En premier lieu, « nous nous excusons pour la durée du chantier anormalement longue », dit le président de la Communauté de communes du Pays d’Uzès Fabrice Verdier, ce vendredi matin à quelques minutes de la réouverture. Un chantier d’envergure, qui a rencontré quelques difficultés au fil des mois, mais qui est désormais terminé.
Il faut dire que la médiathèque a subi à la fois une rénovation thermique, avec l’isolation du toit, le remplacement intégral du système de chauffage, passé du gaz à une pompe à chaleur air/air, couplée à une climatisation dans le bâtiment ancien, la pose de menuiseries bois à double vitrage, la réfection des menuiseries en acier du patio ; et une réfection technique de sa terrasse. Sur la terrasse, il s’est agi de reprendre l’étanchéité et l’isolation, réaliser un aménagement paysager pour réduire l’effet d’îlot de chaleur et disposer un nouveau mobilier urbain avec désormais une scène, des gradins et des coins de lecture.
« Les usagers et le personnel vont gagner en confort », souligne Fabrice Verdier, en rappelant que « le gros morceau était la terrasse, elle fuyait, ce qui posait problème sur le bâtiment. » Sans compter que cet espace était jusqu’alors sous utilisé. Ce sera désormais « un lieu qu’on va plus s’approprier, qui sera plus agréable », rajoute le président de la CCPU.
Les travaux sont finis depuis peu, et l’équipe de la médiathèque a pris le relais pour remettre la médiathèque en ordre et disposer les collections. En tout, les travaux ont coûté 547 000 euros, subventionnés à hauteur de 96 000 euros par l’État, 187 000 euros par la Direction régionale des affaires culturelles et 94 000 euros par le Conseil départemental. La CCPU met pour sa part 169 000 euros.
Une deuxième phase doit maintenant suivre l’année prochaine, sur deux ans : « sans fermer le site, nous allons repeindre tout le bâtiment, changer le mobilier, l’organisation, réfléchir à la médiathèque des années 2030, avec une volonté d’en faire encore plus un tiers-lieu pour continuer à faire de la lecture publique, un axe majeur de notre politique », avance Fabrice Verdier.