Depuis ses premières règles à 12 ans, Agathe a vécu un long parcours d’errance médicale. Elle souffrait énormément, avec des symptômes inquiétants : règles hémorragiques, nausées, vomissements, malaises et douleurs intenses. Des signes qui doivent alerter toutes les jeunes filles et les femmes. Ses parents l’ont emmenée voir beaucoup de médecins pour poser un diagnostic. Malheureusement, comme c’est fortement le cas pour cette maladie, l’errance médicale a duré sept ans. En moyenne, l’endométriose met dix ans à être diagnostiquée, ce qui est énorme comparé à la souffrance qu’endurent ces femmes et jeunes filles.
Un manque de reconnaissance qui lui a fait vivre un enfer : “On a été voir un deuxième, puis un troisième gynécologue et rien ni personne ne trouvait ce qu'il se passait, et ça s'empirait d'année en année. J'avais un peu laissé tomber, on pensait que c'était juste normal et que c'était des cycles normaux. Que je n'avais pas de chance, que chez moi c'était un peu plus violent que chez d'autres personnes. Le corps médical ne me croyait pas du tout quand je leur disais dans quel état ça me mettait”. Rien ne peut soulager cette maladie, Agathe est passée par une vingtaine de pilules contraceptives différentes, rien n’y fait et n'apaise cette souffrance.
Un parcours qui n'est pas encore fini
À ses 20 ans, Agathe a été mise en ménopause artificielle. Cela consiste en “une injection qui va fonctionner plutôt au niveau neurologique, et qui va bloquer les hormones et couper les règles”, raconte Agathe. Pour son cas, ça n’a pas très bien fonctionné, les douleurs ont persisté, jusqu’à aujourd’hui. En fonction des femmes, une opération est envisageable. C’est le choix qu’a fait Agathe. Au mois de juin, son spécialiste va réaliser une thermocoagulation de l’endomètre. Cela consiste à brûler l’intérieur de l’utérus pour enlever l’endomètre, qui est le problème principal dans l’endométriose.
Durant l'opération, tout va être enlevé, excepté l’utérus, l’ovaire et les trompes. Cette technique médicale a pour but de supprimer les règles, sans être dans une ménopause, ce qui pourrait être trop dangereux à l’âge d’Agathe. Tout au long de ses années, elle a pu compter sur le soutien de ses proches mais aussi trouver un terrain d’échange dans des associations. Si vous avez des doutes sur vos cycles, que vous avez des douleurs anormales, n’hésitez pas à prendre rendez-vous chez votre médecin ou un spécialiste. Vous pouvez aussi entrer en contact avec des associations qui pourront vous apporter un soutien supplémentaire.