Publié il y a 1 h - Mise à jour le 27.07.2026 - CC - 3 min  - vu 1555 fois

JUSTICE Joachim Cadenas porte plainte contre les frères Balti

  Joachim Cadenas

- Photo Stéphanie Marin

"Anouar Balti est parvenu à porter un coup de poing au niveau de la gorge de Joachim Cadenas. C'est dans ce contexte immédiat que mon client lui a porté un coup de poing ayant entraîné sa chute. Joachim Cadenas n'entend nullement dissimuler cette réaction mais il est constant qu'il a lui-même été victime de violences", justifie Maître Khadija Aoudia, avocate du célèbre raseteur. 

Le monde de la course camarguaise se déchire depuis jeudi dernier et la bagarre qui a éclaté entre Joachim Cadenas, star de la discipline et Anouar Balti, président de la course, à l'issue de la deuxième journée de la Palme d'Or à Beaucaire. Ce samedi, coup de tonnerre, la Fédération Française de Course Camarguaise a décidé de suspendre Joachim Cadenas à titre provisoire le privant ainsi de participer à la grande finale de la Palme d'Or prévue ce lundi à 17 heures dans les arènes de Beaucaire. L'Arlésien était le grand favori de cette course majeure de la saison et le duel tant attendu face à Vincent Marignan n'aura pas lieu. 

Ce lundi, les avocats nîmois de Joachim Cadenas, maîtres Khadija Aoudia et Arnaud Lemoine, annoncent que leur client porte plainte et livrent leur version des faits. L'ancienne bâtonnière du barreau de Nîmes a déposé une plainte auprès du procureur de la République de Tarascon contre Anouar Balti pour "violences volontaires."

Selon son conseil, le raseteur arlésien se serait défendu après avoir été agressé : "Anouar Balti est descendu des gradins pour venir au contact de Monsieur Cadenas. Parvenu à sa hauteur, il l'a saisi par son tee-shirt avant de tenter de lui porter un premier coup. Mon client est parvenu à esquiver ce coup. Face à cette agression soudaine, il reconnaît avoir réagi en assénant une gifle à Monsieur Balti. Plusieurs personnes se sont alors interposées afin de mettre un terme à l'altercation. Malgré cette intervention, Monsieur Balti est néanmoins parvenu à porter un coup de poing au niveau de la gorge de Monsieur Cadenas. C'est dans ce contexte immédiat que mon client lui a porté un coup de poing ayant entraîné sa chute."

Deux jours d'ITT et une dizaine de témoins

Maître Aoudia reconnait également les coups portés par le raseteur de 31 ans, entré dans la légende de ce sport début juillet en remportant une huitième fois la Cocarde d'Or. "Monsieur Cadenas n'entend nullement dissimuler cette réaction. Il considère toutefois qu'elle ne peut être appréciée indépendamment des violences physiques préalablement exercées contre lui et des circonstances particulièrement tendues dans lesquelles elles sont intervenues. En revanche, il est constant que Monsieur Cadenas a lui-même été victime de violences. Le certificat médical établi à la suite des faits fait état de lésions compatibles avec ses déclarations et fixe son incapacité totale de travail à deux jours. À ce jour, près d'une dizaine de personnes présentes au moment de l'altercation ont accepté d'attester des circonstances dans lesquelles les violences se sont déroulées", poursuit l'avocate nîmoise. 

Un bagarre entre les deux hommes qui résulte d'une forte tension datant de nombreuses années, "depuis son adolescence, Monsieur Cadenas affirme avoir été régulièrement pris pour cible par Monsieur Balti, lequel n'aurait eu de cesse de le rabaisser, de l'humilier publiquement et de l'isoler au sein du milieu de la course camarguaise", insiste son conseil.

"Incitation à la haine et à la discrimination"

Les avocats du raseteur ont décidé de porter également plainte contre Mourad Balti pour "incitation à la haine et à la discrimination, diffamation publique et injure publique." "Le frère de Monsieur Balti, Mourad Balti, juge de piste, a délibérément orchestré une véritable cabale sur les réseaux sociaux, en diffusant des publications visant à dénigrer mon client et à le présenter comme un délinquant violent, en se fondant notamment sur une ancienne condamnation pénale pour des faits de violences pourtant couverts par la réhabilitation de plein droit", poursuivent ses avocats faisant référence à la condamnation de Joachim Cadenas, en octobre 2021, par le tribunal correctionnel de Tarascon à douze mois de prison avec sursis pour violences en réunion.

"Au regard de ces éléments, il apparaît que les faits sont susceptibles de recevoir les qualifications de diffamation publique, d'injure publique, ainsi que de provocation à la haine ou à la discrimination, dès lors que les publications litigieuses ont contribué à susciter un mouvement de rejet, d'hostilité et de vindicte publique à l'encontre de Joachim Cadenas", concluent-ils en demandant l'ouverture d'une enquête. Suite à la décision de suspendre provisoirement le raseteur arlésien, les pros et anti Cadenas se sont opposés avec virulence sur les réseaux sociaux. Une affaire qui annonce une ambiance plus que morose en fin d'après-midi dans les arènes de Beaucaire. 

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Corentin Corger

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