Objectif Gard : Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?
Enzo Fontaine : Je suis originaire de Lunel, j’ai 25 ans. J’ai commencé dans le Gard à Calvisson, puis je suis parti à Lunel au Gallia où j’ai fait pratiquement toutes mes classes en jeunes. Ensuite, je suis allé à Béziers en U17 Nationaux, avant de revenir à Lunel en seniors. J’ai fait deux saisons en R1, dont la dernière où je mets 20 ou 21 buts. Après, je suis parti à Colomiers en N3 pour découvrir ce niveau, ça s’est très bien passé, puis j’ai enchaîné à Blagnac, et cette année à Alès.
Qu’est-ce que t’ont apporté tes expériences en National 3 du côté de Toulouse ?
Ça m’a fait grandir en tant qu’homme. J’ai découvert le niveau N3 en Haute-Garonne, c’était top, que des équipes qui jouaient au ballon, avec de bons terrains. Et humainement, ça fait du bien de découvrir autre chose, une autre mentalité, une autre ville. Le niveau là-bas est très bon, avec de bonnes infrastructures.
Pourquoi alors avoir choisi de rejoindre l’OAC cet été ?
J’avais envie de revenir plus près de chez moi et de ma famille. J’ai eu Frédéric Fabre et Jean-Marie Pasqualetti au téléphone, on a échangé et ensuite je suis monté voir le président. Ça s’est fait assez rapidement. En plus, mon père, Cédric Fontaine (54 matchs de Ligue 2 en carrière), qui a joué à Alès, m’en a dit que du bien du club. Je fais partie avec Noé Cabezas et Tom Larcier des fils d’ancien joueur à l’OAC, et mon père et celui de Tom (Sébastien) ont joué ensemble avec Franck Ribery à l’époque en 2002-2003.
Ton début de saison a été perturbé par une blessure…
Oui, contre Le Grau-du-Roi en amical, je me fais une fracture de l’orteil, ça m’a tenu un certain temps. Quand je suis revenu, j’étais bien dans ma tête, j’ai enchaîné quelques matchs, dont deux en Coupe de France, je suis direct titulaire face à Rousson et je marque.
Ce but à l'aller face à Fos m'a fait un bien fou.
Enzo Fontaine
Puis il y a eu ce carton rouge en Coupe qui t’a freiné…
Oui, contre Montferrier je prends un rouge sévère et je me retrouve suspendu quatre matchs. C’était un peu compliqué, parce que je m’entraînais la semaine mais le week-end j’étais à la maison. Mais j’avais un esprit revanchard, j’avais envie de revenir, de gagner ma place et d’aider l’équipe.
Tu marques ensuite un but important à Fos-sur-Mer…
Oui, il m’a fait un bien fou. C’était une bonne récompense pour moi et pour le collectif aussi. On restait sur une défaite contre Dijon, il fallait rebondir. Égaliser en fin de match, ça nous a fait du bien.
Tu as dû attendre longtemps avant d’enchaîner les titularisations…
C’était long, mais compréhensible. L’équipe tournait bien, le coach n’avait pas envie de bouger le onze. Moi, je prenais ce qu’il y avait à prendre quand je rentrais, 10, 15 ou 20 minutes, et je me donnais à fond.
Comment as-tu réussi à t’imposer ensuite ?
Je n’ai jamais rien lâché, que ce soit en match ou à l’entraînement. Je me donne toujours à 100 %. Quand le coach m’a lancé, j’ai répondu directement, notamment contre Riviera où je marque et on gagne (1-4). Je pense que ça a joué.
Quel regard portes-tu sur ta saison ?
Je suis content malgré tout ce qui s’est passé. Peut-être que sans ce début compliqué, j’aurais pu marquer un peu plus. Mais collectivement, on fait une bonne saison et individuellement, je suis satisfait de ce que j’ai produit. Statistiquement je suis pour le moment à 16 matchs toutes compétitions confondues pour 4 buts, c’est plus qu’a Blagnac et Colomiers.
Tu as été utilisé sur les deux ailes, tu as une préférence ?
À la base mon poste préférentiel c'est numéro 10, mais dans le dispositif actuel de l'équipe, je préfère jouer à droite pour rentrer sur mon pied gauche. Mais le coach fait bien de me mettre à gauche, je trouve que j’apporte une qualité de centre avec mon pied gauche qu'on avait pas dans l'équipe, donc ça dépend aussi des besoins.
Comment abordez-vous le match contre Fos-sur-Mer ?
On va l’aborder comme tous les matchs, en suivant ce qu’on travaille à l’entraînement et les consignes du coach. On va rester solidaires, mettre beaucoup d’énergie. C’est l’âme de cette équipe depuis le début de saison, mais bien sûr qu'on a envie d'aller chercher un résultat à Fos.
C’est un match important dans la course à la montée…
Oui, mais il faut surtout savoir s’adapter. À l’aller, c’était un match d’hommes, avec beaucoup de duels. C'est des matchs qu'il faut savoir aborder autrement et vite s'adapter parce qu'ils sont compliqués, différents des autres. On espère marquer plusieurs buts et repartir avec les trois points.
Vous y croyez encore pour la montée ?
Mathématiquement, ce n’est pas terminé. On va tout faire pour gagner tous nos matchs. Il reste quatre rencontres, on veut gagner les quatre et on verra ce qui se passe devant. Tant qu'il y aura une petite lueur d'espoir, on sera toujours là pour essayer de gratter quelque chose. On va tout faire pour finir le plus haut possible. On aura pas de match facile mais on sera là jusqu'à la fin.
Comment se passe ta vie à Alès ?
Ça se passe bien. Au début, je dormais au centre, mais comme je n’habite pas loin, je suis vite rentré chez moi. Je fais les trajets avec les coéquipiers, et la vie de groupe se passe très bien.
Un mot sur ta relation avec le coach Jean-Marie Pasqualetti ?
Elle est bonne. Il est exigeant à l’entraînement parce qu’il veut tirer le meilleur de nous, mais il sait aussi rigoler. Il est proche de tout le monde.
Quel est votre objectif pour cette fin de saison ?
On va s’accrocher et on ira jusqu’au bout. On veut gagner tous nos matchs et finir le plus haut possible.