« C’est la première année que je viens car je suis nouvelle dans la région, mais je trouve que ce genre de manifestation est formidable et il faut les soutenir. En plus j’adore Olivier Marchal. Installée sur sa chaise pliante, à l'abri d’un arbre, Catherine a le sourire et la Stéphanoise nouvellement installée à Caissargues découvre le festival « Un réalisateur dans la ville ».
La spectatrice fait partie de ceux qui arrivent dès 19h pour se réserver les meilleures places. Daniel est quant à lui un Nîmois de toujours, mais il a attendu la 22ᵉ édition du festival pour s’y rendre : « Je n’étais jamais venu, peut-être parce que je ne m’étais pas bien informé, mais cette fois j’y suis et j’aime bien Olivier Marchal ».
Le soleil se couche lentement, laissant la place à l’obscurité et à quelques moustiques, quand la soirée commence avec l’association nîmoise Stand Hop, qui pendant 30 minutes délivre une représentation de hip-hop. Puis, des élèves du lycée Philippe-Lamour présentent trois courts-métrages. Enfin, vers 22h, Olivier Marchal arrive et il évoque le tournage de son film « 36 quai des Orfèvres » et plus précisément de sa rencontre avec Gérard Depardieu dans un restaurant autour de nombreuses bouteilles de vin.
« On a bu entre 21 h 30 et 6h du matin entre huit et dix bouteilles de blanc. On a parlé de Jean Carmet, de Patrick Dewaere, de tous sauf du film et on a fini dans la cuisine à manger à même les plats. Il m’a broyé trois côtes et il m’a dit : « Je vais le faire, ton film ». Une nuit d’ivresse mémorable.
Enfin, il est 22 h 15 quand les lumières s'éteignent et que le film commence dans un décor somptueux. Le festival « Un réalisateur dans la ville » consacré à Olivier Marchal est lancé et il se poursuit tous les soirs à 21h avec ce lundi « MR 73 », mardi « Les Lyonnais » et mercredi « Carbone ». En complément, mardi à 14 h 30 à la leçon de cinéma sera consacrée au film « Borderline ».