Ils sont plusieurs à avoir moins de 28 ans, et à se situer en position favorable de la liste. "Ils ont des choses à dire, c'est grâce à eux que l'on va changer le monde", assume Lise Florès. Emma Wenckowski (numéro 3), Raphaël Valette (numéro 6) et Ephrem Sauzedde (numéro 8) sont aux côtés de la tête de liste et ont souhaité s'engager pour ce projet citoyen, afin de porter un renouveau. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont un avis tranché.
"Par rapport à la sécurité, les deux listes de gauche ont une approche préventive, alors que les autres candidats sont sur du répressif. Pour eux si les gens galèrent, c'est parce qu'ils le méritent. S'ils n'ont pas de travail, c'est qu'ils ne veulent pas en trouver. Et s'il y a des problèmes, c'est avec la police qu'on les règle et en tapant sur les gens. Ceux qui sont dans une sécurité préventive sont dans une volonté d'accompagnement. Il y a un problème d'accompagnement, mais aussi dans la formation et les problèmes sociaux", argumente Ephrem Sauzedde. "Dans leur politique autour de la sécurité, on voit tout de suite leur étiquette".
"Quand on a fait les enquêtes auprès des habitants, on a eu des demandes pour stopper les points de deal et d'agir sur les violences interfamiliales. On a un accroissement des problématiques d'addiction et de consommation de drogue, ainsi qu'un accroissement des plaintes liées aux violences intrafamiliales", assume Lise Florès. "Et tout ça se règle par l'implantation et le développement de médiateurs de quartiers".
Emma Wenckowski, travaille justement dans ce secteur. "Je suis éducatrice et je travaille avec les adolescents majeurs. Ce qui me touche dans ce programme mis en place, c'est la création d'activités et d'un pôle culturel à Lunel. Je vois les jeunes partir et se mettre en danger en allant à Montpellier juste pour pouvoir vivre et faire la fête avec leurs amis. À Lunel, on manque de culture et d'endroits où les gens peuvent initier certaines choses. Quand on ne sait pas quoi faire et qu'on est jeunes, soit on se pose et on ne fait pas grand chose, soit on va ailleurs", s'exprime-t-elle.
Raphaël Valette se félicite de voir autant de jeunesse dans la liste. "Je trouve que dans la politique française, beaucoup de listes mettent les jeunes en avant, mais à des places lointaines. Pour moi c'est de la communication, et on ne peut rien faire pour les jeunes si on ne fait pas avec eux". Conseiller principal d'éducation, il regrette que certains jeunes se lancent dans des filières qu'ils ne choisissent pas toujours : "Parfois il n'y a pas de licence ou d'option à proximité de Lunel donc ils vont ailleurs. On a un problème d'endroit pour eux, ils ne peuvent pas s'investir vraiment dans la ville et n'ont pas non plus envie d'y vivre. Quand ils ont passé 18 ans, ils vont à Nîmes ou Montpellier et ne reviennent pas toujours après", déplore-t-il. Le colistier assume que les politiques publiques ne permettent pas aux jeunes de trouver un emploi.