C’est le principal feuilleton de cet été au Nîmes Olympique : quel avenir pour Mickaël Gas ? Écarté en mai dernier du poste d’entraîneur de l’équipe première, le Nîmois de 33 ans est encore lié pour une saison à la SAS Nîmes Olympique Ensemble. Le 6 juillet dernier, au moment de la reprise, Thierry Cenatiempo a proposé une reconversion à Mickaël Gas au sein du club. « C’est un rôle de coordination entre l’équipe réserve et l’équipe première pour s’occuper des joueurs un peu entre les deux. Et préparer les matchs de l’équipe première par un travail d’analyse vidéo. À ce titre, on lui finance même une formation », détaille le président.
Une offre qui serait loin des attentes de l’intéressé qui se sentirait lésé. « L’intitulé exact est entraîneur, superviseur et coordinateur de l’équipe première… en télétravail ! On lui a interdit de venir à La Bastide », déplore une source proche du dossier. « Pour des raisons évidentes de bon fonctionnement du groupe, il n’est pas souhaitable que Mickaël soit tous les jours au milieu du groupe à La Bastide. Donc pour simplifier les choses, on lui a indiqué que la solution de télétravail pouvait être largement envisagée, surtout les premiers mois. Cela tombe sous le sens », répond Thierry Cenatiempo qui n’a pas encore eu de retour officiel de la part de Mickaël Gas.
« La négociation peut aller très vite »
Cette première option ne semble donc pas être la bonne pour trouver une issue positive à cette situation. Pour le moment, aucune indemnité financière n’a été proposée au coach, mais le président assure « que des échanges sont prévus cette semaine entre son avocat et celui du club. » On pourrait se diriger donc vers cette deuxième solution d’une négociation à l’amiable, c’est-à-dire de trouver un terrain d’entente sur une somme financière pour résilier l’année de contrat. « Je ne veux pas négocier trop longtemps, on a provisionné, donc la négociation peut aller très vite. Je ne pense pas que Mickaël obtienne plus économiquement aux prud’hommes », assure le président du NO.
Reste à savoir ce que décidera l’entourage du coach nîmois, mais le club est prêt à envisager toutes les options. « Je ne veux pas le mettre à la porte comme un malpropre alors que je n’ai pas de faute à lui reprocher. Je trouvais qu’il était insuffisant pour entraîner le club cette saison, c’est une décision purement sportive. Je ne lui en voudrais pas mais si l’aigreur est trop forte on ira vers un contentieux », conclut Thierry Cenatiempo.