C'est en présence de Claude Cerpedes, maire de la commune de Saint-Martin-de-Valgualgues, Christophe Rivenq, maire d’Alès et président d’Alès Agglomération, ainsi que de nombreux élus locaux et partenaires institutionnels que la résidence de la Rouveirette a été inaugurée. Ce projet, porté par une volonté politique forte et une collaboration étroite entre les acteurs du territoire, marque une étape importante dans la politique de logement social de l’agglomération alésienne.
Un projet pour répondre aux besoins locaux
La résidence La Rouveirette, d’un coût total de 8,8 millions d’euros, se compose de 14 villas T4, 18 appartements T3 et 18 appartements T4. Une particularité notable : plus de la moitié des logements disposent d’un jardin privatif, une rareté dans l’habitat social qui a été saluée par les élus et les futurs résidents. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) et permet à Saint-Martin-de-Valgualgues d’atteindre l’objectif légal de 20 % de logements sociaux, évitant ainsi à la commune une pénalité financière de 17 000 euros par an.
Claude Cerpedes, maire de Saint-Martin-de-Valgualgues, a souligné que 170 logements sociaux ont été livrés en six ans, portant le parc total à 464 habitations sur la commune. « La solidarité est notre ADN », a-t-il déclaré, rappelant que les économies réalisées grâce à l’atteinte de cet objectif sont reversées au Centre communal d’action sociale (CCAS) pour financer des aides aux licences sportives et culturelles des jeunes.
Un partenariat public et privé réussi
Financée majoritairement par les Logis Cévenols et l’État, cette opération a bénéficié d’un partenariat solide entre la commune, l’agglomération, la région Occitanie et la Caisse des Dépôts. Thierry Spiaggia, directeur des Logis Cévenols, a insisté sur la qualité des logements, « bien supérieure à celle de nombreux logements privés », et sur l’importance de la gestion de proximité pour assurer le bien-vivre ensemble.
Christophe Rivenq a quant à lui rappelé que 180 millions d’euros sont investis dans le cadre du NPNRU sur l’agglomération, avec pour objectif de reconstruire une offre locative sociale moderne et économe en énergie. « Tous les logements construits ou rénovés sont classés A+ ou B en termes de performance énergétique », a-t-il précisé, insistant sur la nécessité de « proposer un toit qui protège, et pas seulement qui abrite ».
Une mixité générationnelle et sociale
Les attributions des logements ont été réalisées en collaboration avec la commission d’attribution des logements, permettant d’accueillir des profils variés : jeunes couples, familles avec enfants, retraités, etc. « Cette résidence doit vivre, et pour cela, le bon voisinage sera essentiel », a insisté le maire, proposant d’organiser une fête des voisins dès le mois de mai.
Max Roustan, président des Logis Cévenols et maire honoraire d’Alès, a indiqué que c'était une « honte d'appeler ce genre de construction des logements sociaux » tant il a salué « la qualité exceptionnelle des bâtiments », tandis que le sous-préfet présent a souligné « l’exemplarité du dialogue entre les collectivités et l’État », malgré les complexités administratives.
Un territoire en pleine expansion
Avec 8 312 nouveaux habitants en six ans, Alès Agglomération est, selon son maire, le territoire le plus dynamique de France démographiquement. « Cela nous oblige à continuer nos efforts pour offrir des logements accessibles et de qualité », a déclaré Christophe Rivenq, rappelant que 4 000 logements supplémentaires (sociaux et privés) seront nécessaires d’ici 2030 pour répondre à la demande.
La résidence La Rouveirette, située à proximité des transports et des commerces, s’intègre pleinement dans cette dynamique. « Ce n’est pas seulement un ensemble de bâtiments, mais le fruit d’une vision partagée du développement local », a conclu le représentant de l’État, saluant « un projet qui allie solidarité, innovation et qualité de vie ».