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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 07.06.2018 - florence-genestier - 3 min  - vu 432 fois

PETITE CAMARGUE Une pétition citoyenne pour réclamer la sécurisation du pont sur le Vistre

En quelques jours et sans internet, sept cents signatures ont été recueillies.
Un endroit particulièrement accidentogène sur la D 65722 (photo DR)

Après la mort d'une fillette de dix ans et de sa maman, accidentées le lundi 7 mai dernier, au niveau du pont du Vistre, un lieu particulièrement accidentogène, une pétition à l'ancienne a recueilli sept cents signatures exigeant "que des aménagements de sécurité soient rapidement réalisés à cet endroit afin que nul autre drame ne se reproduise".

Lundi 7 mai dernier, vers 20 h 30, la voiture a plongé dans le Vistre, sur la départementale 6572. La fillette est morte, prisonnière du véhicule, le jour même de l'accident. La maman, évacuée au CHU de Montpellie,r est aussi décédée deux semaines plus tard, le 23 mai, sans avoir repris conscience. Le papa reste seul avec ses deux grands fils. Ce drame a ému la région entière, tout particulièrement les habitants du secteur Vauvert-Aimargues qui empruntent quotidiennement cet itinéraire très fréquenté.

Le 23 février dernier, une maman et ses deux enfants de 2 et 5 ans ont évité le pire au même endroit, après avoir été secourus par quatre jeunes gens qui ont plongé à temps dans la rivière. Depuis, les jeunes gens ont été honorés, distingués pour leur héroïsme, mais le pont, lui, n'a pas changé.

Les sauveteurs de la famille victime de l'accident du 23 février à hauteur du pont sur le Vistre, en mairie d'Aimargues, lors de la cérémonie spéciale de remise de médailles (photo Ville d'Aimargues)

Une action  citoyenne avec une pétition  pour exiger que des aménagements de sécurité soient rapidement réalisés sur le pont du Vistre entre Vauvert et le Cailar (route départementale 6572) vient de rassembler plus de 700 personnes dans le canton. "Très touchés  par l'accident du lundi 7 mai qui a coûté la vie à une fillette  de 10 ans ainsi qu’à sa maman, les citoyens ont tenu à s’engager afin qu'un tel drame ne se reproduise plus", écrit Monique Brénaut, une habitante d'Aimargues, institutrice retraitée qui, à elle seule, a recueilli 230 signatures au fil des jours.

"On sait que le pont est historique, on sait qu'il est submersible, admet Monique. Un bout de trottoir manque, arraché à force d'être heurté. Au cours de mes démarches, dans mon lotissement ou dans les supermarchés voisins, j'ai rencontré un homme qui a perdu son meilleur ami, qui circulait à moto, à cet endroit-là et j'ai été étonné par le nombre de personnes, qui ont été accidentés ou se font peur quand ils empruntent ce pont un peu vite. Tout le monde a peur d'y passer mais des convois exceptionnels ne cessent de prendre cette route. "

Monique, comme beaucoup, a assisté aux obsèques de la petite fille. Un peu allergique aux réseaux sociaux, elle souhaite expliquer la situation aux gens qu'elle croise et éviter ainsi "le clic-signature réflexe" auquel on ne réfléchit pas. Une de ses grandes amies est l'une des voisines de la famille de Gallician endeuillée par le drame du 7 mai. Les initiateurs de la pétition, tous des connaissances de Mme Brénaut, se veulent apolitiques et souhaitent avant tout "éviter toute récupération politicienne". Nicolas Meizonnet, élu cantonal Front national de Vauvert a toutefois pris la parole - ce qui reste assez rare - la semaine dernière au conseil départemental pour demander, comme les pétitionnaires, une sécurisation express du pont. L'ouvrage et ses aménagements ont alimenté les débats départementaux cette semaine.

Cette pétition a été remise  le 1er juin au  maire  du Cailar,  au  maire  de Vauvert, ainsi qu’aux  conseillers  départementaux Les Républicains du canton  d'Aimargues, qui tenaient permanence au Cailar le 1er juin. Le maire d’Aimargues,  destinataire également de la pétition vient d'écrire officiellement au président du conseil départemental pour demander une sécurisation et, en premier lieu, la pose de barrières. Rendez-vous a été demandé par les pétitionnaires au président du conseil départemental ainsi qu’à  la direction départementale  des territoires (ex-DDE). "On ne pouvait pas rester sans rien faire", résume Monique. Une initiative à suivre...

Florence Genestier

Contact pétition :  monique.brenaut@wanadoo.fr ou 06 16 66 67 03.

Florence Genestier

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