Le chef d’une entreprise de peinture gardoise, entendu en décembre pour des faits de travail dissimulé, a connu, ce jeudi 8 janvier, l’issue de son affaire. Confronté à la juridiction nîmoise, il n’avait pas reconnu le travail dissimulé à l’égard d’un jeune Pakistanais venu effectuer un stage du 1ᵉʳ juillet 2022 au 2 octobre 2024.
Le pot aux roses a été dévoilé grâce à un contrôle routier d’un véhicule de la société du prévenu avec, à son bord, trois personnes en tenue de travail. L’un d’eux, la victime dans cette affaire, ne serait pas salarié de la société, mais un jeune Pakistanais venu « voir un peu les nouveautés dans le métier », selon le chef d'entreprise. Une déclaration préalable à l’embauche (DPAE) a pourtant été établie, à la hâte, quelques heures après ce contrôle routier fortuit.
Le chef d’entreprise a été reconnu coupable des faits reprochés. En répression, le tribunal, présidé par Jérôme Reynes, l’a condamné à une amende de 8 000 €. Il devra également réparer le préjudice causé au jeune travailleur à hauteur de 1 000 € et couvrir ses frais de justice pour la même somme. Concernant l’indemnisation de l’Urssaf, l’affaire est renvoyée sur intérêts civils.