Après l’interview du nouvel adjoint aux Sports de la Ville de Nîmes publiée ce matin sur Objectif Gard, les réactions n’ont pas tardé. Dans cet entretien, l’élu a dressé un état des lieux critique du sport municipal, évoquant notamment l’état des équipements, le soutien aux clubs et ses ambitions en matière d’événements sportifs, allant jusqu’à affirmer que « tout est à refaire ».
Des propos qui ont suscité plusieurs réactions, dont celle de son prédécesseur Thierry Procida. L’ancien adjoint aux Sports a à son tour pris la parole auprès d’Objectif Gard pour défendre son bilan et nuancer cette analyse.
« Durant cette période, ma porte a toujours été ouverte », explique-t-il, indiquant avoir reçu plus de 200 associations en un an afin d’échanger sur leurs besoins et de travailler sur les problématiques de créneaux et d’équipements. Il insiste également sur sa méthode de travail, affirmant avoir voulu instaurer « une culture du résultat » dans l’attribution des subventions, avec des critères « clairs, transparents et équitables », et réfute toute forme de clientélisme. « Je n’ai jamais confondu sport et politique », ajoute-t-il.
S’il reconnaît la nécessité d’un diagnostic et admet qu’il reste « énormément de choses à faire », Thierry Procida rappelle toutefois les contraintes auxquelles doit faire face la collectivité. « Le budget d’une commune n’est pas extensible », souligne-t-il, évoquant notamment le manque de structures pour répondre pleinement aux besoins en créneaux. Dans ce cadre, il rappelle avoir demandé l’ouverture de salles aux Costières afin d’apporter des solutions concrètes aux clubs.
L’ancien élu met également en avant plusieurs événements organisés ces dernières années à Nîmes, citant notamment les manches de Coupe du monde indoor de tir à l’arc accueillies régulièrement depuis 2014, des étapes du Tour de France, le départ de la Vuelta en 2017 devant les Arènes, mais aussi le Nîmes Urban Trail, l’UTS ou encore la création récente de l’Open de Nîmes de golf.
Pour lui, affirmer que « tout est à refaire » constitue une vision « réductrice » qui ne rend pas justice au travail engagé par les clubs, les bénévoles, les éducateurs et les collectivités. « Nîmes demeure la 6ᵉ ville la plus sportive de France », rappelle-t-il, estimant que la ville repose sur « des bases solides sur lesquelles il convient de s’appuyer ».
Thierry Procida appelle ainsi la nouvelle équipe municipale à s’inscrire dans une logique de continuité, afin de « poursuivre, améliorer et concrétiser » les actions engagées, plutôt que de « caricaturer la situation ». Il conclut en se disant vigilant quant aux orientations à venir, évoquant notamment la question d’une éventuelle hausse de la fiscalité locale.