La Maison de l’Europe de Nîmes a condamné « avec la plus grande fermeté » les affiches placardées à deux reprises sur ses vitrines, au 46 rue de la République à Nîmes, représentant la présidente de la Commission européenne associée à une croix gammée.
« Ce type de représentation constitue un acte inacceptable et contraire aux valeurs fondamentales portées par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. »
L’association rappelle également que « l’utilisation de symboles nazis ne peut en aucun cas être banalisée ou utilisée comme outil de provocation politique ». Elle dénonce « une dérive grave » consistant à assimiler des responsables européens ou des institutions démocratiques au nazisme, estimant que cela contribue à banaliser des symboles liés « aux pires crimes de l’Histoire ».
« La construction européenne constitue, depuis plus de 70 ans, un symbole de paix, de réconciliation entre les peuples et de dépassement des conflits. »
Si elle rappelle que « le débat d’idées est légitime dans une démocratie », la Maison de l’Europe insiste sur le fait qu’il « ne doit pas inciter à la haine ».