Calme et concentration. Ce sont les émotions perceptibles sur les visages des joueurs des 32 équipes qui disputent, ce week-end, le championnat régional d’Occitanie de jeu provençal, sur le vaste boulodrome du Cailar. « Ça faisait une dizaine d’années qu’on n'avait pas accueilli le championnat d’Occitanie », sourit Vincent Méger, président de la commission jeu provençal du Comité départemental du Gard. Installés sur un boulodrome ombragé, les 96 joueurs « vont en découdre pour ce titre de champion de ligue et pour les deux places qualificatives au championnat de France », ajoute Vincent Méger.
Installés dans leur chaise de camping et sous un soleil radieux, plusieurs accompagnateurs sont venus encourager leurs joueurs préférés, venus des quatre coins de cette grande région. Pyrénées-Orientales, Ariège ou encore Tarn-et-Garonne, chaque département est représenté par deux à trois triplettes. Et cette fois, il est question de la composition des équipes, pas des boules avec lesquelles ils jouent. Le Gard n’est pas en reste. Trois équipes du 30 sont venues fouler les graviers des terrains cailarens dans le but de se mesurer aux plus forts. À la mi-journée, deux sont toujours en lice et ont pu disputer les quarts de finale.
Un jeune espoir gardois en lice
L’arbitrage, lui, n’est gardois qu’en partie. Deux arbitres parcourent les terrains, prêts à mesurer en cas de désaccord. William Le Namouric est le local de l’étape, venu s’habituer aux championnats en comité réduit. « Là, ça va, parfois, il y a une centaine d’équipes », rit-il, l’œil toujours attentif aux joueurs en pleine partie. À deux pas de là, l’un des champions 2026 du Gard s’oppose à la triplette de Castanet Sport, venue de Haute-Garonne. Accompagné des deux frères Jean-Patrice et Laurent Rousseau, le jeune Théo Bernard ne fait pas pâlir sa réputation. Boule à la main, il tire « à la manière provençale », permettant à son équipe de remporter le point.
« C’est une réussite, on est content de vous accueillir », s’enthousiasme Jean-Pierre Felix, président de la boule du Saule, lieu d’accueil de cette compétition régionale. « Ils ne connaissaient pas la gardianne », ajoute-t-il. Référence faite au repas, qui a garni les ventres des joueurs lors de la pause méridienne. Une spécialité locale que Jean-Pierre Felix a eu le plaisir de proposer, d’autant que le taureau a été fourni par son fils, responsable d’une manade située à Aimargues. Une fois les estomacs satisfaits, place au sport. Avec la qualification en ligne de mire, au bout d'un week-end d'endurance, d’adresse et, peut-être, d'un peu de chance.