Jean-Christophe Maillot livre une réflexion poignante sur la manière dont le souvenir des personnes disparues façonne l’avenir de celles qui restent. Dès le lever de rideau, Cendrillon apparaît, serrant dans ses mains la robe blanche de sa défunte mère. Au sein de cette famille recomposée, le deuil est impossible à effectuer car le souvenir de l’être disparu est rendu tabou par ceux qui ont pris sa place. Pour autant, le chorégraphe a imaginé une belle-mère et ses filles bien différentes de celles auxquelles on pourrait s’attendre. Ici, pas de marâtre revêche ni de belles-sœurs aussi laides que stupides. Toutes les trois sont des dévoreuses manipulatrices qui usent de leur sensualité pour obtenir ce qu’elles veulent.
Un personnage sert de contre-point, c’est la fée, évocation lumineuse de la mère de Cendrillon et qui l’aide à déjouer les pièges du monde factice dans lequel elle fait son entrée. Au-delà d’une réflexion sur le deuil, Cendrillon est aussi une peinture drôle et féroce d’une société dégoulinante d’artifices où la quête du plaisir ôte à ceux qui s’y adonnent le sens des réalités. Distraction, oisiveté et ennui contrastent avec Cendrillon dont le pied nu devient l’objet symbolique du ballet. Il symbolise non seulement la simplicité et le dépouillement de la jeune fille mais également cette partie du corps sans laquelle la danse ne peut exister.
Tentez de remporter vos places avec Objectif Gard ! Comment participer ? Il vous suffit de vous abonner aux pages officielles de notre partenaire les Chorégies d'Orange, sur les réseaux sociaux. Cliquez simplement sur les liens ci-dessous pour accéder à leurs pages : page Facebook, compte Instagram. Ensuite, envoyez-nous un message privé via les réseaux officiels d’Objectif Gard, en nous précisant « Je joue pour Cendrillon » ! Vous serez automatiquement inscrit pour le tirage au sort et contacté en message privé si vous gagnez !