Publié il y a 10 ans - Mise à jour le 13.04.2014 - thierry-allard - 2 min  - vu 490 fois

PORTRAIT DU DIMANCHE Monsieur Parallèle, talent et professionnalisme

Les quatre membres de Monsieur Parallèle en action hier à Paloma (TA)

Ils sont jeunes, ils sont quatre et forment le groupe vainqueur de d’édition 2014 de la Bourse Jeunes Talents de Nîmes : mais qui est Monsieur Parallèle ?

Ils étaient peu à les connaître avant la Bourse. Il faut dire que Monsieur Parallèle est un groupe récent, fondé en septembre dernier par Jérémy (chant et violon électrique, 24 ans), Antonin (violoncelle, 23 ans), Luc (guitare électrique, 20 ans) et Arthur (batterie, 19 ans).

Des stakhanovistes

Ces quatre nîmois sont tous issus du conservatoire, spécialisés en musique classique et titulaires ou en train de passer un Diplôme d’études Musicales en musiques actuelles, et les intéressés confessent consacrer « minimum 8 heures par semaine » au groupe.

Ces stakhanovistes sont capables d’enregistrer leur maquette « en une journée », et affirment disposer d’une « quarantaine de compos en stock ». La musique, c’est leur vie. « Je ne sais rien faire d’autre » affirme Luc, « on n’a que ça » assure Antonin ; les deux autres opinent du chef à ces paroles. De quoi expliquer — au moins partiellement — ce qu’on a pu apercevoir sur scène samedi : du talent et du professionnalisme.

Un « pot pourri » d’influences

Leurs influences ? Jérémy, le leader du groupe, les qualifie de « pot pourri ». Mais encore ? « De tout. Dans la chanson française, on écoute Higelin, Camille… mais aussi du rock des années 70, 80, il n’y a pas de limites. » Luc est plus tourné vers le jazz, Arthur vers le Rock. Quant à Antonin, c’est le classique qui le fait vibrer.

Eclectisme donc, une particularité qu’on retrouve quand on leur pose cette simple question : qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ? On obtient des réponses balayant un champ musical très large allant de la musique traditionnelle réunionnaise avec Daniel Hoarau au mainstream Woodkid en passant par le violoniste américain Casey Driessen, les inclassables Bumcello, le groupe d’électro Caribou ou l’inévitable Brigitte Fontaine.

« faire rêver »

Les textes écrits par Jérémy dans un français simple (« pour que ça parle à un maximum de personnes ») sont néanmoins inspirés et laissent une grande place à l’imagination. « Notre objectif c’est de faire rêver les gens, leur permettre de s’évader », une phrase certes déjà mille fois entendue mais qu’on sait sincère dans la bouche de Jérémy, lui même rêveur assumé : « Monsieur Parallèle c’est un gars qui est un peu à côté de la plaque, il voit tout le monde et il a envie d’être tout le monde ».

Un homme à côté, en parallèle, qui explique en plein pendant le concert, à demi sérieux, qu’il a « un problème », c’est que dès qu’il « ferme les yeux plus de 10 secondes, il part ailleurs » avant d’inviter le public à faire de même.

Quelquefois on croit dénicher un petit quelque chose de Louise Attaque (plus le violon que la voix), un peu plus tard on entend un écho de musique celtique, le refrain d’un des morceaux est en anglais mais Monsieur Parallèle fait bel et bien partie de ce noble genre dédaigné par certains mais pourtant si riche : la Chanson française (avec un grand C).

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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