Il est, depuis plus d'un an, le premier adjoint de la commune. Pompier professionnel depuis 2001, après quelques années de bénévolat, Stéphan Berto est le chef de centre des sapeurs-pompiers de Lédignan. Il compte également sept années et demie de maçonnerie. Et, surtout, en matière d'expérience politique, un mandat qu'il a poursuivi à côté de Bruno Olivieri, alors que sa majorité connaissait des sursauts.
Il n'était pas adjoint après la victoire aux municipales de 2020. "Je suis entré avec la délégation sports. Puis, je suis devenu adjoint, puis j'ai pris des responsabilités. Jusqu'à devenir premier adjoint, il y a un peu plus d'un an." La faute, donc, à des dissensions internes qui ont vu le successeur "naturel", José Tarquini, se détacher de Bruno Olivieri, notamment avec Hélène Meunier (Objectif Gard la rencontrera prochainement). Stéphan Berto a préféré "rester neutre tout le long. Bruno est comme il est, commente-t-il. Je suis resté dans le bateau pour rester proche de mes projets et qu'ils aboutissent".
Entretemps, Stéphan Berto y a pris goût. En 2020, il en était alors à vingt années de VTT "international et national. Le Covid m'a permis d'arrêter un peu et de mettre un pied dans la mairie. J'ai préféré œuvrer pour la politique." Stéphan Berto a "appris tout ce qui était nouveau, je me suis impliqué dans beaucoup de domaines. Je suis aussi conseiller communautaire, ce qui m'a permis de voir les dessous de ce que le citoyen lambda ne voit pas."
"Vie du village et services publics, cadre de vie, développement local, et voirie et aménagement de celle-ci"
Lui a pu constater que le fonctionnement administratif d'une mairie "est complètement différent du SDIS" (service départemental d'incendie et de secours) et s'est plu à débattre "pour l'intérêt collectif". Une démarche d'où est né le slogan de sa campagne, "Ensemble pour demain", alors que le collectif semble primer dans les projets du candidat.
Stéphan Berto insiste, ainsi, sur les quatre thèmes majeurs qu'il souhaite développer au cours de sa campagne : "Vie du village et services publics, cadre de vie, développement local, et voirie et aménagement de celle-ci". En s'appuyant sur une liste totalement neuve, sans ancien membre de la majorité, mais "avec d'anciens élus d'autres équipes, ou qui ont eu d'autres mandats ; beaucoup de Cigalois et un ancien directeur général des services".
"Avec Bruno Olivieri, on a des axes qui se rejoignent, comme laisser stagner les impôts locaux. Mais, politiquement, s'enthousiasme Stéphan Berto, j'ai envie d'exploser le cadre de vie, en commençant par la jeunesse : il manque encore des endroits où les Cigalois peuvent s'amuser, pique-niquer, s'épanouir et attirer d'autres familles pour faire vivre le village." Premier lieu identifié, qui pourrait être amélioré pour recevoir des tranches de vie : autour du gymnase, entre pétanque et Vidourle, avec "des gens pour enfants et un petit skate-park à réhabiliter en pump-track".
Le candidat se félicite du nombre d'associations sur le village, qui pourraient être moteur en la matière. "On les aide déjà beaucoup, avec 80 000 € de subventions, souligne Stéphan Berto. Il faut continuer à les faire vivre et aider à les fédérer". Rapidement, les premiers dossiers que Stéphan Berto traiterait en tant que maire concernent la scolarité, la cantine, la sécurité et la tranquillité, "car beaucoup d'incivilités ont eu lieu en 2025".
En cas d'élection, le candidat souhaite aussi apaiser les relations entre le Piémont cévenol et Saint-Hippolyte, cité la plus peuplée de la communauté de communes. Élu au conseil communautaire, il a assisté aux déchirements. "Ç'a été très compliqué en début de mandat, confirme-t-il. On ne peut pas travailler contre une communauté de communes. Aujourd'hui, on est obligé d'être en binôme. Des choses ont été faites par le Piémont, mais pas à hauteur de ce que représente la commune." Même si, pour Stéphan Berto, la priorité reste la mairie. "En cas de victoire, je n'ai pas l'objectif de prendre la présidence. Être 1ᵉʳ vice-président, même si ce n'est pas écrit, ce serait logique."
En soulignant les deux projets majeurs portés dans les six dernières années - rénovation du Plan et espace culturel - le 1ᵉʳ adjoint se félicite de laisser une commune aux "finances saines, ce qui n'est pas le cas forcément partout". Enfin, Stéphan Berto se présente sans étiquette partisane. "Je n'ai pas de chapelle réclamée, évacue-t-il. Ma seule étiquette, c'est 'Cigalois'."
La page Facebook de la liste Ensemble pour demain est à retrouver ici.