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Publié il y a 9 mois - Mise à jour le 07.03.2022 - stephanie-marin - 2 min  - vu 648 fois

VALLABRÈGUES L'élu Jean-Pierre Fuster condamné pour un commentaire injurieux posté par un tiers sur son mur Facebook

La salle d'audience du tribunal correctionnel de Nîmes. (Photo d'illustration : Tony Duret / Objectif Gard

Cette injure, "l'autre merde", était adressée à Jean-Marie Gilles, alors candidat pour les élections municipales. Elle a été postée, le 13 mars 2020 par un internaute, F. Frédérick, sur la page Facebook de Jean-Pierre Fuster, l'adversaire Rassemblement national du maire sortant. Conseiller départemental, ce dernier a fait appel de sa condamnation à 1 500 euros d'amende avec sursis.

Jean-Marie Gilles, maire de Vallabrègues. (Photo Yannick Pons/Objectif Gard) • Yannick Pons

Le 13 mars 2020, soit deux jours avant les élections municipales, un internaute assurait son soutien à Jean-Pierre Fuster sur sa page Facebook tout en attaquant le maire sortant, Jean-Marie Gilles. Depuis, cette injure a été effacée mais trop tardivement pour passer inaperçue. Dans les grandes lignes et de ce que l'on parvient à comprendre de ce texte désordonné, cet homme accusait le premier édile vallabrégant, qu'il qualifiait de "merde", de "privilégier ses copains".

L'intéressé a répondu par un dépôt de plainte pour ''injure'' et ''diffamation''. L'affaire a été portée devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Le délibéré est tombé jeudi dernier, soit le 3 mars. Jean-Pierre Fuster et l'auteur de la publication ont été condamnés à 1 500 euros d'amende avec sursis. "C'est une victoire, a commenté Jean-Marie Gilles. On ne peut pas insulter impunément les gens sur les réseaux sociaux."

Jean-Pierre Fuster, conseiller départemental. (Photo : Stéphanie Marin)

L'actuel conseiller départemental, en binôme avec Élisabeth Mondet, a quant à lui fait appel de cette condamnation. "Ce dossier pose une question puisqu’il s’agit de déterminer la réelle possibilité pour les titulaires d’un compte Facebook de contrôler en temps réel tous les messages déposés sur leur mur par des internautes, a réagi maître Sylvie Josserand. Le tribunal a assimilé un particulier titulaire d’un mur à un opérateur de réseau social, qui a lui une obligation de modération. Or, un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme dit qu’on ne peut pas assimiler un particulier à ces sociétés. Car cela impliquerait un contrôle en temps réel. M. Fuster est un homme de 1958 qui ne maîtrise pas totalement ces technologies." L'avocate assure par ailleurs que son client ne connaît pas le commentateur indélicat.

Stéphanie Marin et Pierre Havez 

Stéphanie Marin

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