Le virus West Nile circule de nouveau dans le Gard. La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a été informée de plusieurs infections chez des chevaux résidant à proximité de zones humides, principalement en Camargue et dans le Gard rhodanien.
À ce stade, cinq cas d’infection équine sont confirmés sur les communes de Beaucaire, Caissargues, Théziers et Vauvert. Un cas supplémentaire, également localisé à Beaucaire, est encore en attente de confirmation par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).
Face à cette situation, le préfet du Gard appelle éleveurs et vétérinaires de la filière équine à la vigilance. Dans les secteurs à risque, les autorités recommandent notamment la mise en place de traitements insecticides préventifs et la vaccination des chevaux contre le virus. Tout cas suspect doit également être signalé.
Des formes graves possibles chez les chevaux
Chez les équidés, la fièvre West Nile peut passer quasiment inaperçue ou provoquer un épisode fébrile. Elle peut également prendre une forme neurologique, avec notamment de l'abattement, des tremblements ou d'autres troubles nerveux.
Selon les services de l'État, une guérison spontanée intervient généralement en trois à quatre semaines. Des formes beaucoup plus sévères existent néanmoins et peuvent provoquer une paralysie, voire entraîner la mort de l'animal.
Le virus est transmis par des moustiques, essentiellement ceux du genre Culex. Très commun en France métropolitaine, ce moustique est surtout actif en soirée et pendant la nuit, à la différence du moustique tigre qui pique principalement durant la journée.
Le cycle de transmission passe par les oiseaux sauvages infectés : un moustique se contamine en les piquant avant de pouvoir transmettre le virus à un cheval ou, plus rarement, à un être humain. Chevaux et humains sont considérés comme des « hôtes accidentels » et ne transmettent pas à leur tour le virus.
Aucun cas humain détecté dans le Gard
À ce jour, les autorités indiquent qu'aucun cas d'infection humaine par le virus West Nile n'a été détecté dans le Gard.
Chez l'être humain, l'infection demeure asymptomatique dans la majorité des cas. Lorsqu'elle provoque des symptômes, ceux-ci peuvent ressembler à un état grippal, avec fièvre, maux de tête et douleurs musculaires, parfois accompagnés d'une éruption cutanée. Plus rarement, des complications neurologiques graves peuvent survenir.
La préfecture recommande donc aux habitants de Camargue et des secteurs proches des foyers identifiés de renforcer leur protection contre les moustiques, en particulier le soir : suppression des eaux stagnantes autour des habitations, vêtements amples et couvrants, utilisation de répulsifs adaptés et, pour les personnes les plus fragiles, recours à une moustiquaire.
En présence d'une fièvre brutale accompagnée notamment de maux de tête, de douleurs musculaires ou d'une éruption cutanée, les autorités recommandent de consulter un médecin. Des troubles du comportement ou des propos incohérents doivent conduire à une consultation immédiate.