Publié il y a 1 an - Mise à jour le 31.08.2022 - stephanie-marin - 3 min  - vu 735 fois

NÎMES La Ville prête pour la rentrée scolaire

Le budget éducation est le deuxième de la Ville avec 39,4 M€ en 2022. (Photo : S.Ma/ObjectifGard)

12 400 écoliers sont inscrits dans les 83 écoles publiques de Nîmes. Tous les services de la ville sont sur le pont pour préparer la rentrée scolaire.

Ce sont 12 400 enfants qui s'apprêtent à rejoindre les bancs des 83 écoles nîmoises, elles-mêmes composées de 621 classes. Et cette rentrée se présente sous les meilleurs auspices. Notamment en raison du contexte lié au covid-19. Pap Ndiaye, ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, a décidé d'appliquer le niveau socle, c'est-à-dire le niveau minimal du protocole sanitaire, dans les établissements scolaires. "Après deux ans, nous fermons enfin la parenthèse", se réjouit Giacomo Colomer, adjoint opérationnel et pédagogique à la Ville de Nîmes. Au-delà de l'amélioration des conditions d'apprentissage avec notamment la levée des masques pour les enseignants, ce sont les projets pédagogiques - dont le développement de l'autonomie et du langage pour les maternelles et le vivre ensemble pour les élémentaires sont des axes majeurs - qui vont pouvoir reprendre de manière "normale".

"Par exemple dans le cadre du périscolaire, nous avons des projets pédagogiques en lien avec la crèche et avec la maison de retraite (toutes deux situées à proximité, NDLR) que nous avons dû mener à distance. Même si nous devons rester vigilants, ces projets pourront dès cette année se faire en présentiel", précise Céline Sforzi, référente périscolaire du groupe scolaire Paul Marcelin à Nîmes. La question de l'encadrement se révèle plus problématique, car si la Ville parvient à maintenir l'objectif d'un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) par classe, elle a beaucoup plus de mal à recruter du personnel pour l'accueil de loisirs associé à l'école (ALAE). Une trentaine de postes est à pourvoir.

La vigilance s'impose au regard du contexte sanitaire, la municipalité applique le principe de précaution. En ce qui concerne le nettoyage dans les écoles, la Ville fait appel à cinq prestataires pour un total de 160 personnels mobilisés et d'une surface intérieure à traiter de 100 000m2. En plus, des opérations dites classiques avec toutefois l'usage de produits virucides, "le maire a fait le choix de maintenir le nettoyage des sanitaires à la mi-journée mis en place depuis deux ans", soulignent Anne-Sylvie Charmasson, chef de service restauration-nettoyage et son responsable technique en charge de la supervision des prestataires de la ville de Nîmes, Yvon Manifacier. Cinq jours avant la rentrée, les agents étaient en action dans les 83 écoles publiques nîmoises. L'investissement portant sur le nettoyage est d'un peu plus de 4 M€. À noter que le budget éducation est le deuxième de la Ville avec 39,4 M€ en 2022.

"Nous sommes prêts", assure le duo. Et c'est un peu le mot d'ordre de l'assemblée réunie dans la cour du groupe scolaire Paul Marcelin, lundi en fin de matinée, Véronique Gardeur–Bancel, adjointe au maire déléguée à l’Éducation en chef de file. "Il faut saluer tout le travail qui est fait par toutes ces personnes dans les différents services de la ville, qui travaillent dans l'ombre pour préparer la rentrée, mais aussi tout au long de l'année", a-t-elle indiqué. Mais l'élue n'ignore pas l'inflation, un sujet au coeur des préoccupations des familles. "Le maire agit pour préserver le pouvoir d'achat des familles. La ville de Nîmes octroie par exemple, 50,50 € par enfant en matière de fournitures scolaires."

L'équipement des classes n'est pas une mince affaire. D'autant qu'en plus des 11 créations de classes dans le cadre de la nouvelle carte scolaire - trois en raison de l'augmentation des effectifs, les autres pour des dédoublements de classes - Cathy Rollet qui gère l'achat et la dotation des fournitures scolaires et du mobilier, a dû rééquiper l'école du mas Roman incendiée et dégradée le 25 août dernier.

Véronique Gardeur-Bancel a tenu à féliciter le travail des équipes municipales en charge de la préparation de la rentrée scolaire. (Photo : S.Ma/ObjectifGard)

Concernant les inscriptions, Margaux Andrieu et ses équipes sont sur le pont depuis le mois de mars pour une campagne clôturée au mois de juin. "Mais on continue tout au long de l'année en fonction des arrivées et même le jour de la rentrée. L'an dernier, 150 enfants ont été inscrits en septembre. Certains parents, à cause du covid étaient plutôt frileux, d'autres parce qu'il s'agissait de nouvelles arrivées ou d'un déménagement", explique la responsable du pôle inscription. Et puis il y a les listes d'attente, entre 150 et 200 écoliers sont concernés pour des demandes de dérogation de la part de parents "de plus en plus exigeants", souligne Véronique Gardeur–Bancel.

Malgré tout, l'adjointe au maire de Nîmes veille à ce que tous les enfants trouvent le chemin de l'école. En 2020, la Ville a même signé une convention avec la CAF et la MSA "pour récupérer les élèves hors radar", a-t-elle précisé. Et la même de poursuivre : "Nous avions envoyé un courrier un peu musclé aux familles. Sur les 800 enfants identifiés, certains souffrant de handicap étaient accueillis dans des centres spécialisés - et nous nous étions excusés auprès des familles -, d'autres étaient inscrits dans le privé. Mais 150 écoliers, dont des élémentaires, ont été scolarisés suite à ça."

Stéphanie Marin

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