorités sont en place, bien installées, bien protégées. Ça travaille, dit-on. En coulisses. Autrement dit : pas grand-chose de visible. À Nîmes, on nous promet un nouveau souffle. Très bien. Mais pour l’instant, c’est à peine une brise. Les visages ont changé. Pas la méthode. Or les électeurs n’attendent pas des intentions. Ils attendent des actes. Et vite. Seul signal : la présence de l’équipe municipale dans les cortèges de la CGT pour le 1ᵉʳ mai. Un symbole. Un positionnement, peut-être. Mais un symbole ne gouverne pas une ville. À Alès, le décor est encore plus limpide : rien ne bouge. Christophe Rivenq avance sans contradiction. La gauche a disparu des radars. L’extrême droite, elle, patiente. Sept ans à regarder passer les trains, en espérant monter dans le prochain. Ailleurs, les choses bougent, mais pas forcément dans le bon sens. À Bagnols, à Vauvert. En Petite Camargue surtout, où le monde de la culture est prié de se taire. Ou de partir. De se faire discret. Et, surtout, de ne pas poser de questions. Le message est limpide : circulez. Alors oui, tout n’est pas noir. Heureusement. Il reste des respirations. Samedi soir, aux arènes de Nîmes, les dix ans de N&G Mode : un gala inclusif, ouvert, vibrant. La preuve que l’énergie ne demande qu’à s’exprimer. Vendredi 1ᵉʳ mai, Arles a vibré avec les gardians. Une ode aux traditions camarguaises. Défilé, bénédiction des chevaux : un moment de fierté collective, partagé bien au-delà des seuls Arlésiens. Et puis il y a les moments graves. Ceux qui obligent à regarder en face. Dimanche 3 mai, à La Grand-Combe, un square a été inauguré en mémoire d’Aboubakar Cissé, assassiné dans la mosquée de la commune. Avec une exigence : ne pas oublier. Car la haine, elle, ne prend pas de vacances. Ni ces deux dernières semaines. Ni celles à venir. À mesure que la campagne présidentielle se rapproche, elle pourrait même trouver un terrain encore plus fertile.

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