Entre Montpellier et Saint-Gilles, Maël Boyer trace sa route. À seulement 15 ans, ce jeune pilote de karting enchaîne les compétitions et les performances, avec un objectif clair : aller toujours plus loin. Mais pour franchir un cap, il lui faut aujourd’hui des partenaires prêts à croire en lui.
Plutôt calme et discret, dès qu’il parle de karting, tout s’accélère. Maël Boyer, 15 ans, fait partie de cette génération de pilotes qui grandissent avec l’adrénaline dans le sang. Une passion née très tôt, dès l’âge de 6 ans, suite à une session de karting offerte en cadeau d’anniversaire. « J’ai découvert l’adrénaline, mais aussi la détermination, le dépassement de soi », explique-t-il. Depuis, le jeune homme n’a jamais vraiment quitté les circuits. « J’ai pris des cours, et après j’ai eu mon premier kart à 9 ans », raconte-t-il simplement. Mais derrière cette simplicité, il y a déjà une idée fixe, celle de progresser. Il lui faudra cependant patienter avant de pouvoir participer aux compétitions. Sa première course, à Ganges, il s’en souvient parfaitement. Et pour cause. « C’était difficile, c’était sous la pluie… et je n’avais jamais roulé dans ces conditions. » Un baptême du feu, ou plutôt de l’eau, qui ne l’a pas freiné. Bien au contraire.
Depuis 2023, Maël enchaîne les week-ends de course. Un rythme intense, qui demande rigueur et organisation. Les entraînements sont à la hauteur de ses ambitions, jusqu’à trois fois par semaine. Car le karting, contrairement aux idées reçues, ne se résume pas à tourner un volant. C’est un sport d’une précision extrême, où tout se joue au détail près. « C’est un chrono, il faut aller chercher les dixièmes », souligne Maël. Et ces dixièmes se gagnent aussi dans le garage. Passionné de mécanique, Maël met parfois les mains dans son kart. « Ça m’arrive… et ça me plaît. L’objectif, c’est d’être le plus précis possible pour aller plus vite. »
Un niveau déjà relevé
Aujourd’hui en catégorie Nationale, le jeune pilote affronte des concurrents âgés de 12 à 17 ans. Un niveau déjà relevé, avec parfois près de 90 pilotes au départ. Et les résultats suivent : podiums, victoires, classements solides… même si l’exigence reste élevée. Il a notamment terminé troisième au championnat du Sud en 2025, deuxième au trophée Jean-Claude Sanchez et a décroché, entre autres, le titre de vice-champion Occitanie Méditerranée. Maël, membre du club ASK Aveyron, sait que la performance ne dépend pas que du pilotage. La machine, le réglage, l’équipe, c’est un tout.
En quête de partenaires pour financer sa saison
Son quotidien est aussi fait de sacrifices. « Oui, ça demande du temps… et surtout beaucoup d’argent », indique le jeune pilote. Avant même de rêver de gains, il faut investir. C’est pourquoi Maël est aujourd’hui en quête de partenaires pour financer sa saison et les prochaines à venir. En parallèle, il prépare aussi son avenir. Scolarisé dans une filière tournée vers la mécanique, il construit un projet cohérent. Car son rêve est assumé : « J’aimerais en faire mon métier. » Et pourquoi pas viser un podium au championnat du monde. En attendant, le jeune pilote continue de se faire connaître à son échelle, sur les réseaux sociaux. Une manière simple, mais efficace, de partager sa passion. Sur la piste comme en dehors, Maël Boyer avance avec sérieux et détermination. Il ne lui manque désormais qu’un coup d’accélérateur… À noter qu’avec l’association sportive Juvénal Auto Sport, qui assure la promotion et la communication de Maël, les partenariats, dons et opérations de mécénat donnent droit à une déduction fiscale du montant versé : 66 % pour un particulier et 60 % pour une société.