Publié il y a 1 h - Mise à jour le 02.03.2026 - AS - 2 min  - vu 101 fois

BAGNOLS Le maire porte plainte après un montage jugé violent sur les réseaux sociaux

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Le maire de Bagnols-sur-Cèze, Jean-Yves Chapelet

- Photo Mairie de Bagnols-sur-Cèze

Visé par une image le représentant pendu à un punching-ball, l’édile dénonce une « banalisation de la violence » et saisit la justice pour incitation à la haine et menace envers un élu.

Dans un communiqué adressé à la presse locale, le maire de Bagnols annonce avoir déposé plainte à la suite de messages et d’un visuel injurieux diffusés sur les réseaux sociaux.

Il indique que, le lundi 23 février 2026, un profil Facebook anonyme a publié une image le représentant « la tête pendue comme un trophée sur un punching-ball », frappé symboliquement par deux candidats aux municipales, issus selon lui de l’extrême-gauche et de l’extrême-droite.

« Ce n’est pas de l’humour, ce n’est pas de la satire : c’est une banalisation de la violence envers un élu de la République », dénonce-t-il.

L’édile estime que cette publication ne vise pas seulement sa personne, mais « la fonction de maire » et, au-delà, les institutions républicaines. « Elle sous-entend que l’on pourrait battre un élu pour ses idées. C’est inacceptable », affirme-t-il.

Le maire rappelle que « la violence en général et la violence politique en particulier ne sont pas une opinion. Elles ne sont pas un argument. Elles sont une menace contre la démocratie ».

Il regrette par ailleurs que les personnes représentées sur le montage n’aient pas immédiatement condamné la publication et que l’administrateur du groupe Facebook concerné l’ait laissée en ligne. « Laisser circuler un appel visuel à la violence engage une responsabilité, y compris pénale », insiste-t-il.

Après un échange avec la procureure de la République, qui aurait connaissance des mesures de protection déjà mises en place à son égard, le maire annonce avoir décidé, en sa qualité d’élu, de déposer plainte pour « incitation publique à la haine et à la violence » ainsi que pour « menace de crime ou délit contre les personnes ou les biens à l’encontre d’un élu ».

« Trop, c’est trop. La critique est légitime. La violence ne le sera jamais. On ne pend pas symboliquement un élu sans réaction. La République mérite mieux : le respect, le débat, la dignité », conclut-il.

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